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Syrie : Retour en grâce après avoir gazé ses citoyens et tué par centaines de milliers, l'Arabie saoudite piétine les USA
Publié dans Tunisie Numérique le 10 - 05 - 2023

L'Arabie saoudite a sauté le pas hier mardi 9 mai : les affaires diplomatiques reprennent très officiellement avec la Syrie. C'est l'épilogue d'un retour de la Syrie dans la famille arabe qui a commencé en novembre 2021 avec la venue à Damas du ministre des Affaires étrangères des Emirats arabes unis. Depuis les choses se sont accélérées jusqu'à la réintégration du président syrien, Bachar al-Assad, à la table de ses pairs. Comme exactement l'Arabie saoudite l'a fait avec le Qatar en janvier 2021, comme elle l'a fait avec la Turquie en avril 2022 et comme elle vient de le faire avec l'Iran, elle renoue avec la Syrie.
Le bulldozer Ben Salmane
Le prince Mohammed Ben Salmane a hésité à renverser la table avec les USA parce qu'il avait besoin de leur protection face à l'ogre iranien. Et les Américains en ont bien profité pour vendre tout ce qu'ils pouvaient aux Saoudiens. D'ailleurs le président Donald Trump ne s'est pas gêné pour dire ouvertement lors de son déplacement à Riyad en 2017 que si les Saoudiens voulaient la sécurité ils devaient la payer. Ils ont payé, beaucoup, maintenant ils ne payent plus, en tout cas beaucoup moins. Ben Salmane en est arrivé à la conclusion qu'il était plus simple et surtout moins onéreux de faire la paix avec l'Iran.
Par ailleurs le fait de sortir du joug américain a permis à Riyad d'avoir les coudées pour défendre au mieux ses intérêts, et parfois ces intérêts le mènent vers les ennemis de Washington. C'est ce qui s'est passé en décembre 2022 quand le président chinois Xi Jinping est venu à Riyad pour un méga Sommet durant lequel beaucoup de pays arabes ont posé leurs doléances sur la table.
Ce pragmatisme qui anime Ben Salmane, prêt à tout pour diversifier son économie dans la perspective de l'après-pétrole, est celui qui meut les 21 autres membres de la Ligue arabe. Et c'est ça qui a valu à la Syrie son retour en grâce en dépit du demi-million de morts que la répression de la révolte populaire de 2011 a provoqués. C'est l'Arabie saoudite qui organisera le prochain sommet de la Ligue arabe, il y a de fortes chances qu'al-Assad fasse le déplacement.
Seul le Qatar manifeste encore ostensiblement son opposition, mais pour combien de temps encore ? "Les crimes ne peuvent être récompensés par un retour à la table des pays arabes", a clamé hier mardi dans un communiqué Bilal Turkia, émissaire de l'opposition syrienne au Qatar. D'après lui la réintégration de la Syrie dans la Ligue arabe donne "un feu vert à plus de brutalité de la part de ce régime dont le comportement ne changera pas".
Ils poussent des cris d'orfraie mais la caravane passe…
Rappelons que le Qatar est le seul pays arabe à abriter une ambassade syrienne contrôlée par l'opposition. On est loin de la conjoncture de 2013 quand tout ce beau monde pariait sur la chute inéluctable du "boucher de Damas" au point de laisser les rebelles occuper le siège de la Syrie au Sommet de la Ligue arabe à Doha…
Les Européens aussi fulminent face au retour de la Syrie sur la scène arabe. Idem pour les Américains pour qui Damas "ne mérite pas d'être réadmise au sein de la Ligue arabe (..). Notre position est claire : nous n'avons pas l'intention de normaliser les relations avec M. Assad et son régime", a dit le secrétaire d'Etat Antony Blinken devant la presse à Washington.
L'humeur est la même du côté de Londres. Le ministre britannique des Affaires étrangères, James Cleverly, a pris la parole après Blinken : il s'est dit "très mal à l'aise" face à la tournure des événements dans la Ligue arabe. "La brutalité contre le peuple syrien ne peut pas être ignorée. Et le Royaume-Uni ne va certainement pas passer ça sous le tapis", a-t-il ajouté.
Poutine a imposé sa volonté aux USA, au monde
De toute évidence le retour de l'homme qui a gazé ses citoyens, en a liquidé des centaines de milliers, en a torturé atrocement ne peut pas passer comme une lettre à la Poste. Des crimes qu'il a commis avec la complicité de la Russie de Vladimir Poutine et que l'humanité n'oubliera jamais. Personne ne peut oublier les bombardements massifs et aveugles de civils, le carnage à Alep jusqu'à sa destruction totale, signés par Moscou et à qui al-Assad doit son salut alors qu'il était encerclé par les rebelles…
Mais les USA aussi doivent regarder leur inaction en face. Le président de l'époque, Barack Obama, avait dit publiquement que l'utilisation des armes chimiques serait la ligne rouge et que l'Occident serait obligé d'intervenir. Le régime syrien a effectivement balancé ces horreurs sur la population et quand le président français François Hollande a appelé Obama pour lui dire qu'il fallait taper sur Damas il a rétorqué qu'il attendait l'aval du Congrès américain. Feu vert qui n'est jamais venu. C'est aussi ça le monde dans lequel on vit.

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