Alors que le président américain Donald Trump continue d'hésiter à engager les forces armées américaines dans le conflit opposant Israël à l'Iran, plusieurs manifestations ont éclaté ces derniers jours aux abords de la Maison-Blanche et dans de nombreuses grandes villes des Etats-Unis. Ces rassemblements, à l'initiative de coalitions anti-guerre et de citoyens engagés, expriment un refus net de toute intervention militaire américaine au Moyen-Orient. Manifestation à Washington : un rejet clair de la guerre Le mercredi 18 juin, des centaines de manifestants ont investi les rues de Washington D.C., se massant devant la Maison-Blanche pour dénoncer le rôle des Etats-Unis dans le conflit en cours. Brandissant des drapeaux palestiniens et iraniens, les protestataires ont scandé des slogans appelant à la désescalade et à la fin du soutien militaire américain à Israël. Parmi les messages les plus visibles figuraient : « No new war in the Middle East », « Pas de nouvelle guerre au Moyen-Orient » « Stop US weapons to Israel », « Stop aux armes américaines pour Israël » ou encore « Hands off Iran ». « Touchez pas à l'Iran » La manifestation, marquée par une forte mobilisation de la coalition ANSWER (Act Now to Stop War and End Racism), s'est déroulée sous une pluie persistante, sans incidents majeurs signalés. New York, Los Angeles, Portland : une mobilisation nationale Outre Washington, d'autres rassemblements d'ampleur ont eu lieu à New York, Los Angeles et Portland : * À Bryant Park, à Manhattan, des centaines de personnes ont répondu à un appel à une « journée nationale de protestation », dénonçant le risque d'une escalade américaine dans un conflit qu'ils jugent destructeur et injustifié. * À Los Angeles, des activistes, principalement des jeunes, ont organisé une veillée en mémoire des victimes civiles iraniennes et palestiniennes, appelant à un cessez-le-feu immédiat. * À Portland (Oregon), des vétérans américains et militants pacifistes ont protesté devant le bureau du sénateur Ron Wyden, réclamant l'utilisation du War Powers Act pour empêcher toute action militaire décidée unilatéralement par la Maison-Blanche. Ces mobilisations reflètent une opposition croissante de l'opinion américaine. Un récent sondage Economist/YouGov révèle que 60 % des citoyens américains rejettent l'idée d'une intervention militaire aux côtés d'Israël dans cette guerre contre l'Iran. Ce climat de rejet a poussé plusieurs élus au Congrès à envisager l'activation du War Powers Act, un mécanisme permettant de limiter les pouvoirs présidentiels en matière de déploiement militaire sans approbation parlementaire. Une décision imminente de Trump Face à cette pression populaire et institutionnelle, le président Trump a annoncé qu'il prendrait une décision dans un délai de deux semaines concernant une éventuelle participation américaine. Il a réitéré sa préférence pour une solution diplomatique, mais a également insisté sur sa détermination à utiliser la force si nécessaire, affirmant que son administration était « prête à défendre les intérêts des Etats-Unis partout dans le monde ». Ces manifestations illustrent une fracture de plus en plus visible dans la société américaine. Alors que certains soutiennent un engagement ferme aux côtés d'Israël, de nombreux citoyens et associations dénoncent le risque d'un nouveau bourbier militaire aux conséquences imprévisibles. Les critiques pointent également le coût humain et économique potentiel d'un tel conflit, dans un contexte déjà marqué par une polarisation politique extrême. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!