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Confusions sur ordonnance
Médicaments : La valse des circulaires à propos de certains médicaments antidouleur
Publié dans Le Temps le 10 - 02 - 2010


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Les antalgiques à base de dextropropoxyphène : Diantalvic, Dialgésic, Propofan, Antalgine, Dolovic dont on a décidé le retrait au 31 décembre 2009 bénéficient d'un sursis jusqu'au 30 juin 2010.
On a tous en mémoire la vaste polémique soulevée l'année dernière suite à la décision prise par certains pays européens de soutirer du marché pharmaceutique quelques antalgiques ou plus simplement des médicaments antidouleur contenant du dextropropoxyphène : Diantalvic, Dialgésic, Propofan, Antalgine, Dolovic (publicité gratuite).
L'Internet aidant, tous les malades du côté de chez nous de récuser catégoriquement pareils produits que ce soit au niveau des cabinets médicaux ou dans les officines en conseil de la part des pharmaciens.
Mais deux notes successives émanant de la tutelle calmèrent le jeu en autorisant la commercialisation de ces produits de juin 2009 au mois de septembre puis jusqu'à la fin du mois de décembre de la même année.
Début janvier 2010, les directeurs des laboratoires commercialisant les produits cités plus haut reçurent une circulaire signée par le directeur général de la pharmacie et du médicament, Mr Kamel Idir stipulant ce qui suit : « Dans le cadre de retrait des spécificités pharmaceutiques à base de Dextropropoxyphène, et vu l'absence de problèmes majeurs immédiats de santé publique, le Ministère de la santé Publique a décidé de proroger le délai de retrait définitif prévu le 31 Décembre 2009 au 30 Juin 2010. »
Le même texto a été adressé au président du conseil national de l'ordre des pharmaciens avec cette précision supplémentaire : « …Au cours de cette période transitoire, le Ministère de la Santé Publique vous demande de recommander aux pharmaciens d'officines de ne délivrer les médicaments contenant du destropropoxyphène que sur ordonnance médicale. »
Certains points interpellent dans cette affaire et méritent clarification. Tout d'abord le corps médical, le principal concerné n'est pas avisé par ce « sursis » alloué à ces produits. Et les délégués médicaux en dépit de toute leur bonne volonté pour convaincre les médecins de l'innocuité et de la période de grâce accordée aux dits médicaments se heurtent à beaucoup de réticente voire à la suspicion de la part des praticiens.
Pour conclure, on ne comprend pas la finalité de ces « dispenses d'âge » itératives à des médicaments qui ont été au cœur d'une grosse controverse à l'étranger.
Alors de deux choses l'une, ou bien ce sont de bons produits, sains et ne posant pas « de problèmes majeurs » et on les laisse se vendre tranquillement. Ou les risques les concernant sont réels dans ce cas de figure on les retire immédiatement du circuit. Car la réplique revenant à tous les coups de la part des malades est que les décideurs tiennent à écouler le stock existant avant de décréter son interdiction. Approche erronée de toute évidence mais pourquoi ouvrir toute grande la porte aux supputations en permettant de la sorte aux mauvaises langues de se délier à satiété ?
Mohamed Sahbi RAMMAH
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M. Mounir Mhirsi (Pharmacien - Hammam-Lif) : “Pas anodins comme produits !”
Il faut signaler d'emblée que ces produits appartiennent au tableau (A) dits dangereux et donc « normalement » ils doivent impérativement et strictement être délivrés au public sur la présentation expresse et sine qua none d'une ordonnance médicale. Ce ne sont point des produits dits plus communément conseils.
Mais, l'habitude a fait que les patients se les procurent souvent sans le passage obligé par les médecins prescripteurs. Ils sont très demandés et couramment prescrits.
Les Anglo-Saxons constatant quelques complications et effets secondaires inhérents à leur utilisation les ont tout simplement interdits en dépit des grands services qu'ils rendent aux patients ; les rhumatisants notamment.
Pour l'heure nous sommes confrontés à l'incompréhension des malades ne sachant plus sur quel pied danser. Les uns refusent et nous prient de gommer les produits de l'ordonnance pourtant dûment prescrits par leur médecin traitant. Les autres insistent pour se procurer les médicaments en conseil et en court-circuitant le médecin, en dépit de nos explications itératives et à la limite gênantes pour la bonne marche de notre travail quant aux raisons motivant notre refus à les satisfaire.
Nous disposons certes d'autres produits analogues pouvant à la rigueur les suppléer mais pas aussi performants et efficaces.
Jusque là, on n'a pas déploré d'accidents, mais faut-il insister sur le fait que leur utilisation avec modération est requise et conseillée car ce ne sont guère des produits anodins loin s'en faut !


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