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Mémoire du temps présent: Le sécuritaire et le spirituel.. Pour le meilleur et non le pire !
Publié dans Le Temps le 26 - 10 - 2014

De l'opération « Chabao – Oued Ellil », je ne tirerai pour le moment que quelques conclusions indicatives de toute importance pour l'avenir, car cette interminable « transition » n'a que trop duré et les dégâts du « provisoire » s'avèrent de jour en jour plus lourds à porter et à gérer que les déchets de bâtiments qui envahissent nos villes.
D'abord, il faut relever que la crédibilité de notre police, de notre armée et de notre garde nationale, une fois « libérées » de l'absence de volonté politique des précédents gouvernements, s'avère intacte et même performante. Il faut quand même avoir à l'esprit et ne pas oublier toutes les « tentations » ettoutes les « tentatives » des nouveaux maîtres de la Tunisie après la Révolution, de s'approprier en tout ou en partie l'appareil sécuritaire du pays, en y opérant le ménage rapide et un certain dégraissage au niveau de ses cadres spécialisés dans la lutte anti-terroriste et les renseignements généraux, trainés dans la boue et culpabilisés sous le dénominatif humiliant et pervers de « police politique » !
Finalement sur ce dossier très délicat, la bonne police éternelle et de toujours celle qui consiste à immuniser l'Etat et la société contre le crime organisé, la déconfiture de la sûreté générale et la paix civile et la protection de la vie humaine et les biens publics et privés.
Le terrorisme a toujours été une sorte de déviation du crime « civil » vers le crime idéologique et « politique » et vice-versa. La frontière entre ces deux fléaux s'avère de plus en plus difficile à tracer. Aujourd'hui, il est prouvé que les milices terroristes en Irak, en Syrie, en Libye et ailleurs au Mali etc..., veulent « leur part d'Etat » et de fortune nationale spécialement le pétrole et du commerce international, entendez la contrebande.
Par conséquent, gardons-nous à l'avenir d'accepter que la sécurité nationale soit gérée au gré des « politiques » engagées ou idéologiques un jour elle culpabilise l'ancien, et un jour elle s'approprie les moyens de la coercition publique et la violence légale pour construire ses « Emirats » et l'Etat milicien conformément soit à une lecture spécifique de la religion soit à une lecture hautement orientée des droits de l'Homme et des libertés publiques.
On a vu souvent des « primés » d'associations internationales des droits de l'Homme et de la libre pensée se comporter une fois au pouvoir ou dans ses coulisses comme de véritables parrains des milices de la violence et de la terreur. Remontez les images de meetings des anciennes ligues dites de « protection de la Révolution », et vous en aurez des surprises ! Mais, passons !
Autre conclusion d'importance c'est la gestion du « religieux » qui a fait que ce pays paisible connu pour la gentillesse, la tolérance et la bonté de son peuple soit devenu le premier pourvoyeur en « seigneurs » et soldats du terrorisme à travers le monde.
On a parlé dans des livraisons précédentes de la « désertification » spirituelle et religieuse que certains attribuent à la politique de « répression » du sentiment et de la pratique religieuse dans ce pays sous l'ancien régime et qui est de fait la conséquence du discours religieux extrémiste et fanatisé qu'on nous sert encore sous forme de « daâwa » par les imams, bien trop nombreux, de culture « wahabiste » qui ont mis nos mosquées sous contrôle salafiste avec la bienveillante « complicité » de l'ancienne direction du ministère des Affaires religieuses. Ceci nous amène à une exigence essentielle et urgente : la libération de nos mosquées pour les réhabiliter à nouveau et leur redonner leur vocation d'origine prescrite par Dieu, le Saint Coran et notre Prophète vénéré Mohamed (SAWAS), à savoir, répandre la bonne parole, la solidarité, la tolérance et la modération, et surtout rejeter la violence et la discorde.
Le ministère des Affaires religieuses est à notre humble avis, avec les ministères de l'Education nationale et de la Famille, le département le plus stratégique et de souveraineté de ce pays. A sa tête, nous devons avoir un homme ou une femme d'une très grande culture musulmane « tunisienne » avec une vision claire et de réforme pour vider, je dis bien vider, nos mosquées de toutes les « cellules » takfiristes qui les gangrènent. Par ailleurs, on doit discréter formellement l'interdiction de « visas » pour la Tunisie, des prédicateurs d'Orient connu pour leurs orientations wahabistes et obscurantistes. Appelons cela tout ce que vous voulez, mais le pays a été suffisamment traumatisé par ces « laveurs » de cerveaux professionnels et en puissance venus d'autres planètes et vivant l'âge anté-islamique de la pierre taillée, pour décider et de la manière la plus ferme, la fin de l'hémorragie. La Tunisie a son Islam, heureux et bienfaiteur... point à la ligne !
«L'importation » dans ce domaine hautement dangereux, et inflammable, et non seulement déconseillée, mais doit être contrôlée au cas par cas. Vous me direz c'est une force de « censure » et nous savons quand elle commence mais jamais où elle finit !
Je vous l'accorde ! Mais, il y a suffisamment de bons « ulémas » et de docteurs de l'Islam honnêtes et savants dans ce pays pour distinguer et séparer le bon grain de l'ivraie et n'inviteren Tunisie que ceux et celles qui peuvent donner à nos enfants la lumière et non l'obscurantisme.
Par conséquent, le prochain gouvernement va avoir des tâches urgentes de remise à niveau surtout économiques et financières.
Mais, le sécuritaire et le spirituel sont aussi essentiels et là encore, ce qui ne doit plus faire défaut c'est : la volonté politique !
L'immunité de la Tunisie et son invulnérabilité en dépend. Il faut plus que jamais protéger les valeurs de notre moule civilisationnel adossé à notre moule civilisationnel adossé à notre longue histoire millénaire et aux legs zeitounien et sadikien qui ont fait largement leurs preuves avant que ce pays ne subisse l'invasion des « Martiens » !
La Tunisie nous interpelle et nous appelle... alors répondons... présents !
Le jour «J» est bien là.
Vivons-le intensément !
K.G


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