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Fadhel Abdelkéfi, nouveau chef d'Afek: Je me bats pour une Tunisie meilleure, prospère et solidaire
Publié dans Leaders le 09 - 01 - 2021

Propos recueillis par Fatma Hentati - Qu'est-ce qui pousse ce quadra financier confirmé à prendre la présidence du parti Afek Tounes et se lancer en plein dans la politique ? Fadhel Abdelkéfi, 50 ans, diplômé de Paris I-Panthéon Sorbonne, ancien président de la Bourse de Tunis, et longtemps aux commandes d'un groupe financier présent dans 25 pays africains (Integra Partners, regroupant notamment Tunisie Valeurs et AfricInvest), a connu un bref passage au gouvernement. Ministre de l'Investissement, du Développement et de la Coopération internationale en août 2016 dans le gouvernement Youssef Chahed, il avait cumulé par intérim, d'avril à septembre 2017, les fonctions de ministre des Finances, avant de se retirer, suite à une cabale injustement montée contre lui et dont la justice l'a complètement acquitté.
Dès 2019, son nom n'a cessé de revenir au-devant de la scène politique. Il avait été coopté par Habib Jemli, en décembre 2019, pour le poste de ministre des Finances dans le gouvernement qui sera rejeté par l'ARP. Il sera alors proposé à deux reprises par des partis (Tahya Tounes, Ennahdha, etc.) pour diriger les deux gouvernements d'après, confiés finalement à Elyès Fakhfakh, puis à Hichem Mechichi. Changeant de fusil d'épaule, il s'engage au combat en chef de parti.
Pourquoi Fadhel Abdelkéfi veut-il se battre ? Contre qui ? Et avec quelle vision ?
Interview.
Pourquoi avez-vous décidé de vous battre aujourd'hui?
Je me suis résolu à rentrer effectivement dans la vie politique convaincu, après quelques années, que la meilleure manière de faire de la politique est de militer dans un parti. J'ai choisi Afek Tounes, d'abord, parce qu'il y a des dénominateurs communs au niveau des sujets, notamment le rôle de l'Etat. Ce parti a souvent été injustement taxé d'élitiste. Il est certes constitué au niveau de ses leaders d'une élite qui appartient à la méritocratie tunisienne. Celle issue de l'école publique de Bourguiba. Ces membres ont majoritairement réussi dans la vie privée et se sont impliqués après 2011 en créant ce parti, l'un des rares partis qui peut prétendre à une existence aussi riche et dense.
Si vous regardez aujourd'hui l'espace de l'Assemblée des représentants du peuple, très peu de partis sont demeurés actifs et significatifs depuis dix ans. C'est un parti en vrai, et non une machine électorale. Il a connu des succès, comme il est passé par des moments difficiles, notamment les dernières élections.
Comment s'est passée votre accession à la présidence d'Afek Tounes?
Yassine Brahim a assumé personnellement et entièrement la responsabilité de la déroute électorale, même si j'estime que l'échec est collectif. En tant que chef, honnête et modeste, il a considéré qu'il devait démissionner. Il y avait une vacance au niveau de la présidence depuis bientôt un an et le conseil national, récemment réuni, m'y a porté. En fait, j'ai intégré ce parti depuis deux mois et été directement coopté au sein du bureau politique. J'ai alors effectué une tournée dans les régions, rencontré des militants et écouté leurs analyses. C'était très instructif.
Pourquoi maintenant, après tant d'années?
Afek Tounes a formulé des solutions concrètes et pratiques, alors que beaucoup se contentent de théoriser avec souvent des slogans creux. Nombreux sont ceux qui prétendent que par un coup de baguette magique, la Tunisie pourrait changer, alors qu'Afek, s'appuyant sur des experts, a élaboré des plans de redressement. Charge à nous aujourd'hui d'expliquer ces programmes, de mettre en débat notre vision et de partager notre stratégie d'avenir pour le pays.
En outre, je veux et vais me battre pour une Tunisie meilleure. Tout d'abord, je suis parmi ceux qui pensent que la Tunisie jouit d'un énorme potentiel économique. Nous devons sereinement et d'une manière pragmatique nous recentrer sur les vrais problèmes qui concernent de près les Tunisiens. Il s'agit de problématiques socioéconomiques, mais aussi institutionnelles et politiques.
J'ai souvent évoqué une Tunisie agricole qui devrait être plus moderne, à financer d'une meilleure manière d'être sur la chaîne de valeur, exporter vers des pays très proches. Je me suis également intéressé à la Tunisie industrielle car nous avons des zones industrielles qui travaillent pour l'Europe. Mais malheureusement, on ne peut pas avoir une bonne zone industrielle, même si les investisseurs locaux et étrangers sont contents d'avoir ce personnel tunisien très qualifié et si la logistique de l'export ne suit pas.
Au niveau des services, la Tunisie peut constituer un centre financier africain, comme le sont devenus d'autres pays, peut-être aussi un hub pour la santé et l'éducation. Il y a tellement d'opportunités à saisir dans le domaine du tourisme. Ainsi une réflexion devrait -elle être menée au niveau du tourisme résidentiel dans notre pays. Des lois ont été votées depuis de longues années, mais n'ont malheureusement pas été appliquées. Je voudrais ainsi rappeler la loi de finances de 2007 qui encourageait des ressortissants français à venir s'installer en Tunisie avec un gain fiscal du côté français. C'est grâce à cette loi très comparable que le Maroc a pu décoller au niveau du tourisme résidentiel, développant des villes comme Marrakech, Tanger, Fès et d'autres cités marocaines. Un centre de tourisme résidentiel qu'on a vu d'ailleurs un peu partout dans le bassin méditerranéen, à Malte, en Espagne, et ailleurs.
Les spécialistes considèrent qu'un touriste résidentiel équivaut à 7 ou 8 touristes de passage. Il y a tellement de choses à faire, mais il faudrait redéfinir le rôle de l'Etat. Il faudrait dire à quel point la Tunisie a besoin de revoir les textes réglementaires qui régissent la vie et le climat des affaires. Pour les textes réglementaires, je le disais hier encore, il y en a qui datent du début du siècle. On a des textes qui datent de 1950 et 1960, certains demeurent valables, mais d'autres sont aujourd'hui obsolètes, compliqués à appliquer, et cela ne libère pas l'énergie de la Tunisie. Je me dis que la Tunisie a besoin d'un big bang. Elle a besoin de gros réglages et je pense qu'il y a un énorme potentiel pour ce pays. A la base, il faudrait consolider la démocratie. Une démocratie qui créé et partage la prospérité, générant des croissances non inclusives bénéficiant à l'ensemble des Tunisiens.
Finalement, en quoi consiste votre combat?
Mon combat s'érige contre une manière de faire de la politique, fondée exclusivement sur une forte dose de populisme, de contrevérités et de faux débats aujourd'hui dépassés. Je mentionnerai à titre d'exemple la question de l'identité tunisienne, pouvant être clivant. Elle a été tranchée par la nouvelle Constitution. La controverse à ce sujet est close.
Qu'est-ce qui vous interpelle le plus ?
La dégradation de la situation sociale et économique. Le taux de pauvreté extrême a augmenté, celui du chômage aussi. Les finances publiques sont en très grande difficulté, le secteur privé est à la peine. Ajoutez à cela la crise mondiale du Covid-19. Le secteur privé, malgré sa résilience, commence à en pâtir gravement. Je me bats, en somme, pour une Tunisie meilleure, démocratique, prospère et solidaire.
Propos recueillis par


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