Sans précédent dans les annales du football en Tunisie, une équipe en pleine course pour le titre, que dis-je les titres, freine sec à quelques encablures du terme de la compétition, pour laisser dit-on, « le champ libre à d'autres de remporter le trophée ». L'affaire est tout simplement grave. Si les étoilés, à juste titre crie injustice, c'est qu'ils considèrent « la manœuvre préméditée et la mauvaise foi manifeste ».Cela est d'autant plus vrai que l'opération clament-ils haut s'est produite à trois en l'espace d'une demi-saison. « Et si rétorque le président de l'ESS, les autres fois nous nous sommes tus c'est simplement que nous considérons que la faute est humaine ». Mais à partir du moment où le manège continue nous ne pouvons plus admettre de telles choses » car ajoute-t-il si le principe veut qu'un arbitre pour être impartial et juste doit éviter les erreurs, l'exception serait alors qu'il fasse humainement erreur ». Or dit-il , il se trouve que l'échelle des valeurs a été inversée pour entendre que la faute est humaine, est-ce à dire que le principe soit à présent l'erreur possible et l'exception de bien diriger une rencontre ». Non , non nous ne sommes lus d'accord à partir du moment où la préméditation et la mauvaise sont bien réelles » conclut le président Charfeddine. Une question d'hommes d'abord ! Et les instances fédérales dans tout cela ? il va sans dire que si le président étoilé donne un sens à ses accusations force est d'admettre que la DNA et la LNFP sont bien les premières visées dans ce cas. Comment peut-il en être autrement avance le président de l'ESS quand à peine moins de vingt quatre heures après le match le responsable chargé de désigner les arbitres assistants , tel un fusible, a été congédié ? Comment peut-il en être autrement quand l'arbitre Kordi dans une manœuvre bien préparée orchestrée s'acharne sur Bounedjah pour l'éliminer totalement du match et de la compétition ? Bref, Ridha Charfeddine ne mâche pas ses mots et désigne du doigt ces deux institutions. Oui mais ce qui est plus grave c'est que se cantonnant dans leur silence certaines autres institutions se rendent suspectes par un tel comportement. Où sont le CNOT ou la FTF dans le paysage sportif tunisien ? Le football en Tunisie va mal très mal même. Mal de ses infrastuctures mal gérés , mal de sa réglementation désuète et inadaptée, mal de ses hommes rompus à des pratiques qui ne font plus honneur au sport en général et donnent la mauvaise image pour les générations futures. Inconscients et incompétents à la fois, ils n'ont à aucun moment été en mesure d'élever le niveau des débats dans un secteur fort stratégique par ailleurs dans la gestion même politique des masses et partant économiques. C'est que les institutions ne valent que par les hommes qui les dirigent.