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Tunisie: "Une grève, rien que pour faire comme les autres", affirme la direction de l'Africa!
Publié dans WMC actualités le 22 - 02 - 2011

Confronté comme beaucoup d'autres entreprises et secteurs, la direction générale de l'hôtel Africa nous a fait parvenir le communiqué ci-dessous, sous le titre “Les coulisses de la grève du personnel de l'hôtel Africa: faire grève rien que pour faire comme les autres!“
La révolution tunisienne a vu le jour pour faire tomber un régime despotique et lui substituer une démocratie garantissant à tous les Tunisiens une vie digne et décente, fondée sur des valeurs nobles telles que la liberté, la justice, le travail, la santé et l'éducation pour tous. La révolution a également été pour la plupart d'entre nous un électrochoc, en dévoilant le manque flagrant de moyens et le retard de développement dont souffrent certaines zones intérieures du pays. Certains de nos concitoyens n'ont pas de quoi se nourrir, d'autres n'ont pas l'eau chaude ou même l'eau courante ou l'électricité, sans parler des taux record de chômage et notamment chez les diplômés.
Pendant ce temps, d'autres et parmi eux les employés de l'hôtel Africa, profitent de la situation, sans aucun respect pour la révolution et ses martyrs, en faisant du chantage à des fins totalement égoïstes. Ces contestataires, ont un emploi, un salaire au-dessus de la moyenne nationale, et supérieur aux salaires prévus par la loi. Ils bénéficient tous des augmentations légales de salaire du 1er mai, et parfois d'augmentations de fin d'exercice. Ils disposent d'une assurance maladie et d'une cotisation pour la retraite, des deux primes semestrielles de rendement, d'une assurance complémentaire optionnelle, d'une restauration gratuite et bénéficient de prêts personnels, d'avances sur salaires, de cadeaux de fin d'année, de prêts pour l'aïd, de dons et prêts pour la rentrée scolaire, parfois de logement de fonction et même de primes supplémentaires. Et malgré tout cela, ils prétendent être privés de leurs droits et que leur dignité est bafouée.
Dans le contexte économique actuel, et sans aucune considération pour la situation du secteur hôtelier sinistré, ces personnes, dont les emplois ont été maintenus et les salaires du mois de janvier en même temps que la 2ème prime de rendement pour l'exercice 2010 versés, osent aujourd'hui faire régner le chaos et le désordre en ayant recours à une grève illégale et non réglementaire. Ils ont refusé de reprendre le travail et ont occupé les lieux malgré la main tendue de leur employeur. Ils ont préféré rejeter toute négociation et proférer des insultes, des menaces sérieuses et des accusations calomnieuses très graves à l'encontre de leur employeur, qu'ils ont publiées sur Facebook ou exprimées face aux caméras de quelques chaînes TV pas du tout soucieuses de l'objectivité qui est un des piliers de leur profession. Les employés non-grévistes ont eux aussi eu droit aux menaces physiques en cas d'une quelconque tentative de reprise du travail.
Parmi leurs revendications, il y a bien sûr la volonté de "dégager" le directeur de l'hôtel, le directeur financier et quelques chefs de département, et ensuite la titularisation pour tout le monde, y compris les salariés fraîchement recrutés et en dépit des conditions prévues par la loi. Les autres revendications sont bien évidemment les augmentations de salaires, sans parler des caprices de chacun : se faire raccompagner jusqu'à chez soi en fin de journée, bénéficier de primes supplémentaires provenant d'une imagination débordante, et tout ce que le bon sens et les règles de bonne gestion ne prévoient pas.
Il est bon de savoir que toutes ces personnes qui aujourd'hui réclament leur titularisation n'ont pas accumulé comme l'exige la loi les 4 ans successifs de travail dans l'entreprise.
Ils invoquent, pour motiver cette revendication, les difficultés qu'ils ont à obtenir des crédits bancaires, refusant d'admettre que leur employeur leur a négocié l'accès aux crédits, et qui plus est à des taux préférentiels.
La titularisation, les augmentations de salaires et le licenciement des directeurs sont devenus une fin en soi, qu'importe leur bien-fondé ou la manière d'y parvenir. Une vraie obsession qui est en train de leurrer beaucoup de gens dont la majorité est influencée par une minorité indélicate et sans scrupule, par quelques émissions télé tendancieuses qui ne font qu'encourager les gens à l'anarchie et au comportement non démocratique et par une organisation opportuniste qui n'a aucune considération pour les intérêts des travailleurs, ni même pour ceux du pays, qu'elle est en train de ruiner de jour en jour.
Cette organisation est assoiffée de pouvoir et veut uniquement régner en mettant le pays à genoux et en bernant les travailleurs par une technique de lavage de cerveau quotidien digne des pratiques soviétiques, leur promettant monts et merveilles et en se gardant bien d'afficher ses vrais objectifs et ses ambitions politiques douteuses.
Et pour faire bonne impression devant ses nouveaux adhérents, qu'elle n'hésite pas à extorquer, cette organisation s'emploie à n'envoyer que des représentants irrespectueux, méprisant les représentants et dirigeants de l'hôtel, donnant des ordres et refusant tout dialogue constructif. Ils ont à titre d'exemple rejeté en bloc l'application du droit du travail et des lois en vigueur, très probablement par pure ignorance ou par mépris.
Aujourd'hui, ces grévistes désorientés, ont exprimé leur volonté de tout saccager en faisant appel aux copains de quartier, ne se souciant point des 200 emplois directs et 700 emplois indirects qu'ils mettront en péril et des centaines de familles qu'ils priveront de sources de revenus : où va-t-on? De quelle démocratie parle-t-on?
La liberté n'a jamais été l'anarchie, et ce n'est pas du tout de cette manière qu'on réussira à bâtir un pays démocratique et prospère.
En vérité, ces comportements constituent une véritable menace pour les emplois actuels dans le pays et ne favoriseront d'aucune manière la création de nouveaux emplois, que ce soit de la part d'investisseurs locaux ou étrangers.
Rappelons-nous que l'égoïsme est l'ennemi du patriotisme, et n'oublions pas le nombre important de Tunisiens au chômage qui sont à la recherche d'un emploi!
(Communiqué de la direction de l'Hôtel AFRICA)
Lien : Les salaires et avantages des grévistes


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