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Lutte contre la désertification en Afrique :
Publié dans L'expert le 10 - 08 - 2009

Réunis récemment à Tunis, les délégués des pays africains signataires de la convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) et des représentants d'institutions régionales africaines et internationales, avaient l'occasion propice pour discuter des points inscrits à l'ordre du jour de la Conférence des Parties (COP 9) à Buenos Aires, prévue au mois de septembre 2009.
Les préparatifs à cet événement ont abordé plusieurs thèmes dont figure notamment la mesure du progrès des trois premiers objectifs de la stratégie décennale de l'UNCCD, le financement de la mise en œuvre de la convention, les programmes de travail du secrétariat de la convention, ses organes et le mécanisme mondial…

Cette rencontre fut une occasion propice pour coordonner les efforts et pour se positionner dans les négociations internationales en cours afin d'inscrire la lutte contre la désertification parmi les outils d'adaptation aux changements climatiques et la rendre plus éligible au financement , a affirmé Habib Ben Yahia, secrétaire général de l'UMA.
Dans cette optique, la lutte contre la désertification et la dégradation de la terre fut un travail de longue haleine qui nécessite des ressources financières conséquentes. La Tunisie, comme l'a souligné Nadhir Hamada, ministre du Développement durable et président de l'OSS, n'a pas ménagé ses efforts. Les projets mis en place ont eu un impact positif en matière de réduction des superficies menacées, soit 24% en 1990 et 17% en 2006.
Par ailleurs, dans son discours d'ouverture du segment scientifique qui a précédé la réunion des points focaux africains, « Luc Gnacadja, secrétaire exécutif de l'UNCCD, a souligné l'importance de renforcer la dimension scientifique dans le cadre de la stratégie décennale et rappelé la décision de la COP8 d'organiser les réunions du Comité scientifique et technique de l'UNCCD, essentiellement sous forme de conférence ouverte à l'ensemble de la communauté scientifique internationale.
A ce propos, la conférence scientifique de Buenos-Aires, première en son genre, vient confirmer la conjugaison des efforts déployés en matière de lutte contre la désertification.
Cette conférence traitera du suivi-évaluation bio-physique et socio-économique de la désertification et de la dégradation des terres.
Pour ce faire, trois livres blancs préparés par des groupes de travail thématiques ont été soumis à appréciation aux scientifiques, trois livres auxquels l'OSS
a largement contribué en y apportant commentaires et conclusions conséquentes.
Néanmoins, la préparation de cette conférence n'a malheureusement pas enregistré une forte implication des institutions et des scientifiques africains, non pas faute d'intérêt, mais en raison des termes de références du groupement d'institutions, chef de file qui doit appuyer le bureau du CST à l'organisation de la manifestation.
Les difficultés d'ancrage institutionnel de la convention figurent parmi les points abordés. L'OSS a lancé une enquête auprès des points focaux africains pour recueillir les informations utiles dans le but d'apprécier les aspects institutionnels des organes nationaux de coordination de lutte contre la désertification.
Or, le consortium choisi, comme l'a déclaré le secrétaire exécutif de l'OSS, doit disposer de compétences scientifiques et doit surtout mobiliser des ressources financières, talon d'Achille de la plupart des organismes africains.
Concernant la zone du Maghreb Central (Algérie, Maroc et Tunisie), l'OSS coordonne, depuis 2006, un projet financé par la Commission européenne et impliquant onze partenaires techniques nationaux de ces trois pays. Ce projet vise à mettre en place un « système maghrébin d'alerte précoce à la sécheresse ». (SMAS), qui doit permettre d'alerter de l'occurrence d'une période de sécheresse, de suivre sa durée, d'en estimer l'intensité et de proposer des mesures d'atténuation de ses effets avant et pendant la crise.
A cet égard, il est opportun de signaler que le Maghreb central, en grande partie est steppique, connaît depuis plusieurs décennies une sécheresse structurelle, chose qui avait de lourdes conséquences. Au cours du siècle précédent, la région a connu une hausse de température (1,5 à 2°C) supérieure à la moyenne mondiale (0,74°C). C'est donc une préoccupation majeure pour la région et il est indispensable d'en avoir une vision globale.
Pour cela, dans le cadre du « SMAS », il sera élaboré une carte de vulnérabilité structurelle à la sécheresse dans laquelle toutes les unités administratives nationales seront caractérisées par un indice global de vulnérabilité.
Cette carte sera un outil d'aide à la décision afin de préconiser les stratégies et les mesures idoines d'atténuation des effets de la sécheresse à mettre en place et de mesurer leurs impacts.
Dans cette logique, des experts de l'OSS et divers cadres locaux de l'environnement, de l'agriculture, des ressources en eau, du Centre de télé déduction se sont réunis à Tunis, le 30 Juin 2009, pour débattre de l'étude sur « la prise en compte des résultats du dispositif national de surveillance environnementale dans la mise en œuvre des accords multilatéraux sur l'environnement (AME) en Tunisie.
Au sujet des flux financiers et des canaux de financement, le secrétariat panafricain du START et l'OSS collaborent étroitement pour assurer une formation en évaluation des financements nécessaires à l'atténuation de gaz à effet de serre et l'adaptation aux changements climatiques. Cette formation est basée sur une méthodologie élaborée par le PNUD et conçue comme un outil permettant aux pays en voie de développement d'évaluer et d'analyser les flux d'investissements et ceux financiers pour mettre en place des mesures de réactivité nationales efficaces et appropriées.
En somme, il est clair, et même admis, que les changements climatiques suscitent l'intérêt des gouvernements africains. Mais, pour faire face aux effets néfastes de ce phénomène, il faut donc mettre le paquet, entre autres un argent fou. Etant donné que les moyens des pays africains semblent loin de réaliser les ambitions et les objectifs fixés en la matière, une aide étrangère est désormais fortement appréciée.


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