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La victoire du livre tunisien!
Publié dans Le Temps le 29 - 04 - 2015

Le grandissime théâtre municipal de Tunis a accueilli samedi dernier, 25 avril, la cérémonie de la distribution des prix de la 19ème édition du Comar d'Or en présence d'un bon nombre d'académiciens, chercheurs, auteurs, assureurs, journalistes et tous les passionnés de lecture, également en présence de la ministre de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine, Latifa Lakhdar, des dirigeants du groupe El-Amen, notamment son fondateur Rachid Ben Yedder, Hakim Ben Yedder et Rachid Ben Jemia, président du conseil d'administration des assurances Comar et fondateur de ce prix.
Après le prélude musical de l'Orchestre de Abdelbasset Metsahhel , les allocutions des présidents des jurys et des responsables des assurances Comar, et la cérémonie officielle de remise des prix aux lauréats, le tour était laissé au tarab, de la chanteuse Leila Hjaiej, accompagnée de 14 musiciens, qui a revisité le répertoire tunisien et arabe, notamment du malouf pour le grand bonheur des mélomanes, sous le grand enchantement du public envoûté par sa voix suave et veloutée.
Cinq prix en tout ont été décernés cette année dans une compétition assez serrée.
Le jury du roman en langue française, présidé par Mariem Belkadhi et composé de critiques littéraires et d'universitaires de renom, Jamila Ben Mustapha, Mohamed Mahjoub, Kamel Gaha, et Kamel Ben Ouannes aussi bien que le jury du roman en langue arabe, présidé par Hayet Sayeb et composé de Olfa Youssef, Sihem Dabbabi Missaoui, Adel Khedher et Moncef Louhaïbi, ont eu à examiner une quarantaine de romans publiés entre avril 2014 et avril 2015, 28 en arabe et 12 en français.
Le Comar d'Or 2015 du roman en langue française a été attribué à l'écrivain Anouar Attia pour son œuvre « Les trois grâces » de Sahar Editions alors que le Comar d'Or du roman en langue arabe a été décerné à Chokri Mabkhout pour son roman « Ettaliani » édité chez Maison Ettanouir, choisis pour leur distinction dans le récit, leur habileté, dégageant une certaine force de regard sur le monde avec une approche singulière qui transfigure les objets, les êtres et les évènements. Ces deux romans dans les deux langues sont dotés, chacun, d'un montant de 7000dt.
Une mission presque impossible
« La tâche n'a pas été facile, il fallait faire des choix et le jury s'est abstenu à l'unanimité de le décerner cette année » a mentionné Mariem Belkadhi, présidente du jury en langue française. Seul le roman en langue arabe s'est vu attribué le mérite, en l'occurrence Jamel Jelassi pour « Le bey des bédouins ».
A cet égard, le romancier Comar d'Or 2015 Anouar Attia, a tenu à rendre un vibrant hommage au mécénat culturel dont « les assurances Comar sont le fleuron pour leurs efforts assidus et réels afin de rendre leur juste valeur au roman et au romancier tunisien ».
Toutefois, « il ne faut pas oublier aussi les maisons d'édition citant l'exemple des Editions Sahar qui, dans l'indiscrétion, font d'énormes efforts en vue de faire émerger une large variété de parutions notamment les publications en langue anglaise ». Primé en 2002 pour son roman « Hayet » ou « La passion d'Elles », Attia a lancé un appel pressant au ministère de tutelle afin de surmonter ce qu'il a qualifié de « déficit flagrant des belles lettres et du secteur des livres et de l'édition en général en Tunisie ».
Et c'est parce que « les lois romanesques ne sont pas morales mais esthétiques » a relevé la présidente du Jury en langue française, « plusieurs œuvres ont été éliminées cette année car elles n'ont pas obéi aux critères des œuvres romanesques et des fictions ».
Seuls les romans évalués pour la qualité de point de vue écriture et sujets abordés ont été primés, « avec objectivité et après des journées entières de lecture et de longues heures de discussions pour pouvoir trancher autour de la plus belle écriture romanesque » a-t-elle précisé.
A cet effet, le lauréat Découverte d'Or 2015 an langue arabe Nebil Gueddiche a souligné que « loin d'être visionnaire, le roman tunisien prendra dans dix ans les arènes de la scène romanesque arabe ». Un avis partagé par Chokri Mabkhout, « Il faut vraiment y croire pour que le roman tunisien retrouve ses lettres de noblesse » a-t-il rétorqué.
Pour cette édition, une ambiance plus qu'extraordinaire, une organisation parfaite, et de la bonne musique qui nous ravit au ciel. Que pourrait-on espérer de plus ?
Comar d'Or pour le roman en français
« Les Trois Grâces » de Anouar Attia: Agrégé d'anglais de la Sorbonne et ancien universitaire, Anouar Attia a enseigné à la faculté des lettres et des sciences humaines 9 avril à Tunis. Primé Comar D'Or en 2002 pour son roman « Hayet » ou « La Passion d'Elles », il revient cette année avec un nouveau roman qui raconte l'histoire de quatre étudiantes et de leurs professeurs. C'est un roman où s'enchevêtrent les émotions, les souvenirs, les rêves, le réel, l'amitié, l'amour, la fidélité, la mort et l'espoir.
C'est l'histoire d'un professeur universitaire qui a rencontré une étudiante, ses trois amies avec son collègue si Mokhtar. Des liens se sont tissés entre tous ces personnages mais la mort est venue pendant la révolution ravir Randa/Miranda à l'histoire et à Kateb. Le roman (256 pages) porte un message d'espoir puisqu'une petite fille naîtra, portera le nom de la chère disparue et prendra en charge de raconter l'histoire.
Comar d'Or pour le roman arabe
« Ettaliani » de Chokri Mabkhout: Universitaire, le lauréat actuellement Recteur de l'Université de la Manouba, raconte dans ce roman (340 pages) des événements situés à la fin du régime bourguibien et au début de celui de Ben Ali, une époque marquée par une vive confrontation entre l'Etat et les mouvements religieux. Mais aussi une critique de la gauche tunisienne se pose à travers le parcours du Héros, le militant Abdennacer alias Ettaliani, qui commence à avoir sa place dans la famille, l'université, la presse et la sphère de la haute société. Dans ce récit, naît un certain conflit entre le politicien et l'être qu'il est, toujours accompagné de femmes.


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