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Etats-Unis : des licenciements après des critiques de charlie kirk relancent le débat sur la liberté d'expression
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 01 - 2026

Aux Etats-Unis, l'assassinat de Charlie Kirk, le 11 septembre, a déclenché une vague de sanctions professionnelles contre des internautes ayant critiqué la figure de la droite MAGA.
Dans un pays ultra-polarisé, marqué par une violence politique récurrente, des dizaines de personnes ont perdu leur emploi pour de simples messages publiés en ligne visant l'influenceur âgé de 31 ans, tué par balles sur un campus universitaire.
Une cascade de renvois après des posts critiques
Le cas le plus emblématique est celui de Laura Sosh-Lightsy, employée d'une université publique du Tennessee. Quelques heures après le drame, elle écrit sur Facebook : « La haine engendre la haine. ZERO sympathie. » La sénatrice républicaine Marsha Blackburn s'indigne publiquement : « Cette personne devrait avoir honte (...) Elle doit être virée de son poste. » L'université annonce dans la foulée son licenciement.
Dans les jours qui suivent, d'autres salariés – employés d'écoles publiques, pompiers, militaires – sont à leur tour remerciés ou suspendus pour des commentaires jugés offensants à l'égard de Charlie Kirk.
Des comptes militants de la droite radicale exhument et archivent des messages, puis identifient leurs auteurs. L'influenceur conservateur Joey Mannarino incite ses abonnés à télécharger des photos de profil, croiser avec LinkedIn, retrouver l'employeur et appeler la direction, voire laisser des avis en ligne contre l'entreprise.
Ce mode opératoire a alimenté un véritable climat de délation, accélérant les décisions disciplinaires.
Condamnation du meurtre, division sur la riposte
Le meurtre de Charlie Kirk a été condamné unanimement par la classe politique, droite et gauche confondues. Mais le président Donald Trump a rapidement mis en cause l'influence de « la gauche radicale ».
Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a demandé d'identifier tout militaire qui se serait moqué du décès de l'influenceur, tandis que le sous-secrétaire d'Etat Christopher Landau a déclaré que « les étrangers qui glorifient la violence et la haine ne sont pas les bienvenus », invitant même le public à signaler ce type de contenus pour mesures appropriées.
Ces prises de position officielles ont conforté l'idée, chez les partisans de Kirk, que toute critique post-mortem devait entraîner des sanctions.
Enquêtes, suspensions et mises à pied : les cas qui s'enchaînent
Un enseignant de l'Oklahoma ayant posté : « Charlie Kirk est mort de la même façon qu'il a vécu : en faisant ressortir le pire chez les gens » fait l'objet d'une enquête du ministère de l'Education de l'Etat, qui a qualifié ses propos d'« odieux ».
La militante d'extrême droite Laura Loomer, réputée proche de la Maison-Blanche, multiplie les captures d'écran et interpellations nominatives.
Dans un cas, elle vise un fonctionnaire de la FEMA ayant écrit sur Instagram qu'il était « en deuil pour ce raciste, homophobe et misogyne ».
Après la publication du profil LinkedIn par Loomer et la montée de la pression, l'agence annonce placer l'employé en congé forcé pour des commentaires jugés « révoltants et inadmissibles ».
Une liberté d'expression sous tension
L'épisode révèle un paradoxe : au nom d'une liberté d'expression revendiquée comme droit suprême, des responsables politiques et des influenceurs promeuvent des campagnes de signalement, de doxxing et de pressions sur les employeurs visant à faire taire les critiques, même lorsqu'elles s'expriment dans l'émotion du moment.
Les licenciements (universités, services publics, armée), les enquêtes administratives (enseignant en Oklahoma), les mises à l'écart (agent de la FEMA) et les appels officiels à identifier les détracteurs dessinent un effet dissuasif puissant : autocensure en ligne, peur de perdre son emploi pour un commentaire ou une formulation maladroite.
Dans ce pays longtemps présenté comme le symbole de la liberté, l'agrégation de captures d'écran, la traque coordonnée de profils et l'instrumentalisation politique des réseaux sociaux font planer une menace croissante sur l'expression publique, qu'elle soit impopulaire, choquante ou simplement dissidente.
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