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Afrique du Sud… l'après Coupe du monde
Publié dans L'expert le 22 - 06 - 2010

*Les Sud-Africains ont l'impression d'organiser une compétition qui ne leur appartient pas
L'Afrique accueille le monde. Durant un mois, tous les regards sont fixés vers notre continent qui accueille pour la première fois, en Afri­que du Sud, la plus belle fête sportive mondiale. Même si elles sont à ce niveau de la compétition, les équipes africaines sont encore en manque de véritables repères. L'évènement qui fait la une de l'ac­tualité internationale, toutes spécialités confondues, sera focalisée sur le pays de Nelson Mandela, premier pays africain à organiser une phase finale de Coupe du monde de football.
C'est le grand évènement de cet­te décennie qui débute, en même temps c'est un rendez-vous aux dimensions gigantesques quand on sait que cette compétition va susciter l'intérêt de milliards de personnes aux quatre coins de la planète. A l'image de ce qui se fait aux Jeux olympiques d'été, l'organisation de la phase finale de la Coupe du monde de­mande aujourd'hui des moyens auxquels la plupart des pays ne peuvent répondre.
Il existe tant de priorités dans ces pays que le football, aussi populaire soit-il, ne peut et ne doit pas être une priorité. Les pays africains sont de ceux-là, en dehors certainement de la première puissance économique du continent, l'Afrique du Sud. Et même à ce niveau-là, il y a lieu de se demander si la Coupe du monde peut réellement avoir un impact positif sur le pays qui l'accueille.
Depuis l'abolition de l'apartheid et de ses pratiques fondées sur le racisme, l'Afrique du Sud avait besoin de relooker son image de marque auprès de l'opinion internationale. Elle bénéficiait pour cela d'un homme à la sta­ture imposante et à la renommée idéale en la personne de Nelson Mandela, le héros de la lutte an­ti-apartheid et le premier prési­dent d'une Afrique du Sud qui a su rassembler toute sa popula­tion autour des symboles de la République, où l'égalité de tous était reconnue.
Mais Mandela savait que son pays avait be­soin de plus que cela pour obtenir l'unité à laquelle il aspi­rait depuis qu'il milite. L'Afrique du Sud, grand pays sportif, était avant tout connue pour son équipe de rug­by mobilisatrice de la population blanche, le football étant surtout un sport pratiqué par les Noirs. C'est à travers le rugby que Nel­son Mandela a obtenu le ciment qu'il cherchait, celui d'allier Noirs et Blancs derrière les mêmes couleurs, celle de l'Afrique du Sud.
C'est par lui et grâce à lui que les Springboks (l'équipe nationale de rugby sud-africaine) ont su obtenir ce fameux liant en dé­clenchant un grand engouement autour d'eux, un engouement où Noirs et Blancs communiaient pour la même cause. Et celle-ci n'avait pas été vaine puisque la Coupe du mon­de organisée en 1995 sur le sol sud-africain était revenue aux Springboks, une équipe où il n'y avait qu'un seul Noir mais qui était sou­tenue par une marée humaine où les Blancs étaient minori­taires.
Cinq nouveaux stades
La Coupe du monde de foot­ball est venue tout naturellement prendre le relais de la Coupe du monde de rugby à partir du mo­ment où la Fifa s'était montrée favorable pour l'organisation de la phase finale du Mondial par un pays africain. Surtout sur le plan des infrastructures, l'Afrique du Sud bénéficiait déjà des stades qui avaient servi à la Coupe du monde de rugby en 1995. Et puis le gouvernement de ce pays a su se mettre au diapason des exigences de la compétition en dégageant une enveloppe bud­gétaire de 5,6 milliards d'euros uniquement pour les infrastructu­res sportives.
Cette somme phénoménale devait servir à la construction de cinq nouveaux stades et à la ré­novation de cinq autres. En ac­ceptant de débloquer une telle somme, les Sud-Africains cher­chaient à investir dans un autre domaine, celui de la relance économique, sachant que de tels projets étaient susceptibles de créer des milliers d'emplois. On a évoqué le chiffre de 129 000 nouveaux postes dont 50 000 devaient exister au-delà du Mondial.
Sur un autre plan, l'Afrique du Sud traînait derrière elle la mau­vaise réputation d'être un pays où règne l'insécurité. Cette image de pays à risques a large­ment nui à l'impact de la Coupe du monde auprès des étrangers. Par voie de conséquence, c'est le tourisme qui en a pris un coup puisque sur les 450 000 visiteurs qui étaient annoncés, il se dit que seulement 250 000 se sont déplacés au pays de Mandela. Un énorme manque à gagner que le secteur du tourisme aura du mal à renflouer.
Parallèlement à ce phénomène, il y la mainmise de la Fifa sur l'évènement de telle manière que les Sud-Africains ont l'impression d'organiser une compétition qui ne leur appar­tient pas. En ef­fet, avec le prin­cipe des droits de publicité et de marketing, pas un des pro­duits de la Cou­pe du monde n'échappe aux mains tentacu­laires de la puis­sante Fédération internationale de football. Les PME et les petits artisans sud-africains, qui espéraient arron­dir leur compte en banque à la faveur de l'évènement, ont dû grever leur budget pour pouvoir répondre à des assignations en justice de la Fifa.
Devant de tels scénarios, en quoi la Coupe du monde peut-elle être profitable, en termes éco­nomiques, à l'Afrique du Sud ? Pour le savoir, il faudra attendre longtemps après la compétition pour avoir les premiers chiffres des retombées socioéconomi­ques sur le pays et sa popula­tion. Des estimations rapportent que l'Afrique du Sud sera malgré tout bénéficiaire et que ce qu'elle a investi comme argent dans l'opération sera profitable aux générations futures.
Il faudra surtout savoir si les in­frastructures sportives seront rentabilisées. En 2004, la Grèce avait organisé les Jeux olym­piques d'été pour lesquels le pays avait consacré un budget colossal grâce auquel il avait construit des routes et des auto­routes mais aussi et surtout des infrastructures sportives dont la plupart ne sont pas utilisées aujourd'hui. Quelque part, ce qui s'est passé en Grèce dernière­ment avec l'évocation de ce pays en faillite a une relation même lointaine avec l'organisation des Jeux olympiques de 2004.


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