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Syrie : Ce que le communiqué de la France ne dit pas sur la responsabilité de l'Occident dans les centaines de milliers de crimes d'al-Assad
Publié dans Tunisie Numérique le 08 - 12 - 2024

C'est acté : le dictateur syrien Bachar al-Assad, qui tenait le pays d'une main de fer depuis près de 25 ans (après le long règne sanglant de son papa), a déserté la capitale Damas avant l'arrivée des groupes rebelles. «Courage, fuyons !». La seule issue qui lui restait pour s'éviter une fin atroce après le demi-million de morts qu'il a signés depuis le soulèvement populaire de 2011. "Assad a quitté la Syrie via l'aéroport de Damas, avant le retrait des membres des forces armées et de sécurité" du site, a confié le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane...
La fin de "50 ans d'oppression (…), de crimes, de tyrannie et de déplacements" forcés
Quelques minutes après les insurgés ébruitent la "fuite" du "tyran" et proclament dans la foulée la "Syrie libre (...). Après 50 ans d'oppression sous le pouvoir du (parti) Baas, et 13 années de crimes, de tyrannie et de déplacements (forcés), (…) nous annonçons aujourd'hui la fin de cette période sombre et le début d'une nouvelle ère pour la Syrie", a martelé la coalition des rebelles, une nébuleuse d'islamistes radicaux et de combattants vraiment épris de liberté et de démocratie.
On verra comment tout cela s'emboitera, comment cette mayonnaise très improbable prendra. Ce ne sera pas simple et le succès n'est pas garanti, mais l'essentiel est ailleurs. Il est dans cette joie profonde, ces liesses populaires qui n'ont rien de factice, ce sentiment de libération nationale, ces prisons qui se vident, des détenus dont certains étaient là sans aucune justification depuis le sombre règne de Hafez al-Assad. Des prisons qui font partie des pires de la planète, où toutes sortes de torture et d'exécutions sommaires font la loi. Tout ça c'est terminé... Enfin, il faut l'espérer.
Pour solder l'ère des Alaouites tous les vestiges du régime (effigies, photos, statuts, etc.) seront systématiquement détruits, comme cela se pratique après chaque soulèvement populaire à travers le monde. Le palais présidentiel et la résidence du dictateur ont été méthodiquement saccagés et pillés. Là aussi c'est la règle dans ces circonstances. Reste à savoir où l'ex-homme fort de la Syrie s'est planqué. Mais finalement est-ce bien important au regard de ce qui se joue, et bien avant sa fuite...
Hollande et Obama auraient pu stopper toutes ces horreurs dès 2013
La France a déclaré ceci dans un communiqué après la chute d'al-Assad :
«En ce jour historique pour la Syrie et le peuple syrien, la France salue la chute du régime de Bachar al-Assad le 8 décembre 2024, après plus de 13 ans d'une répression d'une grande violence contre son propre peuple. Les Syriens ont trop souffert.
Bachar al-Assad laisse un pays exsangue, vidé d'une grande partie de sa population qui, si elle n'a pas été soumise à l'exil, a été massacrée, torturée et bombardée aux armes chimiques par le régime et ses alliés. La France rend hommage à toutes ses victimes.
Alors que le régime n'a eu de cesse d'opposer les Syriens entre eux, que la Syrie est fracturée et fragmentée, le temps de l'unité est venu.
La France appelle au silence des armes, à la préservation des institutions de l'Etat, au respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Syrie. Elle appelle à une transition politique pacifique et respectueuse de la diversité du peuple syrien, qui protège les civils et toutes les minorités, conformément au droit international. Elle appelle tous les Syriens à l'unité, à la réconciliation, et à rejeter toute forme d'extrémisme.
Constante dans ses positions et solidaire du peuple syrien depuis le début de la révolution en 2011, la France invite ses partenaires à tout mettre en œuvre pour aider les Syriens à trouver le chemin de la réconciliation et de la reconstruction à travers une solution politique inclusive, conformément à la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations Unies et à la volonté du peuple syrien. Elle y prendra toute sa part».
C'est ce que disent tous les pays occidentaux mais pas qu'eux. Et de toute façon que peuvent-il dire d'autre ? En réalité l'écroulement fulgurant du régime syrien, en à peine 10 jours et presque sans combats, a surpris tout le monde, jusqu'aux soutiens de ces rebelles. La communauté internationale s'était assoupie sur cette affaire, avec mis le couvert sur les 500 000 morts et s'accommodait bien finalement de ce dictateur qui était la seule parade contre une résurgence de Daech et d'al-Qaïda. Tout le monde avait minoré les souffrances du peuple syrien depuis des décennies. C'est cette douleur profonde qui a servi de rampe de lancement aux islamistes…
L'Occident se réveille avec la gueule de bois, terrifié par le spectre djihadiste. Pourtant les présidents français et américain de l'époque, Français Hollande et Barack Obama, auraient pu et dû stopper tout ça dès 2013 quand al-Assad largua des armes chimiques sur sa population. Hollande a appelé Obama pour lui rappeler sa promesse, Paris a poussé mais Washington s'est dégonflé.
Les premiers signaux émis sont bons, le chef du Hayat Tahrir al-Cham (HTC) ayant officiellement divorcé avec le djihadisme depuis 2016 et donnant des gages à la communauté internationale. Les islamistes savent aussi que la seule façon de jouir de ce pouvoir qu'ils convoitaient tant en Syrie – ce sont des humains comme les autres – c'est de ne menacer en rien l'Occident et ses ressortissants dans le monde. Autrement ils finiront comme les organisations Daech et al-Qaïda, surtout avec un Donald Trump à la Maison Blanche.
Donc finalement si le péril islamiste doit frapper quelque part ce sera en Syrie, si des mains devaient être coupées et des femmes lapidées ce serait sur le sol syrien, pas ailleurs. Et çà ça n'empêchera pas les Occidentaux de dormir, ils s'en accommoderont comme ils se sont accommodés d'al-Assad. Cette affaire restera l'affaire des Syriens, comme ce soulèvement et ses développements sont les leurs...


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