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Les Tunisiens prennent du poids
Sédentarité, manque d'hygiène alimentaire
Publié dans Le Temps le 20 - 05 - 2009

Le diabète, les rhumatismes ou les maladies cardiovasculaires et respiratoires des personnes en surpoids peuvent leur dégrader la qualité de vie, voire engager leur pronostic vital. Classée par l'Organisation Mondiale de la Santé comme une " épidémie mondiale ",
l'obésité connaît aujourd'hui une progression constante et généralisée qui ne se limite pas au pays développés mais touche également les pays en voie de développement. 50% des adultes sont obèses dans 10 des 30 pays de l'Organisation de Coopération et de Développement en Europe. Le nombre de personnes obèses dans le monde a dépassé, aujourd'hui, celui des personnes souffrant de sous alimentation.
En Tunisie, on a pu observer un progrès rapide et constant des problèmes de surpoids et d'obésité avec des différences régionales importantes et nettes. Ainsi, ce sont les régions du nord et les zones côtières qui sont les plus touchées par l'obésité. Les dernières statistiques montrent que plus de 10 % de la population sont atteints de surpoids. A Tunis, le fléau a déjà atteint 14 % des femmes et 10 % des hommes. Les enfants commencent aussi à être touchés.
Le changement de l'organisation familiale et sociale, la propagation des moyens de confort et d'urbanisation, la sédentarité et l'évolution rapide du mode de vie et des habitudes alimentaires de la population sont autant de facteurs responsables ou aggravants.
Ce fléau touche aussi bien les enfants que les adultes. Notons que, selon des statistiques récentes, un enfant obèse devient adulte obèse dans 70% des cas et que la mortalité augmente de 30% à chaque augmentation de L'Indice de Masse Corporelle (IMC) à raison de 5kg par mètre carré. L'IMC est un paramètre qui permet d'évaluer le degré d'obésité chez les deux sexes. C'est le rapport du poids sur la taille portée au carré.

Pathologies associées
Bien qu'elle ne soit ni infectieuse ni contagieuse, cette épidémie est très dangereuse du fait que les pathologies qui lui sont fréquemment associées, telles que le diabète, les rhumatismes ou les maladies cardio-vasculaires et respiratoires peuvent dégrader la qualité de vie, voire engager le pronostic vital de la personne concernée. Les fâcheuses conséquences psycho-sociales qu'elle induit ne sont pas de moindre gravité. S'intéresser de près aux mécanismes biologiques de l'obésité pourrait donc contribuer à mieux la contrôler et à limiter ses effets néfastes sur la santé.
C'était d'ailleurs l'objet de l'une des conférences données dans le cadre des travaux des XXIIIèmes Journées Nationales de Biologie Clinique intitulée : " Les marqueurs biologiques de l'obésité ", donnée par le Professeur Philippe Gillery des Laboratoires de Biologie et de recherche Pédiatrique, au CHU de Reims, France.
Notre corps est " programmé pour le stockage ", selon le professeur Gillery. Tout ce que nous mangeons est source d'énergie, notamment les lipides et les glucides. L'excèdent d'apport alimentaire est stocké sous forme de réserves et ce sont ces réserves qui forment le tissu adipeux ou ce qu'on appelle communément la graisse. L'augmentation anormale du tissu adipeux provenant de l'accumulation excessive de graisse corporelle définit selon l'OMS le surpoids et l'obésité. Le surpoids suppose un IMC égal ou supérieur à 25 et l'obésité un IMC égal ou supérieur à 30.
Mesure utile du poids et de l'obésité, l'IMC ne doit cependant pas être considéré comme une indication absolue dans la mesure où il ne correspond pas forcément à la même masse graisseuse selon les individus. Car l'obésité est variable tout comme les risques de pathologies qui lui sont associés.

Perspectives de la recherche...
Plusieurs approches scientifiques tentent de trouver des voies biologiques ou génétiques qui permettraient d'identifier les marqueurs biologiques de la maladie, d'aborder son fonctionnement et de mieux la maîtriser.
M. Gillery a cité une approche biologique récente qui consiste à analyser la composition de la flore microbienne intestinale. Cette flore qui varierait selon que le sujet est obèse ou non pourrait servir de point de départ à la mise au point de procédés régulateurs du déséquilibre pondéral.
Par ailleurs, une approche génétique oriente la recherche vers l'identification des gènes intervenant dans la régulation de l'équilibre énergétique. Selon, M. Gillery, Une relation a été montrée notamment entre une mutation du gène qui régule le récepteur au cannabis et des risques accrus d'obésité et de diabète. Pousser la recherche dans cette voie pourrait contribuer ainsi, non seulement à traiter l'épidémie de l'obésité, mais encore à maîtriser les mécanismes de la dépendance au stupéfiant et de développer les stratégies thérapeutiques adéquates.
Sana MAHJOUB
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Les deux types d'obésité
L'obésité androïde dans laquelle la masse grasse s'installe plutôt dans le haut du corps avec un tour de taille supérieur à 102 cm pour les hommes et à 88 cm pour les femmes (en Europe, ces chiffres d'origine américaine peuvent descendre jusqu'à 94 cm pour les hommes et 80 cm pour les femmes). Cette forme serait plus dangereuse pour la santé : les recherches scientifiques ont prouvé que l'excès de graisse viscérale abdominale est souvent associé à des troubles tels que l'hypertension, le diabète ou les déséquilibres du bilan lipidique (triglycéride et cholestérol)... lesquelles pathologies sont regroupées sous le nom de " Syndrome métabolique ".
L'obésité gynoïde dans laquelle la masse grasse s'installe plutôt dans le bas du corps. Bien qu'entraînant des problèmes articulaires et des insuffisances veineuses, et bien que plus difficile à vaincre que l'obésité androïde, elle aurait moins de retentissements sur la santé.


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