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Les grands consommateurs payent pour ceux qui consomment le moins. Une politique à consolider, mais…
Société civile et ressources hydriques
Publié dans Le Temps le 08 - 03 - 2012

Le Tunisien est-il un grand consommateur d'eau ? Et à quel prix lui revient cette richesse qui devient aujourd'hui un droit humain ? L'eau coûte-t-elle chère pour la bourse du Tunisien moyen et bien entendu celle du plus démuni ? La politique tunisienne de la gouvernance de la richesse hydrique est-telle bonne et sa répartition est-elle équitable?
Des questions auxquelles on a cherché des réponses en marge de l'atelier national de la mise en œuvre du projet du Conseil arabe des eaux, axé sur la participation de la société civile dans la gestion des eaux, tenu hier matin au club culturel de la Soukra. Selon un représentant de la Société nationale d'exploitation et de distribution des eaux « La politique tunisienne de la tarification progressive de mise depuis 1974 a prouvé son efficacité car elle permet aux grands consommateurs de payer pour ceux qui consomment moins. Aujourd'hui l'Europe tend à appliquer ce modèle.» avance au journal Le Temps, Mourad Ben Mansour qui donne une conférence de presse autour de la tarification de l'eau potable en Tunisie. « La tarification est tributaire de la consommation et non pas de la région desservie en eau potable par la SONEDE. Et là encore il n'est pas de grandes disparités à mentionner car dans les zones rurales l'on consomme en moyenne 72 litres alors que dans les zones urbaines on en consomme 85 litres par jour. « fait remarquer notre interlocuteur qui définit les consommateurs tunisiens en trois tranches : la première concerne la tranche sociale qui ne consomme que 40 litres d'eau par jour, la tranche neutre qui en consomme 70 litres par jour. La tranche supérieure, est celle qui consomme l'eau à des fins industrielles ou touristiques. « Dans la première tranche le citoyen consomme en moyenne 20 m3. Il lui revient à payer par trimestre 9 DT (TVA compris) soit 100 millimes par jour. La première et la deuxième tranche sont celles à qui la facture est totalisée à moins de 200 millimes par jour. Ces deux catégories représentent 70% des clients de la SONEDE. La troisième tranche paye 700 millimes le m3 d'eau alors que la première tranche débourse pour la même quantité d'eau 145 millimes.», commente notre interlocuteur qui continue en expliquant « nos ressources hydriques ne sont pas une source intarissable. La SONEDE a un déficit qui s'accumule ces dernières années que nous devons combler. L'Etat peut intervenir mais ce n'est pas la solution car notre entreprise dont le but n'est pas lucratif doit s'auto financer en revoyant à chaque fois la tarification. Cela dit, nous devons savoir la gérer à bon escient. Je tiens par ailleurs à vous informer que dans ce sens des stations de dessalement des eaux de mer qui seront implantées pour commencer à Djerba, puis à Gabes et enfin à Sfax cherchent à avoir une meilleure qualité des eaux mais surtout c'est une manière de nous sécuriser contre un quelconque manque en cette richesse hydrique. » fait remarquer notre interlocuteur.
Les zones rurales
Encore est-il, et de source bien informée, on sait aujourd'hui que dans des zones tunisiennes l'eau potable demeure une source asséchée. Moez Alaoui , cadre à la SONEDE considère que presque la totalité des grandes agglomérations sont desservies en eau et que sur tout le territoire tunisien plus de 85% des citoyens le sont. Est-ce des chiffres gonflés ? Moez Alaoui nous dit que non, puisque et toujours selon lui l'OMS considère une zone desservie en eau si celle-ci est accessible à des citoyens habitant à moins de 3 km de cette zone. On croit notre spécialiste sur parole car l'information ici, … coule de source. Moez Alaoui qui a donné un exposé sur le cadre juridique des associations hydrauliques en Tunisie a insisté sur le rôle important de la société civile pour aider l'Etat à desservir en eau toutes les zones du pays. « Parmi les formes d'organisation adoptées par les populations en milieu rural autour des points d'eau communs et dans le but de subvenir aux besoins aussi bien de l'irrigation que de l'usage domestique, on trouve les groupements d'usagers. Ces groupements ont évolué de part le temps et elles ont abouti à ce qui est communément appelé « les associations hydrauliques » » dit-il pour définir les associations hydrauliques qui se comptent aujourd'hui par centaines dans notre pays. Le rôle de la société civile n'est plus à démontrer en effet en ce sens où des ONG et des associations multiplient les efforts pour permettre aux zones les plus reculées du pays d'avoir leur droit en eau.
Projet du Conseil arabe des eaux
C'est aussi l'objet du projet du Conseil arabe des eaux dont l'atelier tenu en Tunisie tente un tant soit peu de dresser un calendrier qui donne plus d'efficacité au travail associatif en ce sens. Même si des Tunisiens y sont actuellement, en plein dedans. Plusieurs intervenants ont en effet décliné les grands axes de ce projet qui commence à chaque fois qu'il est question d'une zone à desservir en eau, par une étude sociologique. C'est le thème de la communication de Zoubeida Bargaoui, qui a brossé à grands traits les aspects de l'enquête menée par l'équipe du projet dans des zones reculées à Zaghouan, Bizerte et Siliana et qui relève de grandes difficultés des habitants de ces régions à avoir accès à l'eau. « Il en résulte que la corvée d'eau est souvent réservée aux femmes. L'eau est ramenée par bidons en plastique de 5, 10 et 20 litres, selon la santé des femmes, la demande en eau et la fréquence de la corvée. … »
Henri Smets, un représentant de l'Académie de l'eau en France, qui était des nôtres lors de cette journée de travail, a axé son exposé sur le droit des uns et des autres à avoir accès à l'eau potable en passant en revue les articles du droit international s'y référant. « Depuis 2010 la Résolution de l'Assemblée générale des Nations unies reconnaît le droit de l'Homme à l'eau qui n'est pas juridiquement contraignant. Il est politiquement fondamental. Ce droit découle d'un droit à un niveau de vie suffisant. » dit-il.
Mona BEN GAMRA
jamel


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