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Quels apports ?
Sondage : Joueurs étrangers
Publié dans Le Temps le 04 - 05 - 2009

Badine Tlemcani (EST) : « Nos règles sont bien codifies »
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Mongi Bhar ( CSHL) : Ne jamais se fier aux entraîneurs
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Mahmoud Bacha : Une approche des plus néfastes
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Zied Tlemçani (Agent de joueurs) : « Marge d'erreurs énormes dans les recrutements »
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Michael Enéramo : « Etre à la hauteur des attentes »
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Slim Cissé : « Une jungle impitoyable »
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Mohamed Achab( ex-ST) : « Gare à la connivence agents-entraîneurs »

Par les temps qui courent, notre sport en général, toutes disciplines confondues, donne la nette impression de dévier de l'aspect purement désintéressé et bienfaisant qui le caractérisait quelques décennies auparavant. Actuellement, des sommes faramineuses étant mises en jeu et les responsables des clubs brassant des budgets colossaux, il est donc normal que tout ce beau monde ne cherche plus que les résultats immédiats, les consécrations au détriment de la formation. De facto, chaque président qui prend en main un club ne pense en premier lieu qu'à assurer ses arrières et à conforter son fauteuil. Déjà lors de son discours d'investiture, il n'y va pas de main morte promettant monts et merveilles aussi bien aux inconditionnels présents gobant voire se délectant de tout ce qu'il leur débite et fait miroiter avec béatitude, qu'aux médias le sollicitant de toutes parts.
Promesse ferme de tout rafler pour les grosses écuries, participation aux joutes continentales et à défaut zonales pour les petites cylindrées et bien sûr ne point se mêler à la lutte pour le maintien et terminer l'exercice dans la sérénité et la quiétude pour les nouveaux arrivés parmi l'élite. Vous pensez qu'au lendemain de leur prise du pouvoir ces intronisés vont se soucier outre mesure des catégories des jeunes et tenter d'y dénicher les oiseaux rares susceptibles de renforcer le groupe des ténors ? Très rares sont ceux qui le font ou plutôt qui osent avoir le courage de se fier à des gamins n'ayant pas encore fait leurs preuves et ce, en dépit des conseils éclairés des différents entraîneurs des catégories inférieures.
La panacée est toute trouvée pourtant pour néo-présidents : recruter à tour de bras et piocher largement dans la marché local. Mais sans omettre de lorgner également vers les étrangers. Et vous n'avez qu'à jeter un sommaire coup d'œil durant les périodes propices aux recrutements (mercatos estival et hivernal) pour que vous soyez édifié sur la masse impressionnante de ces étrangers débarquant sous nos cieux à la recherche d'un club preneur. Et toute la panoplie d'attrape nigauds d'être machiavéliquement utilisée pour ferrer les décideurs encore récalcitrants : CV alléchant, agents jouant aux caïds, pseudo vedettes refusant souvent le moindre petit test pour déterminer leurs aptitudes technicotactiques et s'offusquant que certains osent les contraindre à de pareilles corvées qu'ils jugent indignes de leurs rang et renommée.
Résultat des courses, beaucoup sont recrutés uniquement sur les « ouie dire », sur un CD sciemment traficoté, pour se révéler par la suite de véritables navets de troisième série. Le plus affligeant dans l'affaire, c'est que le plus clair de ces bons à rien sont régulièrement alignés sur recommandation de ceux qui se sont fourvoyés en les recrutant histoire de prouver que leurs choix étaient judicieux. Le public, les médias, les techniciens ont beau mettre en exergue leurs limites, leurs indigences, rien n'y fit ! ils sont toujours là, inamovibles, indétrônables. Dans la foulée, les jeunes de valeur certaine et piaffant d'impatience de crever l'écran sont largués à jouer les comparses et laissés pour compte. Que de prodiges avons-nous perdu dans la nature par la faute de certains mandarins et mécènes ne comprenant rien au sport mais menaçant de fermer les vannes si d'aventure leurs protégés « importés » par leurs soins ne sont pas alignés.
A un certain moment et sentant le danger surtout pour notre EN ne disposant plus d'un gardien de but de valeur, du moment que ce poste était régulièrement occupé par un étranger à l'échelle des équipes, la tutelle a fini par décréter un embargo ferme à l'endroit du recrutement de ces derniers remparts. Les résultats ne se sont pas fait attendre avec l'éclosion de Elouaer, Ratouli, Zouabi, Khalloufi, Balbouli, Zitouni, Ben Thabet, Bjaoui etc.
Mais attention, tous ceux qui ont foulé nos pelouses ne sont pas que des seconds couteaux ! Les Daniel, Matsima, Magharia, Malitoli, Santos, Tizié, Bukhari, Enéramo, Cissé, etc. ont grandement contribué et participent encore à l'essor de leurs couleurs. Mais ils sont minoritaires comparés à l'envahissement de nos aires de jeu par ces étrangers. Faut-il signaler que cette mode contagieuse a fini par contaminer même les divisions inférieures.
Ces étrangers méritent-ils vraiment la chance qui leur est offerte ? Ne gênent-ils pas par leur présence l'éclosion de nos jeunes talents en herbe ? Leur titularisation ne serait-elle pas quelque part handicapante à notre EN avec risque majeur de la priver de certains très bons éléments garnissant les bancs ou se morfondant chaque dimanche sur les travées en spectateurs dépités de manger éternellement et injustement leur pain noir ? Leur recrutement se fait-il selon des critères bien codifiés et selon les besoins réels des clubs ? Qui décide vraiment de la nécessité de ces transactions, le staff technique ou le président et son proche entourage ?
Dans le dessein d'enrichir la débat, nous avons comme de coutume fait appel aux premiers responsables dans cette affaire : Présidents et techniciens et joueurs étrangers. Dossier :
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Badine Tlemcani (EST) : « Nos règles sont bien codifies »
Le problème majeur des joueurs étrangers est leur difficulté manifeste à s'acclimater à leur nouveau milieu. Débarquant dans un entourage qui leur est complètement différent, ils mettent beaucoup de temps à y prendre leurs repères, marquer leur territoire. Ils ont un style propre à eux basé essentiellement sur l'engagement physique, la puissance. Reconnaître également que volet discipline, le plus clair d'entre eux ne brille bas tellement par une droiture et un comportement exemplaires. Je ne pense pas qu'ils constituent une entrave à l'éclosion des jeunes car les plus méritants finissent toujours par arracher leur place au soleil. Mais le problème chez nous en général, c'est que nous ne pouvons patienter à l'endroit de nos jeunes talents et qu'on exige tout en même temps : participation des jeunes, résultats, beau jeu, consécrations !
Les recrutements à L'Espérance se font suivant des règles bien codifiées, étude approfondie sur DVD de la nouvelle recrue depuis son appartenance à son EN cadette ; profil dressé par son agent ; avis de ceux qui l'ont côtoyée et joué à ses cotés. A titre d'exemple, Loué qui fait bien son boulot nous a été expressément recommandé par Hichem Aboucharouane. Jean Jacques Tizié qui a joué avec lui en EN de La Cote d'Ivoire à l'age de 17 ans a été du même avis. Sans oublier ses prestations avec Strasbourg.
Je ne pense pas que les joueurs autochtones sont perdants en se frottant à eux ; nos défenseurs qui ont affaire à des Iméka, Enéramo, Kouassi etc., apprennent beaucoup en les contrant.
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Mongi Bhar ( CSHL) : Ne jamais se fier aux entraîneurs
Je pense que leur apport est indiscutable quant à l'amélioration de la qualité de notre jeu. Mais c'est une arme à double tranchant car un excellent joueur chez lui, et précédé par une réputation des plus solides, peut complètement décevoir chez nous. Il faut avoir le flair et ne point se précipiter tête première en se fiant à certaines recommandations. Avoir la patience d'en tester une flopée pour finalement parvenir à dénicher l'oiseau rare. Je me rappelle qu'à une certaine époque Slim Chiboub a ramené 16 joueurs du Brésil à tester, c'est vous dire !
Oui, j'ai mon mot à dire dans les recrutements. Le président casque et assume donc il est légitime qu'il ait son droit de regard dans l'affaire. L'entraîneur peut changer d'air à tout moment (après moi le déjuge) mais pas le président. A titre d'exemple et pour vous citer un cas précis, Ridha Akacha a tenu mordicus à ce que je recrute Victor Da Silva louant ses qualités et me le présentant comme le meilleur défenseur qui ait jamais foulé le territoire. A l'arrivée il n'a joué que quelques bribes de matches avec nous....
Oui, les étrangers de petit calibre gênent l'éclosion des jeunes talents c'est certain mais c'est un mal nécessaire et on doit composer avec malheureusement.
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Mahmoud Bacha : Une approche des plus néfastes
Je me suis toujours insurgé en faux contre la présence de ces étrangers qui ne font que nuire à notre sport roi. La mode néfaste et contagieuse a même gangrené les clubs des divisions inférieures. Le plus clair des recrutements concerne des attaquants à concurrence de 90%. D'où un vide monstre à ce poste au niveau de notre EN ! J'ai demandé lors de la récente AG de la Fédé leur interdiction en nationale B ; Mais j'ai été surpris par le refus catégorique des ....grosses écuries brandissant leurs intérêts financiers dans l'affaire ; allez comprendre !
Ce faisant, les joueurs de la nationale A ne pouvant percer dans leur propre équipe et voulant dénicher une place en nationale B n'ont aucune chance de trouver preneur.
Le raisonnement inverse tient également la route, des prodiges évoluant aux divisions inférieures sont barrées d'un avenir radieux faute à ces étrangers. De rares exceptions cependant, ce jeune portant la casaque de Korba qui juste après son passage à Monastir a vu les portes de l'Europe s'ouvrir largement devant lui.
Concernant ces étrangers des divisions inférieures, vivant dans la misère chez eux, ils se contentent du peu chez nous et squattent nos petits clubs. Une chambre même dans une « Oukala », trois repas assurés au restaurant populaire du coin, un lit de camp et un poste TV noir et blanc et c'est le paradis rêvé pour eux !
BD, présidents, techniciens, tous autant qu'ils sont, sont impliqués dans l'affaire. Un étranger peu convainquant amené en grandes pompes met 6 semaines à jouer, à montrer ses limites, à justifier sa nullité. Pendant ce temps, un talent pur local se morfond sur le banc et perd de sa flamme, de sa compétitivité. Mais l'argent faisant désormais la loi dans le milieu, je ne vois pas ce qu'on pourrait faire pour l'heure !
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Zied Tlemçani (Agent de joueurs) : « Marge d'erreurs énormes dans les recrutements »
Il est incontestable que seule une petite minorité de ces recrutés à coup de sommes faramineuses et en devises parvienne à convaincre et à réussir.
Leur apport est salutaire pour notre football et nos joueurs du fait des nouvelles traditions et coutumes, des mentalités autres qu'ils instaurent du coté de chez nous ; argentins, brésiliens, européens, africains ,etc.
Cependant la marge d'erreur est énorme dans leurs recrutements. La faute au fait incombe à tout le monde et à personne à la fois. Car vous ne savez pas exactement qui fait quoi au sein des clubs !
Manque manifeste de structures qualifiées et idoines pour mener à bien ces délicates missions ô combien onéreuses et dévastatrices pour les caisses.
Reconnaître également que le risque zéro n'existe pas et que même les écuries les plus huppées en Europe se sont faites avoir en laissant des plumes dans leurs transactions.
Ce que je veux dire : nos clubs doivent impérativement se doter des structures rigoureusement organisées qualifiées, autonomes et surtout, un fait capital : désintéressées. Des gens qui sont là pour se sucrer sur le dos des caisses ne sont pas les bienvenus.
Nos jeunes de talent ne courent aucun risque dans l'affaire et les plus méritants finissent inéluctablement par s'imposer en dépit de tous les aléas. Je cite un seul cas Oussama Darragi ; Tout le monde l'a descendu en flammes à ses débuts, maigre, timide, grand, chétif, introverti, etc. Mais son art à l'état pur, sa clairvoyance, sa maîtrise associés à un mental d'acier font de lui le meilleur joueur du pays évoluant en ligue Un.
Volet EN, ne nous voilons pas la face, il faut continuer à durement travailler et surtout à donner de l'importance au travail spécifique. En un mot, la spécialisation des entraînements par poste.
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Michael Enéramo : « Etre à la hauteur des attentes »
Je respecte mon statut de professionnel en premier lieu. Chaque dimanche je fais de mon mieux pour être à la hauteur des attentes de mes employeurs mais surtout du large public espérantiste qui me porte dans son cœur et que j'adore plus que tout au monde. Il m'arrive des fois de rater des occasions faciles, et croyez-moi, je suis le premier à me les reprocher des journées entières après coup. Je m'échine aux entraînements pour m'améliorer et accroître mes performances. Cependant, certaines presses colportent des fausses nouvelles à mon endroit à la recherche du scoop alléguant mes mœurs et mon hygiène de vie dissolues. Ma réponse à ces individus tentant de nuire à ma réputation et par ricochet semer la zizanie au sein de l'Espérance en cette période cruciale où nous sommes concernés par tous les titres mis en jeu, ma réponse moi, je la leur donne sur le rectangle vert et pas par le truchement de quelques plumes.
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Slim Cissé : « Une jungle impitoyable »
Tout le monde sait que je ne suis pas à ma première année à Hammam-Lif en particulier et en Tunisie en général. Voilà déjà des lustres que je suis ici en ayant porté la casaque de moult écuries. Vous pensez que mes différents employeurs me font jouer pour mes beaux yeux et pour me faire plaisir surtout au poste délicat qui est le mien ?
Le monde du football aujourd'hui est comparable à une jungle impitoyable où les plus méritants peuvent se targuer d'y poursuivre leur chemin. Point de place aux sentiments, à la complaisance. Donc ma longévité du coté de chez vous, un pays que j'aime énormément, est due uniquement à mon rendement, mon sérieux et à la valeur ajoutée que j'impulse au groupe. L'année dernière en fin de contrat avec le CSHL, des grosses écuries m'ont approchés en été pour les joindre avec des offres des plus alléchantes. Mais, ayant donné au préalable mon accord de principe au président Hammam-Lifois, je les ai toutes déclinées dans la discrétion la plus totale. Et le jour où je sentirai que je ne pourrai plus donner le plus au groupe je me retirerais dignement et en beauté. Ne serait-ce que pour garder intacte mon image de marque auprès de tous les sportifs tunisiens.

Mohamed Achab( ex-ST) : « Gare à la connivence agents-entraîneurs »
On ne peut pas avancer un jugement absolu dans cette affaire car tout est relatif me semble-t-il. Mais je pense sincèrement que pratiquement 50 à 60% des étrangers évoluant chez nous sont des faire-valoir et ne méritent guère de fouler nos pelouses.
Pour moi, un président qui se respecte ne doit guère intervenir dans le volet technique. Le choix doit être fait strictement par ses collaborateurs techniciens confirmés entendre ses entraîneurs. Mais il ne doit pas non plus se laisser conter sornette et dormir sur ses lauriers. Il doit être d'une vigilance extrême et à toute épreuve car des connivences douteuses entre les agents des joueurs et les entraîneurs sont toujours d'actualité et les cas ne sont point rares sur notre scène footballistique, bien au contraire.
Oui, leur foisonnement nuit grandement aux jeunes dont certains, par désespoir de cause, finissent par ne plus remettre les crampons et se rangent irrémédiablement des voitures constituant une grosse perte pour nous.
En ce qui concerne l'EN, je pense que le brassage large qui se fait à l'heure qu'il est entre joueurs locaux et ceux évoluant à l'étranger est des plus bénéfiques à l'EN et que par conséquent, notre onze représentatif n'en pâtit pas grandement pour autant suite à l'invasion massive de nos contrées par ces joueurs débarquant de toutes parts.


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