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Soirée mitigée !
Samira Said au Festival International de Carthage
Publié dans Le Temps le 03 - 08 - 2010

On ne peut pas dire du concert donné par Samira Saïd dimanche soir à Carthage qu'il était très réussi. Artistiquement parlant, le show promis par la vedette marocaine lors de sa conférence de presse de vendredi fut dans son ensemble décevant et n'atteignit guère la qualité des grands spectacles occidentaux qui impressionnent tant Samira Saïd.
Celle-ci a beau jouer la carte jeune dans les compositions rythmées qu'elle interpréta et dans les pas de danse exécutés en accompagnement de ces chants, l'adhésion du public (composé pourtant d'une écrasante majorité de jeunes femmes et d'adolescentes disposées à faire la fête à n'importe quel prix) était loin de rappeler celle que suscita deux soirs auparavant sur les mêmes gradins le chanteur irakien Kadhem Essaher. On déplore également l'excès d'improvisation qui marqua le concert et d'une certaine manière sa préparation quelque peu bâclée, à nos yeux.
Prestations laborieuses
Le spectacle débuta par quelques morceaux joués en solo par l'accordéoniste Farouk Salama. Le « numéro », qui tint un bon quart d'heure, ne parvint que très péniblement à retenir l'attention des spectateurs et ce malgré l'immense réputation dont jouit le musicien contemporain de la diva Om Kalthoum. Samira Saïd, elle, fut accueillie plus chaleureusement, notamment par le petit groupe de jeunes Marocains installé à deux pas de la scène. L'artiste chanta du mieux qu'elle put des airs récents et d'autres qui le sont moins. Mais le duo qu'elle improvisa avec le compositeur Salah Charnoubi frisa le fiasco tant la voix médiocre de ce dernier n'était bonne qu'à ruiner le sort de la belle chanson interprétée. Samira Saïd rendit un semblant d'hommage au patrimoine musical marocain et à la chanson tunisienne en reprenant mal et comme une civilité forcée les inoubliables Ya bent bladi et Jari ya hammouda. Elle chanta aussi pour la fraternité et la tolérance entre les peuples, mais le public impatient de gigoter exigeait des refrains endiablés comme ceux des tubes « Al bal » et « Youm wara youm ». Samira Saïd l'en gava jusqu'à la fin de la soirée et se déhancha elle-même sur toutes les musiques exécutées.
Badreddine BEN HENDA
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Les à-côtés
*Plus de 5000 spectateurs ont suivi le concert de Samira Saïd qui débuta à 22 heures et s'acheva à minuit pile. Beaucoup d'entre eux commencèrent dès 23 heures à quitter l'amphithéâtre.
*Les jeunes Marocains assis en face de la scène arboraient leur drapeau national et répétaient à l'envi les airs de Samira Saïd. Ils lancèrent aussi des bouques de jasmin sur l'artiste ; ce qui n'était pas du goût des organisateurs, lesquels intervinrent aussitôt pour les en dissuader.
*Samira Saïd parla au public davantage en français qu'en arabe. D'ailleurs les paroles de sa chanson dédiée à la fraternité sont un mélange de textes français, arabes et anglais.
*Mme Mounira Maghrébi, imprésario de l'artiste marocaine en Tunisie, a pris place aux côtés du compositeur Salah Charnoubi et ne le quitta que rarement durant le spectacle. A la fin du concert, elle n'apprécia guère qu'une journaliste de la radio ait tenté d'interviewer le musicien en dehors des coulisses. Notons toutefois que Salah Charnoubi se livra à tous les journalistes pendant que Mme Maghrébi tenait compagnie à Samira Saïd dans sa loge.


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