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Premier grand rush sur Hammamet
Reportage Et vive la crise!
Publié dans Le Temps le 27 - 06 - 2012

Hammamet était le week noire de monde. Après la fin des examens et la proclamation des résultats, tout le monde a préféré prendre la direction de cette Côte d'Azur du pays pour s'éclater.
Le soleil et la mer n'ont laissé personne indifférent. Un monde fou a pris d'assaut cette station balnéaire de la Tunisie pour se ressourcer, se décrasser et s'oxygéner les poumons. Un déferlement difficilement à gérer le jour et le soir.

C'est que les Tunisiens et ils sont nombreux étaient décidés de changer d'ambiance et d'oublier leur stress quotidien. Pourtant, ce n'est pas donné, vu la cherté de la vie dans ce coin touristique du pays où les prix montent même avec le froid glacial. Mais on se demande si le Tunisien a les moyens de casquer durant ce week end des sommes d'argent pour s'amuser les pieds dans l'eau.12h00 samedi, la météo annonçait une journée chaude . Mais rien n'a privé les Tunisiens à aller se bronzer. Une virée du côté des hôtels atteste un fort taux d'occupation. Sahbi un hôtelier nous a dit : « on a refusé plusieurs clients. Notre hôtel affichait le plein. Les tarifs pratiqués en juin n'ont laissé personne indifférent ». « On vient à Hammamet pour son ambiance » nous affirme Noômane.

Cité des restaurants chics, elle est aussi réputée aussi par ses beachs clubs branchés. Pinky Beach, Manhattan Beach, Goa Beach, South Beach, Delphina Beach, Pinna et Dar Hayet étaient noirs de monde. On allie la baignade à la musique. On écoute ici la musique, on danse, on s'éclate jusqu'à 20heures du soir . On se croit à Ibiza. C'est bien organisé. Pas de faille. La sécurité est assurée » nous dit Daly, propriétaire d'un beach club. Les amis, les familles, jeunes et adultes et même des vieux sont venus nombreux pour se divertir. Tranquillité, calme et quiétude, ce sera pour plus tard nous affirme Sonia mère de trois enfants : « C'est mon coin préféré. C'est vrai qu'on paye cher ici notre journée. Mais ce coin, c'est sacré. Il est vrai que je me prive et tous mes économies, je les dépense durant ce week-end». Cet exemple en dit long sur les dépenses des Tunisiens durant l'été malgré la crise et la baisse du pouvoir d'achat. Mais si on sillonne Hammamet, on constate que tous les cafés, restaurants et les beach clubs sont pleins de monde. Du côté de la Marina, il est difficile de trouver un coin vide. C'est plein. On doit mettre beaucoup de temps pour avoir sa place dans cet espace le plus branché d'Hammamet. « C'est vrai nous dit Héla c'est select. Le Tunisien aime le confort même au prix fort. « Ce n'est pas donné nous explique Amine. On dépense 150 à 200 dinars pour un après-midi , c'est logique étant le cadre agréable et l'accueil personnalisé sinon il y a d'autres coins qui vous servent ces pâtes à cinq dinars ! » Nabil ajoute : « C'est toute la jet set du pays qui fréquente ces espaces. Il y a d'autres coins moins chers. Si tu n'a pas de fric, tu ne peux pas rester dans ce circuit. C'est une question de pouvoir d'achat. C'est pourquoi ces hôtels et ces Beach Clubs connaissent de fiévreuses poussées de prix qui font que les boissons se font inabordables tellement les prix grimpent. Mais assurez-vous il n' y a pas beaucoup qui se privent car la tentation est grande même si on est un petit fonctionnaire ». Il est vrai que le Tunisien est un grand dépensier. Passer un week-end à Hammamet, ça n'a pas de prix. « L'essentiel c'est qu'on ne se prive pas et les gens m'as-tu vu sont nombreux et font tout pour côtoyer cette catégorie à forte valeur ajoutée. Il est vrai que malgré la crise, les jeunes ont du mal à se contrôler, à maîtriser leurs désirs, et plus encore dans ce nouveau champ d'exploration que sont les sorties de la nuit et les dépenses à outrance.

A minuit, tout le monde s'éclate !

Hammamet la nuit est noire de monde. On y vient de partout comme en témoignent les plaques minéralogiques des voitures, dont beaucoup viennent même de l'Algérie et de la Libye. Du côté de Moncef Bey, on a du mal à passer.

Le trafic à minuit est dense .Toutes les boîtes sont bondées de monde, particulièrement les week-ends marqués par un déferlement ininterrompu. Le Calypso, le Pacha, l'Oasis, Goa sont pris d'assaut. De leur côté, la sûreté nationale a mis en œuvre ses plans d'intervention dans le cadre de la saison estivale. La présence des éléments de ces services de sécurité, aussi bien sur les routes que sur ce tronçon est un réconfort pour les estivants. Moncef Bey est aussi le type de site balnéaire où la cacophonie de sons diffusés à tue-tête par des enceintes acoustiques met les tympans à rude épreuve. Tous les DJS internationaux mettent de l'ambiance jusqu'à l'aube. Au Calypso, la boite affiche complet. Le patron Slim Aloulou refuse certains clubbers. Un monde fou est venu danser avec Soul Clap. Pas plus loin, El Pacha essaie de gérer difficilement cette marée humaine.

On met beaucoup du temps pour traverser ce bouchon de quelques mètres. Si pour certains estivants ce week-end est un moment de farniente, de détente ou de ressourcement, il n'en n'est pas de même pour d'autres couches de la population qui se contentent d'un thé autour d'une chicha. Mais même les cafés sont bondés de tunisiens et de visiteurs Pour preuve, les bouchons interminables de véhicules en circulation donnent une idée du calvaire à endurer pendant cette période de l'année. C'est comme ça, c'est l'été à Hammamet. La cité des jasmins a son charme particulier. On ne se prive pas et on revient chaque week end célébrer la fête


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