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Le désert des idées
Tourisme saharien
Publié dans Le Temps le 16 - 05 - 2009

Le Sahara rime le plus souvent avec un désert de sable, des dunes brunes à perte de vue et une population bien spécifique dite « les nomades ». Mais, le tourisme saharien en Tunisie ne se limite pas uniquement aux simples paysages attrayants, c'est beaucoup plus compliqué que cela.
Il s'agit de mettre en place toute une structure qui détecte les points forts, les points faibles, les opportunités et les tares du secteur pour mieux le développer. L'objectif étant d'établir un diagnostic fiable et objectif permettant de développer et donc de promouvoir le tourisme saharien.
La région saharienne en Tunisie comporte des facettes diversifiées, il s'agit notamment de Ksours et troglodytes de Tataouine et de Matmata, des villages berbères de crêtes, des Oasis maritimes de Gabès et de Zarsis, des Oasis du Jérid de Tozeur et Nefta. Toutes ces zones représentent un véritable gisement de richesses brutes, une assise pour le lancement d'une stratégie de développement du tourisme du Sud. Toutefois, l'exploitation de ces sous-régions n'obéit pas au processus de développement des différentes activités touristiques sahariennes. Et pour cause : le milieu naturel accuse une fragilité extrême et qui n'est pas assortie de mesures d'entretien et de sauvegarde. De plus, les établissements hôteliers de la place déplorent un manque d'équipements et d'animation susceptibles d'entreprendre des activités variées et répondant aux besoins d'une clientèle assez exigeante. En fait, plusieurs, parmi ces établissements pensent que cette manœuvre nécessite un investissement d'un haut niveau alors que la saison touristique dans la région n'est que de courte période. Or, l'enjeu est plutôt de taille : les touristes qui viennent passer un séjour dans la région saharienne sont en quête d'un genre d'activité typique où la découverte est au rendez-vous. Déjà, les prestations des services touristiques des hôteliers de la région sont d'un niveau moyen approximatif même.... Alors que le tourisme constitue l'un des secteurs piliers de l'économie nationale, les opérateurs présents sur le marché tablent sur l'amélioration de leurs établissements aux dépens de la qualité des services qu'ils offrent aux touristes internes comme aux étrangers. La vitesse à laquelle évolue la qualité ainsi que la quantité des services demeure très lente sachant qu'une proportion non moindre des touristes étrangers cherche en prime les activités d'animation dont disposent les hôtels dans le Sud.
En outre, la région saharienne n'est pas marquée autant que souhaité d'événements typiques à la région mettent en exergue la culture et la tradition tunisienne recherchées par les touristes étrangers. Ce genre de manifestations ne représente pas un investissement colossal, malgré l'impact qu'il peut avoir un poids conséquent sur la promotion du tourisme dans la région. A ce titre, si cela fait défaut c'est en grande partie dû à l'absence d'une politique commerciale commune engagée par les opérateurs de la place. Celle-ci doit viser à mettre en avant les produits touristiques du Sud auprès des Tours Opérateurs étrangers.
Autres défaillances du tourisme saharien tunisien, c'est l'organisation des excursions et des circuits au profit des touristes. En effet, les conditions dans lesquelles est effectué ce genre d'activité ne favorisent point le confort, qui demeure un besoin imminent pour les bénéficiaires de ces services. Les circuits sont conçus sur la base de parcours longs qui nécessitent un temps de visite approprié.
Par ailleurs, la communication est quasi-absente dans le processus de promotion du tourisme saharien. Il n'existe pas de stratégie de communication étoffée qui mette l'accent sur les points forts et les atouts de ce genre particulier de tourisme et qui s'adresse à une clientèle très bien ciblée.
Par ailleurs, la négligence relativement affirmée des prestations de service peut conduire à la dégradation de l'image de la région du Sud et par ricochet elle entraîne l'insatisfaction des touristes étrangers. A cela s'ajoute le risque d'installation de la pratique du bradage des prix dans la région engendrant une situation conflictuelle du tourisme saharien telle que cela a été le cas pour le tourisme balnéaire. Cette situation peut très vite devenir compromettante pour le tourisme du Sud avec l 'émergence de nouvelles régions (Algérie et Maroc) aux facettes plus attrayantes que celles de la Tunisie.
Puis, dans la foulée, il importe de mener une politique nationale qui fasse prévaloir des investissements étrangers à même de mener des projets valorisant du tourisme saharien.


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