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Mémoire du temps présent: Par temps de crise planétaire majeure : Seuls survivront les Etats forts !
Publié dans Le Temps le 31 - 08 - 2014

Ce que les Tunisiennes et les Tunisiens doivent comprendre aujourd'hui c'est que l'ensemble de la planète est au bord de l'épuisement et que les Etats majors même les plus puissants de ce vaisseau terrestre n'arrivent plus à contrôler cette descente aux enfers de plus en plus palpable et persistante. Les causes sont multiples.
D'abord, la démographie ! Imaginez, le transporteur galactique va bientôt devoir transporter 9 milliards d'âmes dans moins d'un demi siècle, c'est-à-dire demain. Si chaque individu consomme un litre d'eau et une livre de pain ou de riz par jour, à vous de calculer la production nécessaire de denrées alimentaires et autres pour répondre aux besoins vitaux des 3⁄4 de l'humanité qui fera la queue au seuil de la pauvreté !
Helmut Kohl, l'ancien chancelier Allemand et réunificateur de l'Allemagne, le prévoyait déjà dans les années 90 pour l'Afrique et annonçait des remaniements au niveau des Etats de l'Indépendance et des frontières.
Mais les réalités amères de l'évolution ont largement dépassé ses prévisions... le phénomène est bien plus planétaire et nous allons assister petit à petit à des fissures genre volcaniques qui n'épargneront personne y compris ceux qu'on croyait de par leurs puissances économiques et militaires hors de portée de ces dangers qui pointent à l'horizon.
Le Moyen Orient est le ventre mou le plus fragile du corps terrestre, parce que la crise est accentuée par la nouvelle barbarie messianique qui propose l'anéantissement de tous les « ordres » anciens pour annoncer l'apocalypse génératrice du nouvel ordre égalitaire et structuré au nom de « Dieu » !
Quand Obama met des semaines et bientôt des mois pour trouver riposte à l'Etat de la terreur « islamique », pour annoncer au bout du compte l'absence de plans d'action pour la première puissance du monde à venir à bout d'une barbarie qui s'étale de jour en jour comme les feuilles de ces plantes envahissantes du lièvre pour étouffer des peuples entiers mis sur les routes de l'exil à la recherche d'un refuge salvateur, on voit à quel point la « puissance » est frappée d'impuissance quand il s'agit de régenter le monde et le rendre viable et vivable pour le présent et l'avenir.
On parlera bien sûr du calcul de ces « puissances » à vouloir détruire le mal par le mal, mais « Daëch » n'est plus sous contrôle et nous rejoignons les films de fiction où l'inventeur du « virus » dévastateur en devient la première victime !
L'Amérique est bien loin des théâtres d'opération mais le phénomène s'accélère à tel point du fait du lubrifiant religieux qu'il risque un jour de camper à Manhattan même ou du côté de la 5ème Avenue à New York !
Alors que peut-il se passer et comment survivre à cette métastase qui n'épargne plus aucune région au monde et si vous voulez en être convaincu, faites les recherches sur les sites planétaires de ce mouvement et des millions de « ses » « cellules » périphériques bien vivantes (certains diront à tort... dormantes) avec pour chevilles ouvrières des milliers d'Occidentaux européens et américains en chair et en os.
Une règle universelle depuis l'antiquité demeure la seule et unique première thérapie à ce genre de fléau :
« La force » ! Oui seuls les forts survivront comme dans toute sélection naturelle où il y a lutte pour la vie !
Certes la « force » n'est pas seulement « matérielle », encore que dans ce genre de conflit les bonnes armes comme dirait Machiavel sont une nécessité absolue, elle peut être confirmée avec un bétonnage culturel et spirituel qui favorisent l'intégration « nationale » et l'immunisent contre l'envahisseur.
La Tunisie a vécu une double situation d'intégration et de désintégration avec la Révolution.
Au départ, partie pour réhabiliter l'Etat confisqué par la dictature personnalisée et l'appropriation par une caste avide surtout au niveau économique, l'évolution du fait de l'accélération religieuse plutôt surprenante parce que vivant dans le secret, a détourné cette même Révolution de ses ambitions initiales, pour s'attaquer à l'ensemble de l'ordre ancien et surtout l'Etat national moderne et ses valeurs de support.
Trois longues années de culpabilisation intense de l'Etat « ancien » ont créé des fissures béantes et frappé au cœur la vitalité même de l'Etat à répondre aux exigences accumulées de la société de plus en plus fragilisée d'abord par l'éveil de la revendication mais aussi et surtout par l'affaissement de la production et l'absence de discipline à tous les niveaux.
La discipline, qui n'est autre que le respect des lois, a été perçue de plus en plus comme une « valeur » répressive de l'ordre ancien. D'où cette cacophonie énorme au sujet du « concept » de la « libération » ou de la « Révolution » elle-même !
Etre « Révolutionnaire » c'est être « contre l'Etat »... et ce sont les nouveaux ordonnateurs du pays qui l'ont clamé en toute « responsabilité » ! D'où toutes ces confusions « des Etats dans l'Etat » à Carthage, au Bardo et à la Kasbah.
Mais la crise est là surtout économique et il va falloir retrouver l'Etat » de la providence ou au moins celui qui peut assurer la sécurité du pays et la survie de la Tunisie en tant que telle !
Plus que jamais un Parti ou un leader quels qu'ils soient qui n'appellent pas à la réhabilitation de l'Etat, ne méritent pas la confiance de notre peuple, parce qu'il s'agit d'être ou de disparaître !
L'Etat doit être à nouveau fort et puissant surtout dans la conjoncture actuelle. Il ne peut y avoir de place aux « faibles » ni aux Etats d'âmes romantiques et totalement déconnectées de l'évolution du monde.
M. Poutine en Russie et les leaders Chinois, plus discrets, l'ont bien compris, c'est pour cela qu'ils courent moins de risques majeurs que l'Europe embourbée dans des considérations plus proches de la « Morale » que de la Politique. M. Hollande, généreux à son habitude, refuse d'associer Bachar Al Assad à la lutte contre Daech parce que « la barbarie » est une et que l'on ne peut pas de son point de vue, accepter celle du régime syrien. Mais il ne dit pas comment il peut arrêter la progression de « l'Etat islamique » et sa barbarie suprême, ce qui revient à accepter à l'infini les faits accomplis... jusqu'où... tout le monde le sait ! Parce qu'aucun pays au monde n'est plus à l'abri du fléau y compris la France.
La Tunisie doit compter sur elle-même d'abord et réhabiliter son Etat fort crédible et dissuasif. Mais pour cela les électeurs auront leur mot à dire en pleine conscience et connaissance cette fois-ci !
K.G.


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