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Les crocs des -Doberman- de services
Qualité de
Publié dans Le Temps le 05 - 08 - 2009

Il y a une certitude que personne n'oserait contester ou démentir : la qualité des services dans le secteur commercial laisse à désirer, elle n'est plus aussi satisfaisante comme elle l'était par le passé, et ce que ce soit dans les petits commerces que dans les grandes surfaces.
En fait, on atténue la gravité de la situation, c'est-à-dire qu'on emploie un euphémisme, car si on nommait les choses par leurs noms, on devrait qualifier les services de médiocres... de très médiocres.
L'un des clients qu'on a croisé nous a parlé de l'accueil très chaleureux que les commerçants leur réservent ailleurs et en particulier en Turquie. " Quand vous entrez dans une boutique, on vous sert quelque chose à boire avant de vous servir, de s'intéresser à ce que vous désirez, nous affirma-t-il. Ils vous étalent toute la marchandise dont vous souhaitez vérifier la qualité, et même si vous n'achetez aucun article, ils ne s'énervent pas comme ici, chez nous, où on vous affiche un visage renfrogné, au contraire, ils vous sourient et vous accompagnent jusqu'à la porte de sortie en vous remerciant de votre visite. "
Cette vérité, on a pu la constater dans une grande surface de la capitale, il y a quelques jours. Nous étions des témoins oculaires et auriculaires d'une rixe qui a éclaté devant une caisse entre deux clients et un groupe d'agents de sécurité. La scène était insolite pour nous, puisque ces derniers qui sont censés se contrôler quels que soient l'inconduite ou le délit commis par la clientèle, résoudre les problèmes qui surgissent en douceur et en catimini et éviter les scandales pour préserver l'image de marque du magasin, eh bien, contrairement à ces règles élémentaires qu'ils devraient observer, ces " responsables de l'ordre " ont semé le désordre.

Des propos orduriers
Ils proféraient des grossièretés à haute voix et ils étaient sur le point d'en venir aux mains, et dans un moment d'hystérie générale, ils ont oublié la nature de l'endroit où ils se trouvaient et les gens qui le fréquentaient : des parents avec leurs enfants, des hommes accompagnant leurs femmes, des frères et sœurs...
Les clients non plus n'étaient pas des anges, eux aussi ont eu leur part dans cette compétition verbale de mauvais goût, mais, il faut l'avouer, ils n'ont fait que riposter, ils étaient sur la défensive, ils n'avaient pas le choix, puisque le rapport de force n'était pas à leur avantage. Le plus jeune d'entre eux a essayé de leur rappeler le principe d'or qui régit le commerce selon lequel le client est roi, mais on lui a répondu d'une manière à lui faire comprendre que cela relevait du passé et qu'ils étaient les dieux des lieux, la réponse était teintée de grossièreté comme vous pouvez l'imaginer, ce qui a encore irrité nos clients.

La faute de l'administration
Notre indignation et notre curiosité nous ont poussés à nous approcher de ces derniers plutôt que des premiers qui étaient déchaînés pour essayer de comprendre la raison de ce conflit. " Après avoir payé mes achats, un agent de sécurité qui était planté derrière la caisse m'a demandé de lui remettre le ticket pour procéder à une vérification et il s'est mis à vider les sachets, nous affirma le plus âgé des deux clients qui était l'oncle du plus jeune. Là, je l'ai arrêté, je lui ai arraché le ticket et j'ai demandé de voir un responsable. Ce dernier s'est présenté en un clin d'œil, ce qui prouve qu'il suivait l'opération de très près et il s'est avéré que c'était lui qui lui avait fait signe de m'arrêter, c'est ce que m'a affirmé mon neveu, il a remarqué son geste pendant que j'étais en train de payer la facture. En m'adressant à ce soi-disant responsable, je lui ai fait comprendre que si après la vérification, il s'avérait que je n'avais pas commis de fraude je porterais plainte, parce que j'ai pris cela comme une accusation de vol, une atteinte à ma dignité. Il aurait pu résoudre la difficulté en m'expliquant tout simplement que le contrôle visait la caissière et non pas ma personne et le problème aurait été résolu, mais à la place de cela, il s'est mis à nous insulter et à nous provoquer mon neveu et moi. Son supérieur qui était intervenu après s'être montré encore plus vulgaire que lui, et au bout de quelques minutes, on avait affaire à plus d'une dizaine d'agents qui se sont tous mis du côté de leurs collègues et nous lançaient toute sorte de menace. Je me demande personnellement, ajouta-t-il, pourquoi l'administration ne place-t-elle pas des écriteaux devant les caisses demandant aux clients de se soumettre au contrôle des agents, car il s'agit là d'un règlement intérieur que les premiers ignorent. Mais même une telle mesure serait inopérante si ces grandes surfaces continuent à recruter des gens de mauvaise trempe, des bandits. "
Il est vrai qu'ils avaient l'allure de forbans pareils aux portiers qu'on rencontre devant les boîtes de nuit et à ceux qui fréquentent les endroits mal famés.
Nous avons essayé par la suite de contacter l'administration pour lui demander des explications concernant cette scène et cette procédure non connue par la clientèle. On a reçu des promesses d'entretien, mais à chaque fois qu'on se présentait, il ne se passait rien, les rendez-vous se sont multipliés et à la fin on n'a pas obtenu ce qu'on cherchait : ils ont démenti l'événement, ils ont refusé de répondre, car ils craignaient pour la réputation de leur magasin déjà ternie en dépit de notre engagement à ne pas en citer le nom. On se demande quel nom devrait-on donner à de tels commerçants.


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