Le CSS dément le décès de Moncef Khemakhem    Tunisie : Nominations au sein du cabinet du ministre des Finances Ali Kooli    Youssef Chahed: « La Tunisie dispose de tous les moyens pour évincer le Coronavirus »    Tunisie : Moncef Khemakhem se porte bien    France-Coronavirus : Vers la fin de la troisième vague    L'UGTT dément sa participation aux négociations avec le FMI    BNA : PNB en hausse de 15,1% au 1er trimestre    Les Etats-Unis disposés à appuyer la Tunisie dans ses prochaines négociations avec le FMI et la BM    Industrie de l'armement : «Nous ambitionnons d'acquérir de l'expertise dans l'industrie maritime», déclare brahim Bartagi    En chiffres - Avancement de la campagne de vaccination    Ligue 2 : L'ES Hammam-Sousse retrouve l'élite    Monde: Daily brief du 22 avril 2021    Aucune demande de levée de l'immunité au député Rached Khiari n'a été déposée    Bourse de Tunis : Le Tunindex clôture jeudi dans le vert    Tunisie: Rached Khiari appelle des médias étrangers à la rescousse [vidéo]    Tunisie: Rached Khiari dévoile de quoi il a été accusé    Vaccin Coronavirus: Plus de 265 mille personnes vaccinées en 40 jours    l'Union tunisienne des propriétaires d'établissements privés d'enseignement et de formation déplore la généralisation de la suspension des cours du 17 au 30 avril 2021    L'UTIPEF mobilise 284 millions de dinars pour l'entretien de nombre d'établissements scolaires publics    Earth Day 2021 Doodle: Découvrez le Google Doodle spécial Journée de la Terre    Le point sur l'épidémie du coronavirus dans les pays arabes : Mise à jour Du 22 Avril 2021 à 11H00    Un vieux problème qui touche le sport le plus populaire : Jeûne et football, l'éternel dilemme !    Mohamed Fadhel Kraïem : La Tunisie est un pays en pénurie d'eau    DECES : Professeur Moncef Gargouri    Pas d'inquiétude pour les Tunisiens au Tchad    Perturbations sur la plateforme Evax : l'ANSI met en garde contre les fake news    L'ANSI met en garde contre les fake news concernant la plateforme Evax    Projet Tarabot/Documentary Challenge : Appel à candidature "Soutna – Génération solidaire"    Tunisie-Ministère des Finances: Rééchelonnement des dettes des entreprises touchées par le Coronavirus    News | Moncef Khemakhem pris d'un malaise    «El Foundou» de Saoussen Jomni : Récit d'un désigné coupable    Foot-Europe: le programme du jour    Tunisie-météo: Météo: Températures en baisse et pluies éparses attendues    BM : les prix des produits de base devraient se stabiliser à la faveur de la reprise économique mondiale    Les répercussions de la crise du Covid-19 se poursuivent chez Tunisair : les chiffres du premier trimestre 2021    Tunisie- Affaire Rached Khiari: L'Ambassade Américaine sort de son silence!    « Mahdia, chroniques d'une ville heureuse », le récit enchanteur de Alya Hamza    Syrie : Bashar Al-Assad présente sa demande de candidature aux élections présidentielles    Monde: Daily brief du 21 avril 2021    Foot-Europe: le programme du jour    Un citoyen perd une jambe dans l'explosion d'une mine au Mont Chaâmbi    Un blessé dans l'explosion d'une mine à Châambi    Israël : 73 ans d'existence mais que de nuages sur la fête !    Décès du président du Tchad Idriss Déby    Exposition collective «L'espace du dedans, livres d'artistes» à la galerie A. Gorgi : Un médium d'art total    Mood Talent organise sa 36e édition à Dar El Marsa du 23 au 25 avril    "Covid'Art Espoir" s'engage pour CoviDar    Tunisie : Le mois du patrimoine en ligne du 18 avril au 18 mai    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





«L'Ecole de l'Acteur concrétise un vieux rêve pour moi »
Publié dans Le Temps le 14 - 09 - 2016

A la tête du Théâtre national tunisien depuis 2014, l'auteur et metteur en scène Fadhel Jaïbi y a créé l'Ecole de l'Acteur qui va bientôt entamer sa troisième session de formation pratique d'acteurs professionnels sous forme d'ateliers dirigés par des professionnels et des universitaires tunisiens et étrangers de renom. A cet effet, « Le Temps » a rencontré Fadhel Jaïbi. Interview.
Le Temps : Pourquoi une Ecole de l'Acteur et plus encore au Théâtre national ?
Fadhel Jaibi : Cela correspond à un vieux rêve. Fils d'enseignant, je ne fais que transmettre depuis toujours. Je n'ai jamais arrêté de travailler depuis Gafsa, le Kef, à former et me former à travers la formation des autres. J'ai effectué un nombre incalculable de stages en Tunisie et dans le monde. J'ai toujours rêvé d'une école privée de théâtre. Et quand on m'a proposé le poste de directeur du Théâtre national tunisien, ma première condition était la création d'une école. Et contrairement à la rumeur, je n'ai rien contre la formation académique qui donne de futurs enseignants, ce qui est d'une grande importance. Sauf que cette institution s'est toujours coupée de la réalité. C'est un constat objectif. Quand les ressortissants de l'ISAD viennent me voir et dont certains sont habités par l'art de l'acteur, la tête est plus ou moins bien faite, mais le reste est très approximatif et très précaire. J'ai travaillé avec eux en parlant de technique et de savoir. La technique seule ne suffit pas et comme disait Rabelais : « Science sans conscience, n'est que ruine de l'âme. » Si tu n'as pas la conscience, c'est-à-dire la lucidité, tu ne pourras pas avancer. Et quand l'ISAD ne forme ni acteur, ni metteur en scène, ni auteur dramatique, je me suis dit que je vais m'occuper de cette « Sanâa », ce savoir-faire nécessaire. Cela a donné lieu au « Jeune Théâtre national » pour donner un sang nouveau à l'institution pour un renouvellement impératif, sinon vital et transmettre la connaissance. Il s'agit de 18 acteurs diplômés de l'ISAD, des Beaux Arts, du cinéma, de l'architecture et de la musique. Durant les tournées de « Violence(s) du Sud au Nord de la Tunisie, les spectateurs ne distinguaient pas entre les grands acteurs et les débutants. Ces jeunes acteurs ont joué dans les pièces de Sonia Zargayouna, Raja Ben Ammar, Fadhel Jaïbi et Jalila Baccar. Aujourd'hui, nous sommes en période de recrutement et ouverts à tous.
La coproduction est –elle une ouverture sur le théâtre mondial ?
Un théâtre de l'ici et du maintenant, qui reflète l'image du Tunisien, qui lui renvoie son image. C'est un théâtre vivant qui a produit des dizaines de spectacles et qui s'est adressé à des dizaines de milliers de spectateurs depuis « J'ha », « El Borni wel Atra », « L'Instruction », « La Noce », « Ghassalet Enouader », « Jounoun », « Khamsoun » et « Violences. » C'est plus qu'une ouverture. Cette dernière a commencé depuis trente ans. C'est plutôt quand les grands festivals et les grands théâtres nous invitent Jalila Baccar et moi avec le théâtre qu'on crée. « Khamsoun » a été créée au Théâtre de l'Odéon, en plus d'autres créations en Allemagne, à Avignon. Les spectacles sont diffusés un peu partout. Tant que tu fais avancer la réflexion et l'esthétique théâtrale, sans aucune diplomatie, tu es le bienvenu. La dernière pièce « Violence(s) a été coproduite par le Piccolo Teatro de Milan, l'un des plus grands théâtres du monde qui existe depuis 1947. On nous invite Jalila et moi à créer, « Tsunami » au Théâtre national d'Annecy, « Khamsoun » a été créée à l'Odéon Théâtre de l'Europe, à Paris, et tournée dans le monde entier. Un partenariat très important pour montrer une technique et un discours alternatifs.
Votre travail à la tête du TNT vous a-t-il empêché de vous consacrer un peu plus à la création et à la mise en scène ?
Cela ne m'empêche pas du tout. C'est une gageure et un pari. Durant ces deux années, nous avons réussi le pari du redressement de l'institution, un chantier qui est toujours ouvert. Nous avons monté 7 spectacles et nous avons entamé le huitième. Nous avons donné 200 représentations dont plus de la moitié avaient eu lieu à l'intérieur du pays et à travers le monde. Au « Quatrième Art », nous avons créé le « Café culturel » avec le « Happy Hour », organisé des lectures d'œuvres théâtrales, le ciné-club et le Cinéma de la Paix.
Interview réalisée par :


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.