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L'heure du grand nettoyage sur le littoral
Banlieue-Sud
Publié dans Le Temps le 12 - 05 - 2013

Les délégations spéciales des communes du littoral de la banlieue-sud de la capitale (Radès, Ezzahra, Hammam-Lif, Hammam-Plage…) n'ont pas encore entamé les travaux du grand nettoyage des plages, quand bien même la saison estivale serait à nos portes. Il est donc grand temps pour que les conseils municipaux retroussent les manches et lancent une action pour nettoyer les tonnes de déchets échoués sur les plages. Des campagnes de propreté ont été récemment lancées dans ces villes de banlieue pour nettoyer les rues et les places publiques, faisant appel à des jeunes bénévoles et des associations locales. Venu le temps pour mobiliser les agents municipaux et ces mêmes associations pour s'occuper des plages qui sont dans un piteux état.
Plages en piteux état
Une virée à travers ces plages de la banlieue-sud nous a révélé qu'il y en a de toutes les couleurs : du plastique, des bouteilles en verre, des chaussures, des restes de filet de pêche, des algues, du cordage nylon, des végétaux poussant dans le sable ; enfin, tout ce qu'on peut imaginer… La saison estivale est à nos portes et bientôt les baigneurs se rueront sur les plages pour prendre leur bain et se rafraîchir le corps et se prémunir contre la chaleur de l'été, quoique la baignade ait été interdite depuis deux ans dans certaines zones des plages de banlieue. Espérons que cette année, les autorités prendront des mesures plus rigoureuses à protéger les baigneurs contre ses eaux contaminées, en plantant des pancartes au bord de la mer et en jetant des bouées sur les lieux interdits afin d'aviser les gens du danger accouru et éviter les noyades… De plus, ces plages de banlieue-sud ont en commun un problème particulier, c'est l'existence des brise-lames qui longent toutes les côtes à quelques encablures de la plage, ce qui contribue souvent à la création de zones où l'eau de mer stagne et devient marécageux et dangereux pour la baignade. L'on se demande quand les autorités penseront à enlever ces brise-lames et les remplacer par des techniques plus sophistiquées, à l'instar d'autres pays dans le monde. Quand on sait que depuis l'installation de ces brise-lames, les plages de la banlieue-sud sont de moins en moins fréquentées, ces plages qui, par le passé, étaient les lieux de prédilection des estivants qui venaient de toutes les régions du pays ! Ces grosses œuvres demandent sûrement un grand budget dont les conseils municipaux ne disposent pas à l'heure actuelle, il faudrait au moins s'attaquer pour le moment au nettoyage des plages pour garantir aux citoyens un milieu sain et salubre où ils peuvent se baigner et se bronzer en toute quiétude et sécurité.
Accomplir un geste citoyen
Pour ce faire, les autorités municipales doivent prévoir illico une action de dépollution des plages visant à enlever des détritus divers rejetés par la mer (algues, coquillages…) et les déchets plastiques et autres encombrants laissés par des baigneurs ou des promeneurs qui gisent encore au bord de la mer depuis des mois. Cette action doit être accompagnée par des campagnes de sensibilisation orientées vers les enfants des écoles avant même l'arrivée des grandes vacances d'été afin de les exhorter à la nécessite de la protection des plages contre la pollution, de la préservation de l'environnement et de l'hygiène des lieux de villégiature destinés à la baignade et aux jeux de la mer pour que résidents et vacanciers jouissent d'un été agréable et salubre. Les rues environnantes et les chemins menant à ces plages doivent avoir leur part d'entretien (manque d'éclairage public, nids-de-poules, déchets de poubelle, herbes sèches, corniches non aménagées…). On doit donc procéder au nettoyage des ordures amassées dans ces environs sachant que ces déchets débordant des poubelles ou jetés sur les trottoirs polluent l'environnement et affectent l'image des plages.
Les municipalités concernées peuvent faire appel à différents sponsors et partenaires institutionnels et aux associations locales et régionales afin qu'ils mettent la main à la pâte ; ces organismes partenaires pourraient même assurer une action ponctuelle et de longue période pour l'assainissement du littoral. La municipalité pourrait également en appeler aux bonnes volontés pour nettoyer ces plages : il y a toujours des volontaires prêts à agir et donner un coup de main avec plaisir surtout lorsqu'il s'agit du bien de tous. Comme la plupart de ces municipalités de la banlieue-sud souffre d'un manque flagrant de budget, une mobilisation générale de propreté des plages est nécessaire. Il est de l'engagement de tous pour participer à cette action pour débarrasser nos plages des déchets en plastique et les agglomérats d'algues qui jonchent nos plages.


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