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La France encourage nos ressortissants à créer des projets en Tunisie
Immigration
Publié dans Le Temps le 29 - 09 - 2009

Selon les statistiques du consulat, la France, pays de l'espace Schengen le plus sollicité en Tunisie, a délivré quelque 88.000 visas en 2008, avec un taux de refus inférieur à 10%.
Ce chiffre est en hausse de 7% par rapport à 2007 (82 mille visas). Mention spéciale pour les visas de circulation, accordés pour une période de un à cinq ans et autorisant des entrées multiples, dont le nombre a augmenté de 28% en 2008, année de la signature de l'accord de "gestion concertée des flux migratoires et le développement solidaire" entre Paris et Tunis.

Aides pouvant allant jusqu'à 20 mille euros
La première convention signée vise à développer en commun " la mobilité internationale " au bénéfice des professionnels tunisiens souhaitant travailler en France et des entreprises implantées en France voulant recruter du personnel tunisien.
Dans ce cadre, les deux organismes œuvreront à informer et à accompagner les candidats à la migration professionnelle vers la France sur les offres d'emploi disponibles et proposables aux professionnels tunisiens et de veiller à aider les candidats tunisiens à la mobilité internationale, sélectionnés par les entreprises françaises, à accomplir dans les meilleures conditions les démarches pour l'obtention de visa, les formalités relatives à la visite médicale et les procédures de signature du contrat d'accueil et d'intégration.
L'autre accord permettra à l'OFII d'accorder des aides technique et financière aux ressortissants tunisiens de retour en Tunisie après avoir effectué un séjour en France d'au moins deux ans en qualité de " jeunes professionnels " (venus en France pour se doter d'une expérience professionnelle) ou sous couvert de la carte de séjour " compétences et talents " (carte valable d'au moins trois ans de séjour).
Ces aides, qui ont pour objectif d'encourager les ressortissants tunisiens à réaliser des projets en Tunisie plutôt que de s'installer en France, s'appliquent également à ceux qui ont bénéficié, depuis moins de six mois, d'un dispositif d'aide au retour volontaire.
Elles concernent la préparation et le financement du projet économique, la formation en rapport avec ledit projet, ainsi qu'à la mise en œuvre et au suivi du projet pendant un an.
Ces aides financières, attribuées par l'OFII, sont fixées à un montant maximal de 7000 euros pour le démarrage et la réalisation du projet. Mais peuvent aussi atteindre un plafond de 20 mille euros pour les entreprises employant au moins cinq salariés. Les aides seront dispensées par le biais de l'ANETI.
Toutefois, sont exclus de ce programme d'aide à la réinsertion économique et sociale des ressortissants, les Tunisiens ayant acquis la nationalité française, ceux qui sont titulaires de la carte de séjour " salariés en mission " ainsi que ceux âgés de plus de 65 ans et percevant leur retraite.
Les deux conventions ont été conclues, en marge du séminaire annuel des cadres de l'OFII tenu pour la première fois en Tunisie du 24 au 26 septembre 2009, par les deux directeurs généraux de l'ANETI et l'OFII, en présence de MM.Slim Tlatli, ministre de l'Emploi et de l'insertion professionnelle des jeunes, et Pierre Ménat, ambassadeur de France en Tunisie.
Le ministre a mis l'accent sur l'importance d'identifier les voies et les moyens susceptibles de renforcer la coopération exemplaire tuniso-française dans ce domaine compte tenu de ses retombées bénéfiques sur les deux pays ainsi que sur les personnes concernées tant au niveau économique que sur le plan de l'intégration sociale et la réussite professionnelle.
Il a rappelé que la Tunisie est le seul pays de la région à avoir conclu avec la France un accord sur la gestion concertée des flux migratoires et le développement solidaire, signé en avril 2008, ajoutant que cet accord est considéré par de nombreux observateurs comme un modèle dans la mesure où il touche à tous les volets de la gestion des flux migratoires (migration illégale, migration circulaire qui autorisent des entrées multiples, migration des travailleurs saisonniers et permanents ainsi que contribution au développement des compétences et ressources humaines en Tunisie).
M.Tlatli a souligné que la question migratoire n'est plus posée aujourd'hui en termes d'échanges ponctuels de main d'œuvre, elle suscite aujourd'hui de nombreuses questions liées aux coûts et bénéfices des pays émetteurs et récepteurs de main d'oeuvre et des migrants eux-mêmes.
De son côté, le diplomate français a indiqué que l'accord exemplaire de gestion concertée des flux migratoires comporte de grands projets notamment dans le domaine de la formation professionnelle, projets qui répondent a-t-il dit, à un objectif commun qui est d'améliorer l'employabilité des jeunes tunisiens et de conforter ainsi une croissance économique et sociale.

Déficits de la main-d'œuvre en Europe au cours des prochaines décennies
De nombreuses institutions internationales, dont la Banque mondiale ainsi que la Commission européenne se sont penchés récemment sur la question en raison de l'ampleur des mouvements prévisibles de populations entre le Nord et le Sud et de la nécessité de définir des politiques privilégiant la gestion concertée de la migration dans l'intérêt réciproque des pays capables d'assurer une intégration réussie des personnes dans leur nouvel environnement tant sur le plan économique que social.
Dans ce cadre, la Banque mondiale vient d'achever un programme de recherches portant sur les flux migratoires dans la zone Afrique du Nord-Europe.
Les principales conclusions de ces études mettent en évidence que les projections démographiques et de la population active indiquent que l'Europe connaîtra des déficits de main-d'œuvre au cours des prochaines décennies et ce quels que soient les scénarios et les mesures qui peuvent être pris en matière d'allongement de la durée de travail, d'augmentation des taux d'activité ou concernant l'adoption de politiques natalistes. Ces déficits concerneraient tous le secteurs et tous les niveaux de qualifications.

Fortes pressions
En contre partie, les pays du Maghreb continueront à faire face à de fortes pressions sur leur marché de l'emploi sous l'effet d'une progression rapide de la demande d'emploi.
Malgré ces constatations, les pays des deux rives de la Méditerranée n'ont pas réalisé des grands pas dans cette question et les mêmes problèmes de la migration persistent.
Pour preuve, l'accord signé entre la Tunisie et la France, en avril 2008, sur la gestion concertée, prévoit 9000 possibilités de travail en France pour les Tunisiens.
En plus clair, selon les termes de cet accord, les migrations pour motifs professionnels ont été fixées avec un plafond de 3500 visas annuels pour les candidats à un emploi de " salarié permanent " justifiant d'un contrat de travail, 2500 pour les " travailleurs saisonniers ", dans l'agriculture essentiellement, 1500 pour les cartes " compétences et talents " et de 1500 pour les " jeunes professionnels ". Soit un total de 9000 visas par an.
Toutefois, les données disponibles aujourd'hui indiquent des résultats maigres et en deçà des objectifs de l'accord. Les chiffres se situent aux alentours de 3000.
Aujourd'hui, l'objectif est loin d'être atteint. En effet, on tablait sur 1500 cartes " compétences et talents " par an. Il en a été délivré 52 en 2008, soit un rythme de 4 à 5 par mois, et 32 depuis le début de 2009, soit 5 à 6 par mois.
Pour les salariés permanents, on est passé de 817 en 2007 à 1191 en 2008, et les temporaires de 295 en 2007 à 455 en 2008, alors que, selon cet accord, les Tunisiens ont désormais la possibilité d'accéder à 80 métiers (contre 30 précédemment) dans 17 secteurs d'activité sur l'ensemble du territoire français.
Le nombre de travailleurs saisonniers admis en France, fixé à 2500 par an, est passé de 657 en 2007 à 811 en 2008, soit un gros retard par rapport à l'objectif fixé.
Plusieurs jeunes tunisiens sont conscients du fait que malgré le contexte actuel de l'emploi en France et en Europe en général, frappé par la crise, des possibilités d'emploi existent dans les secteurs en tension ou dans ceux où des pénuries d'emploi sont connues au niveau de certaines qualifications.
Autrement dit dans un pays comme la Tunisie où environ 40 % des jeunes de 15 à 29 ans espèrent trouver le mieux-être dans l'" eldorado " européen et où 10 % de la population vivent à l'étranger, les candidats devaient tenter de traverser illégalement la Méditerranée. Avec le risque de finir au fond de l'eau ou, une fois arrivés à bon port, de se faire arrêter pour être renvoyés chez eux.


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