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9 avril 1938 : La Tunisie fête les martyrs d'hier et d'aujourd'hui
Publié dans WMC actualités le 08 - 04 - 2013

«Les prédécesseurs des martyrs de la révolution de la liberté et de la dignité». La banderole qui fait face au siège de la délégation spéciale d'El Menzah, sur l'Avenue Jugurtha, en dit long sur le signe sous lequel cette dernière entend défendre le martyr des militants tunisiens morts le 9 avril 1938 à Tunis.
Le souvenir des martyrs tombés entre le 17 décembre 2010, date de l'immolation par le feu de Mohamed Bouazizi, jusqu'au 14 janvier 2011, date de la fuite du président Zine El Abidine Ben Ali, et bien au-delà, ne manquera pas de marquer la commémoration du 75ème anniversaire, donc, des événements du 9 avril 1938.
Ce dernier événement est du reste un moment fort de l'histoire du combat de la Tunisie pour son indépendance. Lorsque, en pleine grève générale décidée par le Néo-Destour, des policiers, gendarmes et autres zouaves (une unité d'infanterie de l'Armée française) ouvrent le feu sur les manifestants qui appellent pour un Parlement tunisien.
Le Néo-Destour est dissout
Des historiens font état de 22 morts et de 150 blessés. Le jour même, le Résident général de la France en Tunisie promulgue une loi instaurant l'état de siège. Et le lendemain, celui qui deviendra le premier président de la Tunisie indépendante, Habib Bourguiba, est arrêté et traduit, comme nombre de militants du Néo-Destour, pour complot contre la sûreté de l'Etat. Le Néo-Destour est dissout trois jours plus tard (le 12 avril 1938).
La Tunisie connaîtra évidemment d'autres martyrs. Dans la mesure où la lutte contre le colonialisme va commencer très tôt. Et beaucoup paieront de leur vie cette quête pour l'indépendance. Que de résistants de villes comme Sfax ou encore de Kairouan, qui ne tomberont, en 1881, qu'après des mois de résistance, sont aujourd'hui quasiment méconnus. Comme des résistants des tribus des H'mamma et des Zlass.
Ali Ben Khélifa, Caïd des Neffet, prend, en 1881, la tête de la résistance contre la France. Avant de se refugier en Libye pour mieux préparer un retour dans l'objectif de libérer le pays. Il mourut en 1884, en martyr, sans accomplir ce qu'il considérait comme une mission. La mort dans l'âme.
D'autres figures résisteront à cette colonisation française qu'ils n'ont jamais acceptée. Comme les martyrs de l'affaire du Jellaz. Lorsqu'en novembre 1911 des Tunisiens s'engagent dans des accrochages avec des Italiens pour une question d'ordre foncier. Une année plus tard, en février 1912, une autre affaire va éclater : l'affaire du boycott du tramway; les Tunisiens boycotteront le tramway à Tunis suite au décès d'un enfant percuté par le conducteur italien d'un wagon.
Commémoration du martyr Farhat Hached
Bien plus tard, d'autres militants contre le colonialisme paieront de leur vie leur attachement à l'indépendance de la Tunisie. Ils ont pour nom Farhat Hached, Hédi Chaker, Moncef Bey… Les Tunisiens ne les oublieront jamais.
Bien plus tard, des Tunisiens mourront sous la torture dans des geôles dans la Tunisie enfin indépendante ou comme, dans les cités minières du sud, en 2008, pourchassés par la police politique. Et c'est dans cette Tunisie indépendante que deux hommes vont aussi mourir pour la liberté. Le premier n'est autre que Mohamed Bouazizi, le 3 janvier 2011; le second est assassiné, le 6 février 2013, pour des motifs politiques, Chokri Belaïd. Sa mort n'est toujours pas, aujourd'hui, élucidée. Ne sont pas encore élucidés également les événements du 9 avril 2012.
A cette date, souvenez-vous, des manifestants sur l'Avenue Bourguiba, et pas seulement, venus commémorer précisément les événements du 9 avril 1938, sont attaqués par des policiers.
La commission mise en place au niveau de l'ANC (Assemblée nationale constituante) pour faire toute la lumière sur cette affaire, qui a fait couler beaucoup d'encre, n'a pas réussi à rendre son rapport. Et pas plus tard que le samedi 6 avril 2013, la presse annonçait que 10 membres de cette commission (sur les 22 qu'elle compte) ont présenté leur démission. L'un des démissionnaires, le député Noaman El Fehri, a estimé, dans une déclaration à la presse, que l'une des raisons de l'échec de cette commission réside dans l'absence de la collaboration du gouvernement.
C'est le même motif évoqué par l'UGTT (Union générale tunisienne du travail), le même jour, lors d'une conférence de presse, concernant une autre commission créée pour faire la lumière sur une autre affaire : celle des événements dits du 4 décembre 2012. Lorsque des militants de la principale centrale syndicale tunisienne, venus commémorer le martyr du militant Farhat Hached, sont attaqués par les Ligues de Protection de la Révolution.
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