Abdelaziz Kacem, en préface du livre d'Omar S'habou: Gabriem ou la tentation de l'Absolu    Blanchiment des dents à prix cassé : les autorités mettent en garde contre des pratiques dangereuses    Cybersécurité : Forum international I-PROTECT Senior V8 à Hammamet en mars 2026    Ooredoo met à l'honneur la star de sa publicité ramadanesque, Yaakob    Salon VivaTech Paris 2026 : appel aux startups et PME innovantes pour faire partie du pavillon tunisien    Livre 'Si Le Kef m'était Conté' de Najet Ghariani : un livre de contes pour redécouvrir Le Kef et son imaginaire    Gaz et pétrole de schiste: extraire l'enfoui, assumer les dégâts    14 % des enfants tunisiens fument... certains dès 7 ans !    LG InnoFest 2026 MEA marque son grand retour au Moyen-Orient et en Afrique    Femmes & Tech: comment Epson fait de la parité un moteur de performance    Météo en Tunisie : temps nuageux, pluies faibles attendues l'après-midi    Mongi Chemli: Mélanges à lire    Alerte météo : l'Observatoire de la sécurité routière met en garde les usagers de la route    Citoyens tunisiens aux Emirats : voici comment obtenir un visa de transit d'urgence    Posidonie: la forêt invisible qui protège la Méditerranée    Tunisie : la liquidité monétaire explose à un niveau jamais atteint !    Le film À voix basse de la réalisatrice tunisienne Leyla Bouzid sélectionné au PCMMO 2026, après la Berlinale    Festival de la chanson tunisienne 2026 : Palmarès de la 24ème édition    Le général Abdel Rahman Suwar al-Dahab: une exception    Météo en Tunisie : baisse de températures, pluies éparses et orageuses attendues    Croissant lunaire visible : vendredi 20 mars pour la majorité des pays    Le président Kaïs Saïed présente ses condoléances à la famille du doyen Sadok Belaïd    Obsèques du doyen Sadok Belaïd: Dans l'émotion et le recueillement (Album photos)    Hatem Kotrane : Hommage à Sadok Belaïd, le doyen de tous    Trois parcours, une même excellence : le CNOT rend hommage aux femmes du sport    62 cellules terroristes démantelées et des milliers d'éléments arrêtés en 2025 !    Suspension de tous les vols d'Emirates vers et depuis Dubaï    Salah Bourjini, un diplomate tout terrain    Coup de tonnerre : Youcef Belaïli suspendu un an pour falsification de documents    Météo en Tunisie : pluies orageuses attendues à l'Est du Pays    Tahar Bekri: Liban ma rose noire    Alerte Sécuritaire : Le Ministère de l'Intérieur Qatari relève le niveau de menace et appelle au confinement    Souad Guellouz: Née pour être écrivaine, romancière et poétesse    Kaïs Saïed sonne l'alarme: réformes structurelles imminentes pour les caisses sociales    Edito: Réinjecter l'expertise des retraités    Le VAR se réinvente... Les grandes nouveautés pour le Mondial 2026    Elyes Ghariani - De la retenue à la puissance: le tournant stratégique allemand    Secousse tellurique en Tunisie, au gouvernorat de Gabès ressentie par les habitants    L'avocat Ahmed Souab libre, après plusieurs mois de détention provisoire    De Tunis aux plus hautes sphères : le parcours exceptionnel de Rachid Azizi dans son livre « Un sur un million »    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    Festival Gabès Cinéma : Afef Ben Mahmoud à la direction    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Etats-Unis : entre la campagne de Donald Trump et les événéments à Kenosha, l'insupportable contraste
Publié dans Le Temps le 28 - 08 - 2020

A gauche sur votre écran, une ville du Midwest sous couvre-feu, où les forces fédérales viennent d'être dépêchées pour rétablir l'ordre, après des nuits de chaos et de violence qui ont fait deux morts par balles et plusieurs blessés graves. Au même moment à droite sur ce même écran, une convention républicaine qui déroule sagement le programme virtuel de sa troisième soirée tout à la gloire de Donald Trump, présenté à la fois comme le président de la loi et l'ordre et comme un homme aux qualités humaines personnelles trop souvent ignorées.
C'est à nouveau ce contraste surréaliste qui a été offert, mercredi soir 26 août, aux électeurs américains. A Kenosha, dans le Wisconsin, la police a fini par interpeller chez lui un jeune homme blanc de 17 ans que le pays entier avait vu la veille, sur les réseaux sociaux, parader, une arme automatique à la main, au cours d'affrontements entre militants pour la justice raciale et suprémacistes blancs lourdement armés. On a vu l'adolescent trébucher et, en tombant, tirer plusieurs balles, puis s'éloigner en passant au milieu des forces de l'ordre sans être inquiété, malgré les victimes à terre.
Ces images sont d'autant plus fortes qu'elles offrent un autre contraste, avec les circonstances dans lesquelles Jacob Blake, habitant noir de Kenosha âgé de 29 ans, avait été grièvement blessé de sept balles dans le dos, tirées trois jours plus tôt par un policier blanc, sous les yeux de ses enfants.
Plus profondes que jamais, les divisions de la société américaine sont ainsi régulièrement ravivées par les images virales de ces drames à répétition. La mort de George Floyd, asphyxié par un policier blanc lors de son arrestation il y a trois mois, a déclenché un vaste mouvement de protestation contre le racisme et les violences policières qui se trouve relancé aujourd'hui et s'étend aux grandes compétitions sportives, notamment celles de la ligue de basket NBA.
L'équipe du président Trump, candidat à un second mandat le 3 novembre, n'a voulu voir cependant qu'une seule version de ce malaise américain : celle des violations de l'ordre public. « La violence doit cesser », a ordonné le vice-président, Mike Pence. Par« violence », il n'entend que « les émeutes, les pillages » et « les démolitions de statues ». Pas un mot n'a été prononcé sur les victimes des forces de police, de l'extrême droite ouvertement raciste et du surarmement de ses militants.
Paradoxalement, cette nouvelle éruption de violence a offert une diversion bienvenue aux organisateurs de la campagne Trump, alors que le nombre de morts victimes du Covid-19 approche 180 000. La gestion désastreuse de la pandémie et ses graves conséquences économiques ont rendu le président vulnérable, face à son adversaire démocrate, Joe Biden. Revenir sur le terrain de la loi et de l'ordre, thème traditionnel des républicains, accorde à la Maison Blanche un répit salutaire dans cette catastrophe.
Mais Donald Trump ne peut pas jouer sur tous les tableaux. Il ne peut pas à la fois vouloir adoucir son image de président intraitable, tenter de séduire l'électorat féminin en mettant en avant, comme il l'a fait mercredi soir, des oratrices vantant son sens de l'empathie avec force anecdotes personnelles, ou essayer de regagner les grâces de l'électorat noir par l'intervention de quelques rares représentants de cette communauté, et passer sous silence la réalité qui se déroule chaque soir sous les yeux des Américains. Même virtuellement, le mythe de la grandeur retrouvée est de plus en plus difficile à défendre.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.