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Petits jobs " de cimetières "
Reportage
Publié dans Le Temps le 18 - 09 - 2009

Nos cimetières connaissent à la veille de l'Aïd, une animation particulière. Beaucoup de familles en profitent pour embellir les tombes de leurs proches. Prolifération donc de petits jobs, à la mémoire des morts.
Le cimetière est un lieu chargé, culturellement et symboliquement. Il traduit l'attachement de la société envers ses morts. Sans doute est-ce la raison pour laquelle nous assistons à une révolution des idées et des sentiments traditionnels. Un phénomène absolument inouï qui va influencer le culte des cimetières et " l'art des tombeaux ". Une virée du côté du cimetière de Nabeul et de bien d'autres dans le pays, nous fait découvrir en cette fin de ramadan une activité assez particulière. Des jeunes et des adultes envahissent l'entrée du cimetière en quête de la moindre occasion pour dénicher leur client. Objectif : lui soustraire une somme d'argent. Munis de sceaux, de bidons, de pelle, de pinceaux, ces jeunes guettent l'arrivée de la moindre personne pour lui demander si elle est intéressée par l'embellissement de la tombe de son proche. " C'est un commerce florissant ", nous dit un jeune habitué du cimetière. " Personnellement, j'en profite pendant mes vacances scolaires pour aider mon père dans ce boulot. Nous sommes souvent sollicités pour ce genre de travail qui consiste à badigeonner la tombe, enlever les herbes folles et nettoyer les alentours. C'est rentable comme activité surtout que la rentrée scolaire approche et qu'il me faut quelques sous pour acheter mes fournitures scolaires. Les gens ne reculent pas et y mettent le prix " Un autre jeune plus âgé attend chaque année cette période pour aider ses parents à surmonter les dépenses de l'Aîd " Je viens souvent dans le cimetière pour entretenir les tombes. Je dois me débrouiller à faire ces petits boulots. Je gagne bien ma vie et je suis fier de faire ce métier mieux que de mendier " Une activité particulière règne dans le cimetière. Des va et des vient entre les allées. Chacun se débrouille à sa façon " Certaines personnes nous contactent pour blanchir la tombe, enlever les saletés. Nous ne demandons pas beaucoup d'argent et nous nous contentons du peu qu'elles nous donnent. 5 à 10 dinars en général " nous dit Jalal qui jardinait dans une place réservée à une grande famille. Pas plus loin, Moncef se plaisait à arroser les plantes et à nettoyer les tombes. Lieu de culte, lieu du souvenir, lieu collectif, le cimetière est un espace qui mérite un entretien continu. Heureusement que l'Aïd pointe et que plusieurs familles pensent à leurs morts. Ainsi, ils ont besoin d'entretien et d'embellissement.
Il est vrai qu'un nouveau paysage commence à apparaître avec des plantations des fleurs et arbustes et des allées entre les tombes. Mais certaines personnes trouvent toujours le moyen de s'infiltrer à l'intérieur du cimetière et de procéder à des actes de vandalisme. " Au petit matin, on est obligé de ramasser les bouteilles et bien d'autres détritus " s'indigne un des gardiens du cimetière. On fait de notre mieux pour rendre le cimetière propre et avenant " avoue-t-il.
Bref, le " business " en ce temps d'automne est très rentable dans nos cimetières à quelques jours de l'Aïd. Tous les moyens sont bons pour gagner sa vie C'est peut être le courage et la motivation de ces personnes pour s'en sortir en cette période de crise. Ils font ces métiers avec courage. Ils sont contents de travailler et d'être utiles grâce à ces petits boulots.


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