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Oui, pour le durcissement des sanctions !
L'Amendement du Code de la route vu par les professionnels des auto-écoles
Publié dans Le Temps le 16 - 08 - 2009

Ils déplorent, néanmoins, le manque de supports pédagogiques adaptés aux réalités tunisiennes
Toutes les innovations introduites dans le Code de la route les concernent donc prioritairement. Nous avons donné la parole à l'un des professionnels chevronnés du domaine qui plus est titulaire de diplômes divers attestant ses compétences multiples dans les domaines pédagogique,
juridique, technique et médical. M.Mohamed Taha Chétoui nous a d'abord confié qu'il n'était pas au courant du détail des amendements décidés et il en impute une part de la responsabilité aux représentants syndicaux de la corporation dont l'action est très limitée quand il s'agit de la modernisation du secteur. Mais cela ne l'a pas empêché de commenter lucidement et avec beaucoup de sagesse et d'esprit critique les nouveaux textes.

Des sanctions toujours plus sévères
" Toutes les mesures coercitives et réellement dissuasives sont les bienvenues. Pour les peines et les amendes en cas d'excès de vitesse, il faudrait même les alourdir davantage et faire payer aux contrevenants 500 dinars et pourquoi pas un million de nos millimes. Vous savez, aux U.S.A., jeter un pot ou tout autre objet en roulant est passible d'une amende de 200 dollars, emprunter les passages réservés aux handicapés coûte au fautif 500 dollars, je vous laisse imaginer seul le montant de l'amende ou la sanction prévue en cas d'excès de vitesse. Encore faut-il chez nous, prendre les mesures adéquates et adaptées à notre réalité locale : au sujet du radar automatique par exemple, il posera toujours des problèmes tant qu'il ne flashera pas le visage du conducteur en faute. Cela peut en effet faire endosser la responsabilité du délit à un innocent. Si d'autre part, le propriétaire du véhicule donne le signalement et l'identité du contrevenant véritable et que ce dernier reste introuvable, à quoi aurait servi l'amende payée par le premier nommé ? Partout dans le monde, on n'a le droit de sanctionner que l'auteur effectif du délit. A mon avis, le mieux serait d'appliquer immédiatement et sur les lieux mêmes du délit, la sanction convenable. Quand il s'agit d'une amende à payer, on doit retenir l'automobiliste le temps qu'il faut jusqu'à ce qu'il s'acquitte de la contravention. Quitte à lui faire rater les rendez-vous les plus importants, voire à le retenir en garde à vue jusqu'à paiement du montant dû, les agents doivent faire en sorte que le fautif comprenne une fois pour toutes qu'il n'est pas du tout de son intérêt de récidiver. Expérimentons cette procédure et tout le monde constatera qu'elle est beaucoup plus efficace que tous les spots édifiants du monde. "

Les spots télévisés
" Cela dit, nous approuvons que la télévision montre, avec la crudité la plus choquante, les dégâts humains et matériels causés par les accidents de la route. Il est même courant que les épaves de voitures soient laissées délibérément telles quelles à l'endroit d'un horrible accident pour rappeler aux conducteurs qui passent par là les conséquences de la conduite inconsciente, imprudente et donc irresponsable. Toujours est-il que nous autres moniteurs et propriétaires d'auto-écoles, nous déplorons de nombreuses failles dans le texte même du Code de la route et dans les modalités concrètes de son application. Je vous donne tout de suite des exemples de ce que je viens de dire : je commencerai par la nuance juridique entre le délit et le crime à propos des types d'accidents routiers. Qui la connaît avec précision, cette différence, s'il n'a pas suivi de formation dans le domaine très délicat de la juridiction relative au code de la route ? Sommes-nous habilités à l'enseigner aux candidats dans nos écoles ? N'est-ce pas fondamental que ces derniers soient sensibilisés aux degrés de gravité des délits commis sur la route ? N'est-ce pas de notre devoir de contribuer à cet effort de l'Etat visant à réduire le plus possible le nombre des tragédies de la circulation ? Personnellement, j'ai une licence en droit et j'écris des livres sur les accidents de la route et les moyens d'en atténuer les drames, cependant est-ce le cas de tous les autres moniteurs ? Par ailleurs, l'administration elle-même n'a pas le personnel qualifié pour étudier et statuer sur ces épineuses questions juridiques. La solution réside dans l'impression et la distribution d'un fascicule à la formulation claire et sans la moindre équivoque qui puisse être aisément assimilé par les moniteurs, les candidats et aussi les examinateurs.

Incompétence
Je tiens à rappeler à ce sujet que le tiers des propriétaires des auto-écoles tunisiennes est composé de gens totalement illettrés ! Comment voulez-vous que ces analphabètes soient de bons pédagogues en matière de Code de la route et de conduite automobile ? C'est une bonne chose que d'imposer la signature d'un cahier de charges avant d'ouvrir une école de conduite, mais quelles mesures prendra-t-on à l'encontre de ceux qui ont déjà obtenu leurs licences respectives sans avoir la qualification requise pour exercer la profession ? Des centaines de directeurs d'écoles ont obtenu l'agrément sur la base de diplômes sans valeur délivrés selon des normes très suspectes et au bout d'un stage de quelques mois seulement effectué dans certains pays arabes. Or la législation tunisienne est stricte là-dessus, il faut avoir non seulement passé plus de cinq ans dans le pays concerné, mais en plus le détenteur des diplômes étrangers doit avoir, pendant une durée conséquente, conduit une voiture sur les routes de ce pays. Ce qui n'est malheureusement pas le cas pour certains immigrés qui rentrent en Tunisie avec une voiture neuve sans jamais l'avoir essayée auparavant ! "
Et les autres facteurs d'accidents ?
" Nous déplorons par ailleurs le manque lamentable de supports pédagogiques adaptés et actualisés : tous les manuels disponibles ne sont pas tunisiens ; les tableaux contenant les divers panneaux de signalisation viennent essentiellement de France ; les rares professionnels qui en impriment chez nous ignorent parfois ce que les signes illustrés par leurs soins veulent dire. Et l'état de nos routes, et notre signalisation erronée ou incongrue, et l'esprit retors du conducteur tunisien qui ne pense à l'application stricte du code de la route qu'après une tragédie de la circulation, et l'irresponsabilité des conducteurs de voitures de fonction qui roulent toujours plus imprudemment que les autres automobilistes, et nos frères libyens et algériens mal informés quant aux règles de conduite en vigueur sur notre territoire, tout cela entre dans les facteurs importants des accidents routiers. A propos du dernier point, vous devez savoir que dans plusieurs pays développés dont nous voulons calquer les modèles en matière de prévention routière, on délivre aux étrangers dès leur entrée au pays, des manuels qui expliquent à ces derniers la conduite à suivre au volant de leurs voitures. Le touriste est obligé en outre de certifier qu'il a bel et bien reçu ce livret de la part des autorités douanières locales ; de cette façon il n'invoquera pas l'ignorance des règlements de ce pays s'il y commet un délit routier. Je voudrais enfin souligner l'impérieuse nécessité d'introduire l'enseignement du code de la route dans les programmes scolaires. Je suis persuadé que sans cet effort de sensibilisation et d'éducation civique qui vise en priorité les nouvelles générations, toutes les autres mesures seront insuffisantes. "
Propos recueillis par Badreddine Ben HENDA


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