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Entretien avec M.Lotfi Bezzarga DG de la MAE La MAE demeure pionnière dans le domaine,c'est une école en matière d'éthique et de l'assurances
Publié dans L'expert le 02 - 07 - 2015

Jamais dans l'histoire de la Tunisie moderne, la situation du secteur des assurances n'a été aussi profondément débattue.au centre des débats. Un intérêt justifié du fait que la marge de progression de ce secteur est importante.
Actuellement, il ne contribue qu'à concurrence de 1.7% au PIB ,alors que selon les experts ,cette contribution pourrait être de 24%.
Les colloques, les workshops et les séminaires se sont succédé pour élucider les raisons de ce retard. Le journal « l'Expert » a voulu participer à ce débat national en interviewant les premiers responsables des compagnies d'assurances.
Pour ce numéro, nous avons invité monsieur Lotfi Bezzarga, juriste de formation, ancien haut cadre à la CNSS et directeur général de la MAE. Ecoutons-le.
Certains experts, observateurs et même des professionnels du secteur accusent les mutuelles d'assurances d'être la cause de tous les maux que connait le secteur. Qu'en pensez-vous?
Les manuels de droit des assurances rappellent que les sociétés d'assurance mutuelles sont des sociétés de personnes qui fonctionnent de surcroît sans actions, sans capital social proprement dit (et donc sans actionnaires-propriétaires).
Le terme de société de personnes est d'autant mieux employé s'agissant des mutuelles, que leur constitution ne résulte pas de l'apport d'un capital social mais du rassemblement de personnes (physiques ou morales) qui tirent leur force de leur nombre. Plus une mutuelle a d'adhérents et plus elle étend son assise économique, financière, sociologique et plus elle garantit son avenir.
La loi précise que les mutuelles d'assurance sont « constituées pour assurer les risques apportés par leurs sociétaires », ce qui montre bien la finalité de l'entreprise : il s'agit pour les sociétaires de s'assurer les uns les autres, chaque personne étant à la fois assureur et assuré.
Dans ces sociétés, on attend des sociétaires qu'ils participent eux-mêmes, directement, à la mutualisation des risques dans une relation gagnant-gagnant : chacun y obtient la couverture d'assurance dont il a besoin, mais en contrepartie il participe à la couverture d'assurance de tous les autres membres de la mutuelle.
Ainsi nous vous rappelons que les mutuelles opèrent sur un marché concurrentiel .Elles ne peuvent pas, et ne veulent pas rester à l'écart des autres compagnies.
Notre compagnie demeure pionnière dans le domaine, c'est une école en matière d'éthique et assurances .Elle a hérité sa structure, sa forme juridique et sa réputation d'un mastodonte financier du secteur des assurances en France à savoir la MAIF.
Tous nos chiffres sont transparents et audités et respectent largement les normes nationales.
Pour votre information pour créer une Mutuelle d'Assurances il faut un minimum de 3 millions de dinars en fonds propres et plus que 50 adhérents. Actuellement la MAE à une base d'adhérent dépassant de loin le quart de million et elle est classée parmi les 10 premières compagnies du secteur en termes de chiffre d'affaires.
Notre mutuelle est très solide sur le plan financier et même sur le plan social.
Le personnel de la MAE bénéficie d'un bien être social dû essentiellement à l'amélioration des avantages à savoir :
– Amélioration du fonds social.
-Elargissement des crédits au profit du personnel.
– Formation soutenue et ciblée.
– Taux d'encadrement nettement meilleur, il est passé de 25% à 35% en 2013
– Elargissement du réseau commercial en faisant appel à des jeunes universitaires pour les former en métier d'Agent d'Assurance.
D'autre part, notre portefeuille fait l'objet d'un suivi régulier et rigoureux. Bien que la MAE est reconnue par son activité principale qui est l'assurance automobile la branche qui a été à l'origine de la création de la MAE, la Mutuelle s'est orientée aux Risques Divers pour les particuliers et notamment dans le domaine des Assurances de Personnes.
Convaincu de la nécessité d'une économie d'échelle, la Mutuelle s'est associée avec d'autres Mutuelles Tunisiennes et la Mutuelle Française la « MACIF » pour créer une structure de « back office » pour la gestion de l'assurance vie.
Cette structure va déboucher sur la création d'une société vie proprement dite limitant ainsi le nombre des créations de nouvelles sociétés.
Nous avons des placements sécurisés couvrant largement nos engagements techniques, et nos excédents de trésorerie servent à consolider nos fonds propres et à financer le fond social.
Sur un autre plan nous avons veillé toujours à préserver les bonnes relations avec l'ensemble des opérateurs dans le secteur. La MAE a toujours veillé à l'application d'une tarification juste qui semble parfois élevée par rapport à la moyenne du secteur.
Notre politique commerciale cible essentiellement les risques des particuliers (la famille, les salariés, les fonctionnaires, les professionnels entre autres les médecins, architectes, artisans, avocats, ingénieurs, les petites et moyens entreprises. Cette catégorie a une affinité particulière envers la MAE.
Au niveau de la qualité de service, particulièrement en matière d'indemnisation, où se situe la MAE ?
La MAE n'enregistre plus des réclamations significatives de la part de ses adhérents vu la qualité de service et la célérité des règlements des sinistres.
S'il est vrai que jadis il y avait un certain retard dans la gestion des sinistres auto, l'équipe de la MAE a fourni l'effort pour réduire les délais d'indemnisation qui sont devenus aujourd'hui à moins de 60 jours et ambitionne de les ramener à 45 jours et ce dont l'objectif de la certification de ce service bien que le nombre des dossiers traités annuellement dépasse les 30.000 dossiers.
Dans le même esprit il a été décidé de créer des délégations régionales afin de décentraliser la gestion et se rapprocher davantage des adhérents. Trois délégations déjà ont été créées (délégation nord ouest et délégation Tunis sud et Le Sahel) en attendant l'ouverture d'autres délégations.
La MAE reste une école de formation et elle est devenue en 2015 membre de l'association Internationale des établissements francophones de formation en assurance et au niveau des ressources humaines récemment des critères objectifs ont été tracés et consignés dans un règlement intérieur agrée par le comité d'entreprise et le conseil d'administration dans un soucis d'équité pour choisir les meilleurs candidats aux postes à pourvoir, la MAE n'a jamais fait appel à des compétences externes et a toujours misé sur son effectif interne pour l'octroi de poste de responsabilité avec l'assistance et l'encadrement que requièrent chaque tâche.
Qu'en est-il du système d'information ?
En ce qui concerne le système d'information et pour la branche assurance vie, c'est un système utilisé communément par quatre entreprises d'Assurance Tunisiennes à travers une structure de Back Office et qui a déjà démontré sa performance au point que d'autres compagnies l'ont sollicité.
En ce qui concerne les autres branches et les activités supports, un système intégré a été mis en place depuis 2004 pour la gestion des activités autres que la vie et ce système a fait l'objet d'un audit approfondi de la part du Centre National Informatique « CNI » et suite à cet audit, un plan d'action informatique a été élaboré pour la modernisation du système de gestion et l'amélioration des procédures de travail permettant ainsi un meilleur suivi de la rentabilité et l'élaboration d'états financiers. Ce système est nettement amélioré depuis, aux dires des cabinets externes de renommés.
D'autre part un ERP de gestion intégré est en cours de test pour la mise en place d'une comptabilité analytique performante. Dans ce cadre et pour la bonne marche des travaux, La MAE a désigné des cabinets externes pour l'assistance afin de réussir ce projet d'extrême importance. La mise en place de ce système constitue une avance par rapport au secteur.
4/on reproche particulièrement à la MAE qui est la mutuelle d'assurance des enseignants d'avoir dépasser son domaine de compétence à savoir focaliser son activité pour les enseignants adhérent et de piétiner sur le terrain d'autres compagnies ?
Au départ, la MAE était une filiale de la MAIF (mutuelle assurance des instituteurs de France) mais après l'indépendance et au cours de l'année 1962, la MAIF est partie et les enseignants tunisiens ont décidé la continuité de l'activité de la mutuelle en la nationalisant en une mutuelle tunisienne pour les Enseignants Tunisiens. C'était une association qui s'assurait auprès de la STAR. Par la suite elle s'est chargée elle-même d'assurer ses adhérents.
En 1992 la Mutuelle s'est ouverte sur toutes les catégories socio-professionnelles conformément au code des assurances et au décret régissant les sociétés d'assurance à forme mutuelle.
Cette ouverture sur d'autres catégories a été même une recommandation de la tutelle.
Que pensez-vous de l'arrivée sur la place de la Banque -Assurance et du Takaful ?
En ce qui concerne la Banque Assurance, c'est un mode de distribution qui a fait ses preuves dans la vulgarisation de l'activité d'assurance surtout que les banques ont une base de données très étendue qui aide à la promotion du secteur d'Assurance. Seulement la MAE n'a pas encore de partenaire pour développer ce créneau de distribution. Le potentiel existe et est bel et bien réel.
En ce qui concerne l'assurance Takaful, en Tunisie trois sociétés de Takaful commencent déjà à avoir de la clientèle et le fait extraordinaire que la majorité des compagnies d'assurances conventionnelles ont elles même des parts dans le capital de ces sociétés. D'ailleurs ces deux activités se complètent et le citoyen lambda est libre de choisir entre ces deux systèmes sachant qu'il y a une similitude entre les mutuelles et les sociétés Takaful.


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