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Mémoire du temps présent: L'année 2015... vite à oublier: La surenchère des «droits» et des «libertés» a mis K.O... les «devoirs» !
Publié dans Le Temps le 06 - 12 - 2015

L'année 2015 va s'éteindre bientôt et bon débarras, car elle n'aura jamais été clémente vis-à-vis de notre pays qui a connu ses pires crises les plus aiguës depuis plus d'un demi-siècle. Le terrorisme a frappé pratiquement l'ensemble du territoire, de la dorsale Ouest aux côtes sahéliennes et maritimes, du Bardo à Sousse, à l'Avenue Mohamed V, la plus grande artère de la capitale avec ses palmiers qui ont tout vu, mais restent muets, comme frappés par le désespoir de l'impuissance !
On aura beau dire que nous marquons tous les jours des points précieux contre l'épidémie endémique terroriste qui a infecté largement le pays et le tissu social, mais on est encore loin... très loin du compte. Le mal est très profond et pour preuves, les caches d'armes et d'explosifs découverts presque quotidiennement et qui sont disséminés dans presque toutes les villes et les bourgades du Nord au Sud sans exception.
De Menzel Bourguiba à Akouda, à Msaken (décidément, le Sahel est le « mieux » servi et le plus infiltrés par les « hachachines » (des temps modernes) sans parler des périphéries de la capitale, Tunis, désignée aux siècles passées par « Al Hdhira » ou la « civilisée » et qui abritent une véritable armée « dormante » prête à s'activer à la demande des mafias criminelles locales et internationales.
Jamais le destin de notre pays n'a été aussi dangereusement hypothéqué par les complicités internes qui ont donné l'allégeance aux puissances petites et moyennes de l'Orient obscurantiste et rétrograde.
Le « travail » accompli en trente ans de prédications sournoises contre les Musulmans honnêtes et tolérants par des Imams embrigadées par les chapelles et les sectes « takfiristes » des Frères musulmans et des adeptes agressifs du wahabisme intégral, révèle, aujourd'hui et au grand jour, l'étendue des dégâts opérés sur notre culture identitaire pacifique et bienveillante. Pire encore, certains « leaders » de l'islamisme politique expliquent le phénomène par la « désertification religieuse » opérée, selon eux, par la modernisation de l'Etat et de la société post coloniale.
Mon Dieu, heureusement qu'on n'a eu que « cette désertification » tant décriée, car que dire, si la prédication religieuse maléfique de ces « Imams » des ténèbres avait été plus « fertilisée » dans le tissu identitaire culturel et social du pays ! Je vous laisse deviner l'ampleur du désastre ! Chaque jour les citoyens découvrent un peu plus les méfaits de la politisation excessive des préceptes religieux. Le monde arabo-musulman est comme cette machine tractée par l'arrière et qui pousse à l'institution de « l'Etat religieux » extrême avec toute cette barbarie qui frappe le monde et qui a fait de la Syrie, une des plus belles civilisations de la terre, un amas de pierres et de grottes pour des hommes revenus à l'âge de la pierre.
2015... Année de la récession économique et de la croissance égale à « zéro » par excellence !
La dette augmente, les exportations piétinent (sauf pour l'agriculture), le tourisme à l'agonie, les investissements sont, désormais, enseignés au département de « l'Histoire ancienne » et le développement régional fait presque du surplace.
Or, tout cela était prévisible, car un pays agressé quotidiennement par la menace terroriste, l'insécurité et la peur du lendemain ne peut avancer de façon énergique et déterminée vers le progrès.
Vous me direz... mais, alors, qu'ont-ils fait les Allemands, les Japonais, après 1945 et leurs défaites et maintenant les pays d'Asie du Sud-Est comme le Vietnam et la Corée du Sud, pour remonter la pente et aller de l'avant pour conquérir les marchés et attirer l'investissement !
Justement, ces pays se sont remis ardemment au travail et ils ne sont pas revenus à leurs cultures médiévales agressives des « Samouraï », entre autres, et réhabilité « la guerre et la barbarie » au nom de leurs religions respectives. Quelqu'un peut-il nous dire comment les Japonais ou les Chinois vivent-ils leurs religions en ce moment même !
Ils les vivent dans la discrétion et la piété silencieuse et maîtrisée à l'extrême, car l'amour de Dieu mérite plus que les « carnavals » de l'obscurantisme bruyant qu'on étale à longueur de soirée dans nos débats télévisés. Ça frise l'irrationnel, alors que la religion musulmane se pratique dans la majesté du silence pieux et de la béatitude (Attoumaanina, en arabe » !
2015... c'est aussi l'année de la mobilisation sociale éreintante et excessive, avec des grèves à répétition larvées, qui ont fait des dégâts énormes et pas seulement au niveau de la production, mais, dans la culture du travail.
Aujourd'hui, la culture commercialisée à fond la caisse c'est celle des « Droits » et pas des « devoirs » (d'ailleurs, nous l'écrivons nous mêmes, en minuscules) ! Aujourd'hui, nous voulons, tous, bénéficier d'une croissance et des fruits de la richesse que nous n'avons pas créés. Bien au contraire, la régression et le recul des paramètres de la production et de la productivité ont dépassé dans certaines activités et certains domaines les 50%.
Devant tous ces problèmes cumulés et qui font les « embouteillages des exigences » à l'image de ces embouteillages asphyxiants des « Route X » de la capitale et du Grand Tunis, que peut faire le gouvernement ! Pour une fois, c'est le gouvernement qui a le peuple qu'il mérite et non le contraire !
Je sais que ce genre de réflexion ne plaît pas aux « troubadours » exaltés et zélés du changement social, de la justice, des libertés, des droits de l'Homme et même du paradis, qu'on n'a pas mérités. Mais, il est temps, grand temps, de parler aux Tunisiennes et aux Tunisiens le langage de la vérité comme dans la bonne tradition de nos ancêtres (Asmaâ el klem elli bakik, mouch el klem elli dhahkek).
La Tunisie ne peut se relever de cette année désastreuse de 2015 et celles qui l'ont précédé, que par une lutte implacable contre le terrorisme, y compris, ceux qui touchent les aspects de la prédication extrémiste et les financements (car ils sont pluriels) de tous les supports idéologiques et culturels de ce même terrorisme. C'est une guerre totale et multidisciplinaire, car il faut au moins sauver notre culture de l'espoir et de la tolérance identitaire, en attendant d'immuniser nos écoles, nos lycées et même nos jardins d'enfants du fléau extrémiste.
La promotion de la culture et des sports dans tout le pays est absolument impérative. C'est l'arme de prévention contre les métastases infectées par toute la prédication takfiriste depuis plus de 30 ans... le vrai désert !
Par ailleurs, la deuxième bataille qu'il faut engager et gagner, c'est celle contre la bureaucratie tentaculaire et contraignante qui fait que l'Etat est toujours en retard d'une guerre ! Les milliers de projets bloqués, les centaines de milliards que les ministères n'arrivent pas à dépenser dans le développement et pourtant budgétisés, et qu'on reverse chaque année au Trésor ainsi que bien d'autres défaillances, sont les conséquences directes de la bureaucratie.
Et comme la nature a horreur du vide, c'est l'économie parallèle qui fleurit et c'est quelque part, tant mieux, car sans cela, on aurait eu des centaines de milliers de chômeurs en plus. Chaque fois qu'un projet est bloqué ou ralenti, c'est le parallèle qui prend le relai... C'est la nature !
Parler de la guerre contre le terrorisme et de l'économie de guerre, doit enfin, commencer par une véritable autocritique des Tunisiens eux-mêmes, de leur classe politique déclassée et délirante, de tous ceux qui rêvent de tout, de la liberté, de l'égalité, de la sécurité et des droits de l'Homme en abondance, sans comprendre qu'ils doivent, d'abord, travailler et respecter les lois. Plus que jamais, notre peuple et notre pays ont besoin plus de discipline ferme que de ... « Droits illimités ».
« Une main de fer dans un gant de velours, aurait dit Machiavel, et si la thérapie est trop forte, disons un Etat de droit sans faiblesse ni laxisme !
Revenons sur terre et attachons les ceintures !
K.G


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