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Ukraine : La descente aux enfers de Poutine, il fuit même ses "amis" par peur d'être cueilli par la CPI
Publié dans Tunisie Numérique le 11 - 09 - 2023

Tous ceux qui s'attendaient à ce que l'Ukraine soit une promenade de santé pour Vladimir Poutine sont tombés de haut. Presque 19 mois après le maître du Kremlin y est encore, embourbé jusqu'au cou dans une guerre qu'il a imposée à son voisin, au monde et dont il veut sortir pour retrouver la douceur de sa vie d'avant. Mais comment ? C'est toute la question. Même s'il se retirait totalement de l'Ukraine on l'obligera, d'une façon ou d'une autre, à réparer les dégâts qu'il a causés. Moscou n'en terminera jamais avec la chape de plomb des sanctions. Pour la Russie il y a le coût humain et militaire de cette guerre – et ça montera crescendo à mesure que l'adversaire monte en puissance et que les forces s'équilibrent -, il y a le coût commercial et financier – qui pousse Poutine à faire un chantage meurtrier sur les céréales. Mais pour le président russe il y a un coût plus personnel, et il est au moins aussi dommageable pour l'ambassadeur des déshérités du monde qu'il prétend être : il ne peut presque plus sortir du pays pour aller dans les grandes rencontres internationales, même chez ses "amis"…
Les limites de la franche camaraderie, "BRICSé" ou pas
Après le Sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) en Afrique du Sud en août dernier, le Sommet du G20 en Indonésie en 2022 et le dernier Sommet en Inde Poutine pourrait manquer la prochaine réunion des 20 économies les plus fortes de la planète où l'Union africaine entamera officiellement son parcours de nouveau membre permanent du club. Pourtant cette rencontre aura lieu chez un partenaire de premier plan de Moscou, le Brésil. Le président russe vraisemblablement sera contraint de louper l'entrée en scène de ses amis africains. Pourtant il avait tellement de choses à leur dire.
On est encore loin du rendez-vous de 2024 à Rio de Janeiro mais l'arrestation ou non de Poutine, en vertu du mandat d'arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI) en mars 2023, est déjà sur toutes les lèvres. Le chef de l'Etat brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, n'a pas pu se dérober. «Je peux vous dire que si je suis président du Brésil et s'il vient au Brésil, il n'y a pas de raison qu'il soit arrêté», avait dit avec assurance Lula en marge du Sommet du G20 à New Delhi.
Il avait même indiqué dans une interview diffusée samedi dernier dans la soirée sur la chaîne de télévision indienne Firstpost que Poutine recevrait une invitation en bonne et due forme pour la prochaine réunion au Brésil, mandat de la CPI ou pas. 48 heures après patatras, le président brésilien change de braquet : «Je ne sais pas si la justice brésilienne l'arrêtera. C'est à la justice d'en décider, pas au gouvernement», a asséné Lula ce lundi 11 septembre devant la presse…
Entre temps il s'est rappelé que le Brésil a bel et bien paraphé le Statut de Rome de 1998, le traité international qui a officialisé l'instauration de la CPI en 2002 et qu'à ce titre la justice brésilienne a l'obligation d'arrêter le président russe dès qu'il mettra les pieds sur son sol. Chef de tout l'Etat ou pas, Lula peut difficilement se soustraire à cette réalité. Jusqu'à la preuve du contraire son pays reste une démocratie.
Comme en Afrique du Sud Poutine n'osera pas tenter le Diable
C'est la même agitation qui avait poussé Poutine à rester chez lui alors que les BRICS se réunissaient en Afrique du Sud. Pourtant jusqu'au dernier moment le maître du Kremlin a maintenu le suspense et beaucoup lui prêtaient l'intention de braver le mandat de la CPI. Finalement il opta sagement pour une participation par vidéo-conférence. Moscou a beau crier sur tous les toits que le mandat de la CPI est "nul et non avenu" Poutine n'ira pas jusqu'à tenter le Diable, au grand dam de ses fans.
Lula tente de donner le change devant son "ami" russe : «Je veux savoir pourquoi nous sommes membres (de la CPI) et pas les Etats-Unis, ni la Russie, ni l'Inde, ni la Chine». Mais l'échappée tourne court : «Je ne dis pas que je vais quitter la Cour, je veux juste savoir pourquoi le Brésil est un signataire» du statut de la CPI, a tout de suite ajouté le président.
Vous l'aurez compris : le tribun brésilien souffle le chaud et le froid, c'est bon pour ses affaires. Mais si on doit retenir une seule chose c'est qu'il n'est pas disposé à se farcir l'affichage désastreux d'une sortie du statut de la CPI pour les beaux yeux de Poutine. Reste la prière que le président brésilien a formulée : la fin de la guerre avant novembre 2024, date du Sommet du G20, et Lula a sa petite idée sur la question, qui ne plaira pas à l'Ukraine.
«Tout le monde va se rendre (au sommet) des BRICS, alors j'espère qu'ils viendront au sommet du G20 au Brésil. Au Brésil, ils sentiront une atmosphère de paix (…). Nous aimons bien prendre soin des gens. Alors je pense que Poutine peut se rendre facilement au Brésil». C'est le voeu pieux formulé par le chef de l'Etat brésilien…
En attendant ce qu'on voit c'est un président – Poutine – qui a perdu beaucoup de plumes depuis que toutes les chancelleries occidentales lui ont fermé les portes de leurs palais et qu'il ne peut plus se pavaner aux quatre coins du monde avec son fameux yacht. Alors qu'en face le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, peut aller où bon lui semble, ou presque. De toute évidence les grands perdants de cette guerre sont la Russie et son maître.

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