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Ouverture du ciel et fin de toutes les restrictions: la confiance de Nebil Chettaoui et l'impératif renforcement du pavillon national
Publié dans Leaders le 06 - 04 - 2010

Nous avons besoin d'un pavillon national fort, bâti autour du groupe Tunisair et de tous les opérateurs privés pour développer davantage le transport aérien, soutenir le tourisme, et offrir un produit de qualité à même de bien résister aux aléas de l'ouverture du ciel, des libéralisations et du low cost. Sur un ton calme et serein, le PDG de Tunisair, M. Nébil Chettaoui, développait devant les Atugéens, une vision qualifiée selon son auditoire de «sage, réaliste et rassurante».
L'ouverture du ciel à partir de 2010, décidée par le Chef de l'Etat, dira-t-il en substance, est une décision souveraine et irrévocable. Mûrement réfléchie, elle est soigneusement préparée depuis des années. C'est ainsi que le Groupe Tunisair avait engagé dès 2003, un travail en profondeur portant sur sa restructuration, avec la création de 8 filiales (dont les 3 compagnies aériennes Tunisair, Sevenair et Mauritanie Airways), le redéploiement des ressources humaines (1200 départs), la compression des charges, la mise en place d'une nouvelle politique commerciale avec notamment des tarifs attractifs et l'abandon de lignes non-rentables, en plus de la modernisation des outils de gestion. Autant de renforçateurs qui pérennisent la compagnie dans sa vocation régionale et lui permettront de valoriser son offre et de garantir sa profitabilité. Pour le troisième exercice consécutif, dans une conjoncture internationale difficile, Tunisair présente, en effet, un bilan excédentaire, dégageant des bénéfices en hausse.
Même si le low cost est inévitable, s'imposant de plus en plus comme mode dominant de transport aérien et vecteur d'avenir, La Gazelle tunisienne est, selon son PDG, capable de lui résister vaillamment. Certes au prix de sacrifices iincontournables, mais en synergie avec ses partenaires. A ses yeux, et il ne cessera de le répéter, la Tunisie à grandement besoin d'un pavillon national fort et rentable (composé de multiples compagnies privées et publiques). Quand on lui demande pourquoi Tunisair ne se convertit pas, elle ou sa filiale Sevenair, en low cost, il répond que c'est une question de culture et d'identité propre. Il rappelle en effet que la longue tradition, forte de 60 ans et la profonde culture d'entreprise forgée et transmise durant des décennies, constituent autant de fcateurs à prendre en considération, et un capital propre qu'il convient de cultiver et de l'orienter davantage au profit de la relation-client et de la qualité du service.
L'Open sky, la panacée pour attirer les touristes ?
Introduisant le débat, le modérateur Mehdi Khemiri avait bien rappelé que l'Open Sky, c'était la fin de toutes les restrictions qu'il s'agisse de lignes, de tarifs, de capacité de charge. C'est-à-dire, l'octroi de toutes les permissions, toutes les libertés (responsables). C'est le sens de l'accord de transport aérien à signer avec l'Union Européenne et à faire ratifier par le parlement tunisien et ceux des 27 états membres. Quel impact, quelles opportunités, lancera-t-il? Entre intérêt des transporteurs et attentes des autres, les positions divergent.
Sur le podium et dans la salle, d'autres intervenants, non-transporteurs aériens, notamment le PDG de l'OACA, M. Mohamed Chérif, celui de TAV Airports Holding Tunisie, M. Haluk Bigli et l'hôtelier Jalel Bouricha appellent de leurs vœux l'ouverture le plus tôt possible du ciel. C'est davantage de trafic, davantage de touristes, davantage d'emplois, davantage de développement des zones régionales, plaideront-ils. M. Bigli dira qu'un million de passagers supplémentaires, c'est 4000 nouveaux emplois créés. Il ne manquera pas cependant de souligner que pour le renforcement du tourisme, il ne suffit pas d'avoir l'open sky et de bons aéroports, encore faut-il qu'il y ait de bons hôtels et un excellent service. « Mais aussi et surtout, de véritables attractions, un vrai produit touristique complet, renchérira Jalel Bouricha ! »
En fait, il faut que les hôtels investissent la bulle internet, se vendent sur les sites et s'installent sur des plateformes qui offrent plus que l'hébergement, l'ensemble du package. Hier, ils souffraient du diktat des TO, aujourd'hui ils doivent échapper à celui des bookers en ligne, acoquinés à des lowcost et s'intégrer en produit complet. Mais, les partisans du low cost continuent à défendre leur cause « comme s'il suffit que Ryanair arrive pour que les touristes tombent du ciel, dira un intervenant.»
Des voix plus modérées rappellent l'expérience, d'abord de l'open sky déjà pratiqué depuis 2007 sur Tabarka et Tozeur : incidence positive insignifiante sur les flux touristiques, malgré la gratuité, en plus, des taxes et redevances. Vinet ensuite, l'expérience du Maroc qui date de 2005. Elle est également diversement appréciée avec un bilan très contrasté. Le trafic aéroportuaire s'est certes développé à deux chiffres, mais les tarifs on dégringolé, les nuitées sont en baisse et les grandes compagnies ont quitté le pays. Exerçant sa pression sur le pavillon chérifien, Ryanair a offert pendant 45 jours, un vol à partir de Paris à zéro Euro, juste les taxes aéroportuaires à payer.
Royal Air Maroc, la RAM rame, en mettant fin à son expérience de low cost lancée par Atlas Blue, et se trouve obérée avec un déficit de 100 million d'euros qui la plombe cette année, en plus des grèves et des déboires avec Air Sénégal. Heureusement pour elle qu'elle s'est redéployée sur l'Afrique de l'Ouest avec 100 vols hebdomadaires et de nouvelles offres avantageuses pour les Marocains à l'étranger.
Tunisair, bien préparée
La conclusion est claire : oui, la Tunisie est irréversiblement engagée sur l'open sky escomptant sur ses promesses. Mais, elle tient à consolider son pavillon national. Tout d'ailleurs comme Nouvelair qui s'est restructuré et renforcé, Tunisair s'y est bien préparé, et envisage l'avenir avec confiance, gardant toute sa vigilance et redoublant d'efforts. Aéroports, transporteurs, professionnels du tourisme et opérateurs économiques y gagneront. Un excellent débat que Samy Zaoui, Walid Maaoui, Mehdi Khemiri et l'équipe de l'Atuge ont bien réussi.


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