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Tunisie - Monnaie :
Enfin, la BCT accepte de co-animer le marché de change
Publié dans WMC actualités le 10 - 07 - 2014

Au plan extérieur d'abord, cette initiative satisfait partiellement les bailleurs de fonds (FMI, Banque mondiale). Ces derniers ont toujours recommandé aux Tunisiens officiels- de libérer leur politique de change avec comme corollaire la consécration du non interventionnisme de la Banque centrale dans l'animation du marché.
Pour la Banque mondiale, «l'expérience a montré que les pays qui ont des régimes de taux de change plus souples sont mieux outillés pour s'adapter aux chocs et crises que les pays ayant des régimes de taux de change rigide».
Elle estime que «les coûts des ajustements aux chocs des termes de l'échange sont considérablement plus élevés lorsque le taux de change est fixe (ou lorsque le flottement de la monnaie est fortement dirigé) que lorsqu'il est flottant».
Circulaire qui satisfait partiellement les bailleurs de fonds
Pour le FMI, autre partenaire impliqué dans cette réforme, la flexibilité de change est «un package» qui suppose la réalisation concomitante et progressive de trois objectifs. La libéralisation du compte capital, le flottement du dinar et le passage au ciblage de l'inflation.
Au plan local ensuite, cette circulaire intervient suite au trend baissier que connaît en cette période le cours du dinar par rapport aux deux principales devises d'investissement et d'endettement, en l'occurrence l'euro et le dollar.
Aujourd'hui, l'euro s'échange à 2,3060 dt et le dollar à 1,6970 dt. Le dernier rapport mensuel (mois de juin) du Conseil d'administration de la BCT estime qu'en comparaison avec le début de l'année, la valeur du dinar a baissé de 1,1% par rapport à l'euro et de 0,6% contre le dollar. Et la BCT de tirer les enseignements: «Cette tendance baissière du taux de change du dinar au cours des derniers mois a eu pour effet d'absorber l'appréciation de la valeur du dinar enregistrée durant le premier trimestre de 2014».
Autres conséquences majeures: le taux d'inflation a repris sa tendance haussière pour atteindre 5,7%, et la persistance des pressions sur le niveau des avoirs nets en devises qui est revenu à 10.555 MDT ou l'équivalent de 94 jours d'importation, en date du 24 juin 2014, contre 106 jours au terme de l'année 2013.
Les raisons de la chute du dinar
Commentant cette chute du dinar, Chedly Ayari, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), s'est dit incapable de stabiliser la monnaie nationale dans la mesure où «les conditions devant garantir la stabilité du dinar ne sont pas encore réunies dans le pays».
Il a imputé ces difficultés à trois facteurs concomitants: le faible taux de croissance de l'économie du pays, le trend haussier que connaissent les deux monnaies d'investissement et d'endettement (l'euro et le dollar) et la circulation dans l'informel d'importants montants de devises.
Néanmoins, le gouverneur de la BCT a omis d'évoquer sa responsabilité et celle de ces prédécesseurs dans la dépréciation du dinar.
Pour mémoire, depuis le début des années 90 et jusqu'à ce jour, les autorités monétaires tunisiennes avaient cherché à aligner le taux de change effectif réel (TCER) sur les fondamentaux de l'économie, à le stabiliser par des ajustements réguliers du taux nominal et à ancrer cette politique sur leur objectif de moyen terme, en l'occurrence un taux de change flottant.
Cette relative flexibilité du régime de change s'est traduite par une dépréciation tendancielle du TCER, dépréciation alimentée par une détérioration des termes de l'échange et par l'ouverture de l'économie sur l'extérieur.
Cette dépréciation a eu pour mérite de doper les exportations et de renforcer la compétitivité des produits tunisiens à l'export.
Depuis l'an 2000, les autorités monétaires ont opté pour un flottement «encadré», voire dirigé. C'est une étape intermédiaire qui devrait déboucher sur l'objectif de régime de change flottant, de convertibilité totale du dinar et de mobilité parfaite du capital.
Le seul résultat enregistré, jusque-là, a été, hélas, tout juste une dépréciation cumulée du dinar de 100% entre 2000 et 2014. L'euro, qui s'échangeait en 2001 à 1,2 dinar est aujourd'hui vendu à 2,300 dinars.
Quant aux incidences de cette dépréciation progressive et constante, elles sont perceptibles à travers: l'augmentation du taux d'endettement, l'aggravation du déficit commercial, la hausse de l'inflation par l'effet, entre autres, de l'inflation importée et la détérioration du pouvoir d'achat des Tunisiens.
Dépréciation tendancielle
Pour mieux saisir cette volonté politique de dévaluer le dinar, il suffit d'observer le comportement annuel du dinar pendant trois périodes de l'année. Au cours de la période qui s'étale entre novembre et fin février, le dinar connaît annuellement une baisse régulière; l'objectif de cette baisse est de doper les produits et services à l'export. Parmi ceux-ci, figurent le tourisme, l'huile d'olive, le vin, les agrumes, les dattes…
Mention spéciale pour le tourisme: les autorités officielles baissent les prix lors des Salons internationaux de tourisme où se font les réservations annuelles pour améliorer la compétitivité de la destination Tunisie.
Au cours de la période “février-fin mai“, les autorités tunisiennes s'emploient à redresser le taux de change car durant cette période, la Tunisie rembourse généralement son service de la dette. Conséquence: plus le dinar s'apprécie par rapport aux monnaies d'endettement, plus la Tunisie en tire le meilleur profit.
Enfin, au cours de la période juin-septembre, le dinar retrouve son trend baissier. Objectif: inciter les émigrés tunisiens à rentrer et à faire des affaires à la faveur d'une parité qui leur est avantageuse et encourager les touristes à dépense plus.
En dépit de ces avantages, dans tous les cas, le dinar ne cesse de baisser chaque année. Pour y remédier, la solution est d'en finir avec ces solutions de facilité et manipulations monétaires. Il s'agit d'accroître la production de qualité et à forte valeur ajoutée, de diversifier les produits et les débouchés à l'export, de contrôler au mieux les frontières et l'informel, et surtout de vivre selon les moyens que permettent le pays.


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