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Qu'attendent les Kairouannais des nouveaux élus municipaux ?
La vie dans la cité
Publié dans Le Temps le 12 - 06 - 2010

La circulation, l'expansion des cafés et des garages, les moustiques et les étalages anarchiques
La commune de Kairouan est l'une des plus anciennes du pays. Elle fut créée en 1887 soit six années après l'établissement du protectorat français en Tunisie. Cette commune qui s'étend sur une superficie de 3000 Hectares est habitée par plus de 120.000 personnes.
Plusieurs projets urbains ont été réalisés pour embellir et donner une seconde jeunesse à cette ville notamment au niveau de l'infrastructure de base.
Malgré tous ces efforts louables, le citoyen dans cette ville continue à se plaindre des insuffisances encore remarquées notamment au niveau de l'infrastructure routière et attend beaucoup de ses nouveaux élus municipaux qui n'auront certainement pas la tâche facile pour rendre de plus en plus vivable une ville exceptionnelle qui ne cesse de s'étendre.
Amélioration de la circulation
Les problèmes cruciaux rencontrés par les habitants de cette ville sont multiples et en premier lieu celui de la circulation qui continue malgré toutes les rénovations opérées à irriter les usagers des routes urbaines avec notamment l'encombrement remarqué au centre ville généré par l'aménagement de la place Bab Jelladine transformée en une esplanade qui remplaça l'ancien parking réservé auparavant au stationnement des taxis aux voitures des particuliers et aux bus touristiques. Le remplacement du bitume par des pierres taillées a davantage compliqué la situation dans ces lieux. « Il ne faut pas non plus oublier les semi-remorques traversant les principales artères de la ville défiant les lois en vigueur. Ces engins détériorent la chaussée, polluent l'atmosphère, nuisent à la santé des habitants et provoquent même la surdité selon les ORL et affectent l'état de la chaussée. C'est un grand problème que les nouveaux élus sont appelés à résoudre », déplore Slah un chauffeur de taxi tandis que Hamed, un menuisier évoque l'absence remarquée des parkings urbains « Le nombre de parkings reste insignifiant si l'on tient compte du nombre de voitures circulant en ville. Il faudrait aménager de nouveaux parkings pour rendre la circulation plus fluide » rétorque-t-il. De son côté, Naceur un retraité souhaite voir les nouveaux élus programmer de nouvelles routes qui supporteront le trafic grandissant, désengorgeront la circulation urbaine et amélioreront la sécurité. « Mon souhait est de voir les services municipaux travailler dans l'avenir en étroite collaboration avec ceux du ministère de l'Equipement et de l'Habitat. Car il est inutile de construire des routes et ignorer les voiries souvent poussiéreuses et qui deviennent à chaque averse des marécages rendant la circulation de plus en plus difficile », remarque de son côté Abderrahmane un ingénieur de travaux.
Etalages anarchiques et cheptel « audacieux »
Un autre phénomène fut soulevé par Abderrazak un fruitier rencontré derrière son étalage bien achalandé et celui des étalages de légumes et des fruits et ces marchands de bric-à-brac qui ont choisi des places à grandes circulations de la ville souvent d'une façon anarchique à l'instar des cités d'El Hajjam, sur les bords de la rue Mongi Slim et sur les deux côtés de la rue de Sfax pour y élire domicile « J'espère voir les nouveaux élus municipaux parvenir à une solution radicale à ce problème en rassemblant ces étalages dans un seul endroit. Car ce genre de phénomène ne peut en aucun cas servir l'image d'une ville touristique et prestigieuse comme Kairouan », constate-t-il.
« Si nous sommes ici c'est pour gagner de quoi offrir une existence décente à nos familles » Soupire un jeune vendeur qui n'a pas encore trente ans mais en paraît vingt de plus et qui souhaite voir les nouveaux élus trouver une solution à son problème et à celui de ses semblables.
Moncef, un enseignant dans un lycée n'a pas encore trouvé d'explication à la présence de ces milliers d'ovins, de bovins et de caprins circulant dans les différentes artères de la ville et qui trouvent leurs nourritures dans les clôtures verdoyantes ou dans les feuillages des arbres d'alignement et à ces charrettes gênantes et s'interroge sur certaines insuffisances dans l'application des lois régissant ces secteurs. « Et pourtant il existe des lois qui interdisent l'élevage dans les périmètres communaux. Encore faut –il trouver une issue à ce phénomène social » signale-t-il.
Cafés et garages occupant les terrasses
Grâce au cahier des charges, le nombre de cafés et de salons de thé est en croissance dans la ville de Kairouan. Les cafetiers continuent à exploiter les espaces réservés aux piétons et les obligent faire le détour pour arriver à leurs destinations. « Il faut tout simplement appliquer les lois en vigueur. Cela mettra fin à ce comportement irresponsable et nous permettra de circuler sans problèmes » disait Naila fonctionnaire qui habite la cité Okba et qui doit passer quotidiennement à côté de six cafés avant d'arriver à son travail situé en face d'un café aussi.
« Je préfère m'asseoir à la terrasse de ce café dans l'espoir de trouver un entrepreneur ou un particulier qui veulent construire leur maison » rétorque Béchir rencontré à l'aube.
Les visites effectuées dans la ville ont permis de constater l'insuffisance des campagnes de nettoyage et de lutte contre les insectes. La situation n'étant nullement facilitée par l'état de certains endroits à l'instar de l'oued traversant la cité de l'AFH et qui dégage des odeurs désagréables. Dans certaines rues il existe des garages pour la réparation des voitures. Des épaves de véhicules sur les trottoirs et du lubrifiant couvrant les trottoirs « Alors qu'une place fut réservée depuis une dizaine d'années à Ettabane pour contenir ces garages polluants » signale Belgacem un épicier dans une grande rue commerçante de la ville.
Absence de planification
La ville de Kairouan a connu ces dernières années une expansion urbaine spontanée. En l'absence d'une planification appropriée, la ville s'est en effet étendue pour avoisiner de plus en plus les localités de Raccada de Dhraa Tammar et d'El Baten. Les nouvelles constructions n'ont pas seulement ignoré le cachet architectural de la ville mais aussi omis de programmer des espaces réservés à la verdure. «Il faut à mon avis stopper l'hémorragie en limitant l'expansion urbaine anarchique. Car c'est finalement le côté esthétique de la ville qui en souffre» regrette Habib, un étudiant à la faculté des lettres et des sciences humaines de Raccada.
Lutte contre les moustiques
En cette période caniculaire qui ne fait que commencer et à la suite des dernières pluies, l'invasion des moustiques a obligé bon nombre de citoyens à se rendre chez les menuisiers en vue de confectionner des moustiquaires pour se protéger des piqûres douloureuses de ces insectes. Le traitement tardif des gîtes de ces moustiques en est la cause disait Fethi, un haut cadre résidant dans un quartier dit résidentiel malgré l'état défectueux de ses routes. Et il ajoute : « malgré tous les appels lancés aux différents conseils municipaux qui se sont succédé dans cette institution l'oued traversant la cité AFH entraînant les eaux usées à ciel ouvert et dégageant des odeurs désagréables et insupportables continue à couler favorisant la poussée d'une végétation sauvage qui pousse pendant de longs mois offrant un gîte idéal pour la prolifération des larves d'insectes. Nous espérons voir nos nouveaux élus accorder à cet épineux problème l'intérêt qu'il mérite. Nous aimerions aussi qu'ils accordent plus d'importance à la verdure pour rendre la ville plus belle »
Bchira une dame propriétaire d'un taxiphone attire, quant à elle, l'attention des élus municipaux à la décharge anarchique qui a vu le jour au cimetière de Sidi Aissa à quelques dizaines de mètres du mausolée Sidi Saheb.
Encore de la verdure
Afin que les habitants bénéficient d'une meilleure qualité de vie, le reboisement et la création de nouveaux espaces verts est l'autre souhait des citoyens de la ville. « Malgré les efforts louables déployés par le conseil municipal sortant avec notamment l'aménagement de nouveaux espaces verts qui nécessitent un gardiennage continu pour les préserver notamment ceux du côté du monument du tapis et au niveau de la place entourant le mausolée Sidi Siouri où le gazon semé est devenu l'endroit idéal pour se défouler et s'étendre ou jouer au foot ; il reste encore plusieurs autres endroits à verdoyer et plusieurs ronds-points à entretenir et des plants d'alignement à planter », remarque Mohamed Hédi, un technicien supérieur en télécommunication avant d'ajouter que le centre ville (Bab Jalladine) lui manque un jet d'eau.
Animation de la ville
Les citoyens nourrissent l'espoir de voir leurs nouveaux élus accorder une grande place à l'activité culturelle avec notamment l'organisation de manifestations culturelles d'envergure. « Kairouan est un pole culturel important. Le citoyen dans cette ville éloignée de la mer souhaite voir la municipalité renforcer davantage le secteur de la culture et notamment les festivals dont celui de l'été » disait Kamel, élève dans un lycée secondaire de la ville.


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