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Décongestion de la circulation à Tunis
Publié dans Le Temps le 16 - 01 - 2010


* Un plan qui sera réalisé au bout de 49 mois
* Fixation de 32 panneaux d'information dans 13 zones urbaines et 19 voies rapides
* Information par Internet et radio
* Installation de 20 anémomètres pour détecter automatiquement l'excès de vitesse.
* Aménagement de 22 voies protégées pour les piétons
Tunis – Le Temps - Ca y est la ville de Tunis aura incessamment son nouveau plan de circulation qui aura pour objectif de mieux organiser le trafic et le stationnement et surtout réduire l'encombrement dans les différentes artères de la capitale.
Les cahiers de charges sont déjà prêts et la municipalité de Tunis se penche actuellement sur la réalisation de la requête pour avoir le crédit.
Ça tombe à point nommé car le problème date depuis des années. Tunis était au bord de la suffocation.
Un projet tant attendu par les citoyens d'autant plus que la circulation au centre ville a toujours été un calvaire quotidien aussi bien pour les résidents que les fonctionnaires. « Le coup d'envoi sera en fait, donné par la création du centre de gestion intégrale, moderne et bien équipé », déclare Mme Saida Allagui, Directrice de la Voirie tout en précisant « qu'il sera implanté au parking de la Kasba ».

Mettre fin à la nuisance
Saturé et submergé à cause de l'augmentation du parc automobile, le centre ville est devenu quasi incapable d'accueillir ses visiteurs ou de servir ceux qui y résident. Bon nombre de familles tunisiennes disposent même de deux véhicules. D'ailleurs, la moyenne annuelle d'augmentation du nombre de voitures est de 6,2 %, c'est ce qui explique entre autres la saturation des grandes villes à l'instar de la capitale.
Même le métro opérationnel depuis des années, ne répond plus aux attentes des usagers. Au contraire, il est devenu source de « nuisance » routière et incapable de rendre service aux usagers. Son efficacité commerciale s'est réduite au fil des années pour se limiter à quelques kilomètres actuellement alors qu'elle était de plus de 30 kilomètres par heure juste après sa mise en circulation. Ce moyen de transport complique davantage le trafic plus particulièrement au niveau des carrefours car, « il ne respecte plus la signalisation », avouent quelques responsables du domaine.
Dès lors, la révision du plan de la circulation et de la signalisation dans la capitale est jugée importante pour remédier à cette situation et surtout améliorer la qualité de la vie dans ce milieu. Un plan le moins que l'on puisse dire ambitieux, puisque il touche plusieurs volets tels que l'organisation des carrefours et la création d'autres et le contrôle à distance de ces points à travers l'installation des caméras supplémentaires. Au-delà de tout ça les automobilistes auront droit à une information instantanée sur l'état du trafic, et ce à travers les médias et Internet ainsi que les panneaux d'information. D'ailleurs, « 32 panneaux seront fixés dans 13 zones urbaines et 19 voies rapides », déclare Mme Allagui.

Des caméras gérées de jour comme de nuit
Les automobilistes seront également appelés à mieux respecter le code de la route étant donné que « la municipalité procèdera à l'installation d'appareils et des caméras de contrôle dans les principaux carrefours », toujours d'après la directrice de voirie. Plus précisément, 64 caméras de nouvelles générations seront fixées dans ces points ce qui permettra de mieux les gérer aussi bien le jour que la nuit. Il faut dire que l'étude « don » réalisée auparavant a identifié 222 carrefours à centraliser et 72 nouveaux à équiper en la matière.
Toujours dans le même contexte, des détecteurs seront installés dans 39 stations de prise de données. C'est un système de contrôle d'information et de détection automatique des infractions, ce qui permettra de réduire ces pratiques et par conséquent organiser la circulation. Mieux encore, la vitesse sera mesurée avec pertinence. Pour ce faire, 20 cinémomètres seront opérationnels afin de détecter automatiquement les fraudeurs.
Un plan de circulation multidisciplinaire et surtout moderne et basé sur les nouvelles technologies contribuera incontestablement à l'amélioration du trafic dans la capitale et le Grand-Tunis d'autant plus que le problème date depuis des années.
Par ailleurs, les piétons seront concernés par le projet. Des zones totalement protégées leur seront consacrées soit, « 22 voies », précise Mme Allagui.
Installation de nouvelles caméras, réorganisation des carrefours, meilleure gestion des feux rouges, information instantanée sur le trafic, diffusions de données sur le net et les ondes des radios…seront entre autres les éléments du plan de la circulation qui sera réalisé sur 49 mois. La première étape consacrée à la modernisation du système de centralisation, l'installation du système de surveillance et des centrales de 152 intersections sera effectuée au bout de 18 mois. La deuxième partie des travaux s'étalera sur 14 mois et la troisième phase sur 17 mois. Elle sera réservée à la mise en place du système de détection.
Sana FARHAT
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Un plan de circulation toutes les 30 années…
Nul ne peut nier que le transport en commun et la circulation au centre ville souffrent de plusieurs lacunes. En fait, le premier plan en la matière date des années 70. C'est en 1978 qu'il a été conçu et juste un an après, il a été opérationnel. A l'époque, les responsables avaient pour objectif de changer le comportement des citoyens et surtout de réduire les accidents. Pour ce faire 11 caméras ont été installées dans 25 carrefours et ce essentiellement pour assurer la gestion des principales artères de la capitale soit, les avenues 9 avril et Mohamed V et ses pourtours. Cette infrastructure a été consolidée au fur et à mesure et renforcée en 1991 pour atteindre les 32 caméras. Cependant, elle ne répond plus aux besoins actuels comme elle est dépassée par le temps, c'est ce qui explique entre autres, le nouveau plan de la circulation. Mais là où le bât blesse, est qu'il a fallu attendre plus de trente ans pour que les autorités de tutelle parlent d'un nouveau plan de circulation, en 1998 plus précisément. Objectif commun ; améliorer le transport en commun et maîtriser l'énergie, car le métro et les bus sont devenus incapables de servir confortablement les usagers tout en étant une vraie source d'encombrement au centre ville. Dans la même optique un plan directeur de transport a été instauré en parallèle et qui est supposé être opérationnel depuis 2004. Il vise notamment, à améliorer le transport en commun et surtout le moderniser à travers l'installation du RFR, la réorganisation du métro et le réaménagement des stations…
S.F
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« 70 % des voitures en stationnement sur le trottoir »
Ayant pour objectif d'organiser le stationnement au centre ville et d'assurer une meilleure rotation, les zones bleues sont quasi-saturées et ne répondent plus aux besoins en la matière. D'ailleurs, 70 % de stationnement s'effectuent sur les trottoirs ou en pleine chaussée. Et si la demande est de plus en plus croissante au niveau de ces points « c'est à cause de l'augmentation du parc auto », expliquent les responsables qui trouvent beaucoup de difficultés assurer le bon fonctionnement de ces espaces. En effet, « la rotation de stationnement dans ces zones ne dépasse pas la moyenne de deux pour ne pas dire qu'elle est moindre », signale Mme Saida Allagui, directrice de la voirie. La municipalité de Tunis s'est fixé pour objectif d'atteindre les 7 rotations. Elle a d'ailleurs réussi à le faire quand l'expérience du sabot était opérationnelle. « Nous avons en fait, atteint les 8 rotations », ajoute-t-elle.
Utilisé longtemps, le sabot a fait ses preuves en matière d'organisation de stationnement. Les automobilistes qui dépassaient la période permise n'avaient pas à se déplacer aux fourrières et chercher leurs véhicules. Même les prix, pratiqués au début de cette expérience, étaient abordables pour toutes les bourses, c'est ce qui explique d'ailleurs la revendication de plusieurs automobilistes à réutiliser cette technique pour organiser le stationnement dans les différentes rues de la capitale. Une solution meilleure que celle de la grue qui est en train de chasser à gauche et à droite les voitures. Alors que son rôle consiste essentiellement à remorquer les véhicules garés dans des zones interdites au stationnement ou dans des points qui perturbent la circulation. Mais les agents chargés de cette mission oublient toujours cette instruction.


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