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Mirages méditerranéens...
Emploi
Publié dans Le Temps le 01 - 12 - 2009

Le marché du travail dans les pays de la rive sud se caractérise par un faible taux de population active (45% en moyenne), un taux de chômage élevé (13% en moyenne) et une population jeune (31% âgés de moins de 15 ans). D'ici 2020, environ 22,5 millions d'emplois devront être créés dans la région.
En vue de satisfaire ces demandes additionnelles, quatre défis se posent : la gestion des flux migratoires, l'impulsion de la croissance, l'adéquation entre la formation et les besoins des entreprises économiques et le renforcement de l'intégration euro-méditerranéenne.
Ce constat a été soulevé par les participants au séminaire réunissant des représentants d'organismes de recherche et d'études stratégiques dans les pays des deux rives de la Méditerranée, organisé par l'Institut tunisien des études stratégiques (ITES) et l'institut de prospective économique du monde méditerranéen (IPEMED), avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Cette réunion s'intègre dans une série de rencontres planifiées par le réseau de prospective initié par l'IPEMED dont l'ITES est co-fondateur. Ce réseau, créé le 21 avril 2009 à Paris, s'est fixé comme objectif de mener des études prospectives concernant certains secteurs tels que l'environnement, les changements climatiques, l'énergie, l'emploi et l'agriculture dans les pays de la région.
Les résultats de ces études seront communiqués au prochain sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union pour la Méditerranée (UPM).
Les communications présentées, à cette occasion, ont analysé les réalités et les perspectives de développement de la région. Il ressort du diagnostic actuel que L'Europe latine est très intégrée à l'Europe par les échanges de biens et services, que les Balkans sont très intégrés entre eux et avec l'Europe, que les pays d'Afrique du Nord et du Moyen Orient sont très intégrés avec l'Europe pour les échanges de biens, dans une moindre mesure de services mais très peu entre eux.
D'où la question de la régionalisation qui se pose aujourd'hui plus qu'hier. Dans ce sens, deux scénarios sont envisageables : un approfondissement des échanges sous-régionaux, plus marqué pour l'Europe, les Balkans et la Turquie ; une diversification des échanges avec les grandes zones commerciales du monde et singulièrement les pays émergents d'Asie, et pour les pays arabes méditerranéens avec le Golfe.
Aymen BARKALLAH

***
Déclarations :

Taieb Hadhri, directeur général de l'ITES

« Elaborer une vision prospective commune »
« Aujourd'hui, il est nécessaire d'élaborer une vision prospective commune à la Méditerranée en vue de construire des projets et proposer des idées bénéfiques pour tous les pays partenaires de la région, les aidant à faire face aux défis actuels et futurs. La réunion actuelle, axée sur l'emploi, permettra d'approfondir la réflexion et d'échanger les expertises sur les moyens de contrecarrer les risques de chômage qui inquiètent l'ensemble des pays de la région ».

Cécile Jolly (IPEMED)

« La question de l'emploi doit être inscrite dans les priorités de la coopération nord-sud »
« La question de l'emploi doit être inscrite dans les priorités de la coopération nord-sud en vue d'identifier les meilleurs moyens de réduire le taux du chômage. D'où l'apport du réseau de prospective dans ce domaine en proposant aux gouvernements des projets ciblés. Dans ce cadre, six grands domaines d'intégration peuvent être isolés, dans lesquels il s'agira de déterminer les facteurs tendanciels d'évolution et les modalités de leur approfondissement, à savoir une intégration par les échanges de biens et de services très différenciée selon les sous-régions, une intégration par la mobilité de main d'œuvre, une intégration méditerranéenne par les flux de capitaux qui restent en deçà des autres pôles régionaux mondiaux mais qui résiste bien dans la crise, une intégration via les infrastructures qui progresse entre le Nord et le Sud mais moins sud-sud, une intégration par les valeurs partagées qui progresse au niveau des individus mais ne se réalise pas encore au niveau des préférences collectives ainsi qu'une intégration institutionnelle et administrative (avec des formes de supra nationalités très fortes en Europe, en devenir dans les Balkans et en Turquie, très faibles au Proche-Orient et en Afrique du Nord) ».

Tahar Sioud, ancien ministre

« L'Europe est invitée plus que jamais à s'engager avec les pays du Sud de la Méditerranée sur les questions essentielles »
« Dans les 20 années à venir c'est autour du bassin méditerranéen que les fractures liées au problème du développement humain seront les plus vives. C'est pourquoi, l'Europe est invitée plus que jamais à s'engager avec les pays du Sud de la Méditerranée sur les questions essentielles que sont : le flux migratoire, le dialogue des cultures et les complémentarités économiques régionales. D'où l'importance de promouvoir la coopération économique, l'appui au développement des échanges commerciaux et le développement socio-économique, ce qui permettra d'agir sur les causes profondes des flux migratoires irréguliers ».

Macarena Nuno (France)

« La circulation transméditerranéenne augmentera mais il ne faut pas imaginer des vagues très importantes »
« Il est fréquent d'opposer le Nord et le Sud de la Méditerranée sur tous les plans démographiques ou presque : fécondité, croissance de la population, direction des migrations, disponibilité de la main d'œuvre. Le rapport entre population de l'Union européenne et les pays maghrébins, du Golfe et le Proche-Orient dans les prochaines années dépendra plus de l'évolution politique (coopération, intégration régionale, ...) ainsi que de l'évolution démographique et le partenariat économique. En raison de l'interdépendance des économies et de la connexion de leurs marchés du travail, la circulation transméditerranéenne augmentera mais il ne faut pas imaginer des vagues très importantes à moins d'un boom économique énorme qui ne figure dans aucune prévision. Parmi les secteurs promoteurs de coopération euro-méditerranéenne et d'intégration de la main d'œuvre maghrébine figurent les services, l'agriculture et les nouvelles technologies de communication ».
Propos recueillis par A.B

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Chiffres clés
-En Tunisie, le nombre des demandeurs d'emploi insérés dans le marché du travail, au cours des huit premiers mois de 2009, a atteint 111 mille 900 candidats.
-Sur ce total, le nombre des diplômés de l'enseignement supérieur intégrés a passé à 35 mille 600, au cours de la même période, dont 7295 diplômés restés longtemps au chômage.
-La répartition sectorielle enregistre une remarquable amélioration du nombre des demandeurs d'emploi intégrés dans le secteur des services, particulièrement, dans les activités commerciales, alors que les secteurs de l'agriculture, de l'industrie, du textile et de l'habillement connaissent une certaine stabilité.
-La création de 425 mille postes d'emploi au cours du prochain quinquennat (2009-2014)
-Aucune famille sans travail ou sans source de revenu pour au moins l'un de ses membres au terme de 2014.
-Aucune attente d'une durée supérieure à deux ans, pour obtenir un emploi, un stage ou une formation qualifiante à la fin des études, au terme de la prochaine étape.


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