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Appel de détresse des producteurs de volailles
Publié dans Le Temps le 27 - 10 - 2020

p class="p1" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"Le Temps - Kamel BOUAOUINA p class="p2" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"La filière avicole subit une érosion, depuis quelques années, bien qu'elle joue un rôle important dans l'approvisionnement du pays en viandes blanches, soit 55% du total des viandes produites en Tunisie. Ce secteur participe à concurrence de 8% de la valeur de la production agricole et 25% de la production animale. L'activité qui faisait vivre plusieurs familles avait, en effet, pris un sérieux coup, avant de reprendre de plus belle. La croissance démographique et le changement des habitudes d'alimentation qui ont accompagné l'urbanisation de la société tunisienne sont les principaux déterminants de ce développement.
La filière avicole est de nouveau confrontée à des difficultés freinant notablement son développement. En effet, depuis ces deux dernières années, elle connaît un déclin avec de nombreux aviculteurs qui ont déclaré faillite et mis la clef sous le paillasson, pour plusieurs raisons. Ils tirent la sonnette d'alarme sur les difficultés du secteur et proposent les moyens de sortir de la crise.
Abattage anarchique
et fourrages très chers
Les professionnels ne sont pas optimistes sur l'évolution du marché. « Plusieurs d'entre eux sont aujourd'hui menacés de faillite, en raison, entre autres, de l'excédent de production qui a provoqué la baisse des prix, la hausse de la concurrence déloyale et l'accumulation des dettes outre les difficultés de commercialisation. Les éleveurs ont commencé à en ressentir les effets. L'un des problèmes majeurs du secteur concerné la hausse du prix du fourrage, contribuant ainsi au renchérissement de la viande de poulet et exposant ainsi l'aviculteur à de nombreux problèmes.
«De grandes sociétés accaparent la chaîne du fourrage et réalisent des bénéfices énormes à moindres coûts, tandis que les éleveurs ont du mal à acquérir les fourrages et sont obligés de passer par des courtiers et des intermédiaires afin d'acheter les produits qui leur reviennent à des prix exorbitants», précise le président de la Chambre des volailles relevant du Syndicat national des agriculteurs de Tunisie (SYNAGRI), Wassim Boukhris, sur la page de la chambre
L'abattage anarchique de volailles touche actuellement plus de 50% de la production nationale contre un taux de 40%, avant la révolution, et menace l'activité avicole.
Ces opérations d'abattage anarchique, qui constituent un grand danger pour l'hygiène du produit et la santé du consommateur, ne sont plus limitées aux locaux de marchés, mais sont également réalisées dans les garages, et ce pour échapper au contrôle. A cela s'ajoute la contrebande de produits avicoles, notamment les poussins de poulets de chair, exportés illégalement vers un pays voisin sans aucun contrôle sanitaire.
L'offre plus importante
que la demande
Les quantités de viandes mises sur le marché s'élèvent à 12 mille tonnes par mois alors que la moyenne de consommation nationale est estimée à près de 10 500 tonnes, soit un excédent de 1 500 tonnes. Les professionnels du secteur de la production de viandes de volaille, rappellent que l'essor du secteur est tributaire de l'évolution de la consommation qui est de 15 kg, par an et par personne. Toutefois, ils ont fait observer que cette moyenne demeure faible par rapport à d'autres pays comme la France (23 kg/personne), l'Arabie saoudite (40,7 kg/personne) ou l'Espagne (27 kg/personne).
La quantité des œufs mise sur le marché dépasse les besoins des consommateurs en raison de la surproduction et la réduction de la demande intérieure liée à la crise du tourisme et la pandémie de Covid-19. La moyenne du prix d'un œuf s'élève à près de 0,170 dinar alors que son coût est de plus de 0,200 dinar, sachant que la moyenne du prix d'un kg de viande de poulet est de près de 2,950 dinars contre un coût de près de 3,350 dinars.
Le président de la Chambre des volailles appelle, dans un communiqué, le gouvernement à intervenir afin de réguler les prix de vente des volailles et alléger le coût de production supporté par les éleveurs. Il a souligné l'importance de redynamiser le rôle du Groupement interprofessionnel des produits avicoles et cunicoles, en renforçant son indépendance par rapport aux ministères de l'Agriculture et du Commerce tout en organisant la filière pour assurer un approvisionnement régulier du marché.
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