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Le rétablissement de la confiance dans les marchés de capitaux de par le monde :
Quels pré-requis pour la TRANSPARENCE et la CONVERGENCE ? Quels enjeux pour les entreprises tunisiennes ?
Publié dans WMC actualités le 27 - 12 - 2004


CONTEXTE ET ENJEUX

De nos jours, le thème central qui préoccupe les marchés financiers pourrait être résumé dans la principale interrogation suivante : Comment rétablir la CONFIANCE dans le monde des affaires ?

Les scandales révélés, ici et là, ces dernières années, les sanctions parfois spectaculaires prononcées contre des entreprises, des dirigeants et des auditeurs de grande envergure, les nouvelles réglementations promulguées par les régulateurs pour favoriser la sécurité financière constituent le contexte général qui prévaut en matière d'investissement et de financement des affaires.

Globalisation aidante, tous les opérateurs dans les principales bourses de valeurs mobilières sont appelés, dorénavant, à partager deux préoccupations majeures à savoir : LA TRANSPARENCE ET LA CONVERGENCE.

Force est de constater que ces concepts, ô combien, déterminants pour mobiliser l'épargne et la canaliser vers les marchés de capitaux ne semblent pas avoir toujours la même signification pour tous, à travers les différents espaces économiques (anglo-américain, européen, japonais et ceux du reste du monde).

L'héritage culturel, social et politique doublé de modes de financement basés essentiellement sur le concours bancaire et le bénéfice de subventions gouvernementales a permis, dans certains pays, l'émergence d'entreprises évoluant pratiquement en dehors de la logique des marchés de capitaux. Il s'agit principalement du modèle économique qui était, à la fin XXème siècle, le plus répandu, notamment, en Europe continentale et dans les pays qui s'y apparentent tels que ceux de l'Afrique du Nord.

DE LA TRANSPARENCE

L'emprunt de ce mode de financement des affaires a été, aussi et indirectement, à l'origine de dysfonctionnements affectant considérablement les attributs de la TRANSPARENCE des entreprises.

Appelées à se prévaloir d'un patrimoine juridiquement "clean", ces entreprises pouvaient, presque dans l'"impureté" totale, se cantonner dans la confection d'états comptables "fiscalisant" et peu intelligible et obtenir les concours bancaires et gouvernementaux dont elles avaient besoin pour exister et se développer.

À défaut de TRANSPARENCE, les dirigeants qui sont en même temps les principaux voire les seuls actionnaires trouvent dans la notion de CONFIDENTIALITE un prétexte tout à fait commode pour s'exonérer de leurs obligations managériales de divulguer une information financière de qualité à l'instar de celle publiée dans les marchés boursiers anglo-américains - .

Pas d'intérêt, pas d'action ; cet adage juridictionnel trouve sa pleine expression en la matière. En effet, n'a-t-on pas, souvent, donner les moyens financiers des plus significatifs à des promoteurs dont le principal "mérite" réside dans la propriété de biens et actifs qu'ils présentent comme garantie à la Banque ? Quel "crédit" a-t-on accordé à ceux qui ont témoigné de capacité distinctive pour la détention de véritables "richesses intellectuelles" exprimées dans l'innovation, la créativité et l'anticipation et sans pour autant disposer de patrimoine personnel ou familial ?

Dans ce modèle économique, on ne saurait favoriser la bonne affectation des ressources rares (capitaux, richesses, …) du pays à ceux qui ont, réellement, les prédispositions pour créer durablement de la VALEUR, à ce qui ont des idées génératrices d'add-value.

N'a-t-on pas expérimenté, sans grand succès, des mécanismes qui devraient, tout naturellement, conduire au développement de la Bourse par l'inscription à la cote des principaux groupes et des sociétés les plus importantes du pays ?

Avons-nous saisi les motivations profondes d'un promoteur qui l'amènent à renoncer à des incitations sans cesse avantageuses en faveur de la finance directe pour continuer à recourir au système bancaire ?

Pourquoi un homme d'affaires averti et "globalisé" refuse de tirer profit de financements boursiers peu coûteux et porteurs de plusieurs avantages fiscaux ?

A-t-il peur pour sa "liberté d'agir" ou pour son bonheur de vivre dans son "jardin secret" ?
Diderot n'a-t-il pas dit "vivons heureux, vivons cachés" ?
Sommes-nous en mesure de demeurer encore longtemps dans ce "confort" éphémère et dans ce contexte anachronique tout en prétendant vouloir pénétrer dans la sphère de l'économie du marché et adopter les mécanismes de la globalisation ?
À force de se plaire à vivre dans un système qui fut dangereusement "protecteur" et qui devient inévitablement "menaçant", le réveil de certains hommes d'affaires risque d'être fatal.

En effet, le salut pour une économie à connotation notoirement "locale" qui vise une migration "sans douleurs" vers un modèle résolument "global" suppose l'inéluctable ADHESION aux standards, normes, mécanismes, dispositifs, … les plus actuels de par le monde.
Les bailleurs de fonds usuels et principalement les banques ne peuvent aucunement se mettre en marge des accords auxquels adhèrent les pouvoirs publics (OMC, Bâle II, …) pour financer des entreprises à la "tête du client" et sur la base de l'unique critère de l'existence ou non de patrimoine personnel et familial lavé de tout engagement.

On ne devrait plus s'attendre à voir des banques elles-mêmes cotées en bourse "courant" des risques non maîtrisés et affichant des performances et des résultats arrêtés selon des pratiques et des référentiels comptables "locaux".

Ni l'entreprise, ni la banque qui la finance ne sont, dorénavant, à l'abri de sanctions liées à la NON TRANSPARENCE. La maîtrise des risques bancaires va conduire les institutions financières à remettre leur pendule à l'heure. L'existence même de ces organismes serait, dans un futur prévisible, sérieusement menacée et ce, sans l'emprunt effectif et durable d'instruments et de dispositifs communément partagés dans les marchés de capitaux.

Le rythme relativement lent observé dans la mise en œuvre du projet de réforme entamé au début des années 90 par le secteur bancaire risque d'être cher "payé" par certaines entreprises du secteur, si elles ne décident pas de se prendre définitivement en charge et de cesser de se limiter aux seules directives de la BCT. Cette dernière a eu le mérite d'initier ce projet de réforme ; il revient à chaque banque, selon ses spécificités, de se donner les moyens d'épouser toutes les préconisations de Bâle II et d'être les champions de la TRANSPARENCE dans les Bourses des Valeurs Mobilières de Tunis.

La "contagion" en la matière ne tardera pas à passer aux entreprises clientes de ces banques et un phénomène de boule de neige s'en suivra.

Cette TRANSPARENCE suppose, bien évidemment, un "choc culturel" devenu inévitable dans le monde d'aujourd'hui. Elle devrait, dans des termes plus concrets, amener les dirigeants des banques et ceux des autres entreprises financées par ces dernières à respecter, religieusement, les investisseurs à risque qui n'ont pas d'autres informations que celle diffusée au large public.

Il est inconcevable de chercher à "séduire" les investisseurs à risque et les petits porteurs en divulguant des situations financières et des performances passées et actuelles qui sont fondamentalement construites à partir de normes et standards beaucoup plus juridiques et fiscaux qu'économiques et managériaux.
La véritable garantie pour le marché de capitaux réside dans la qualité de l'information diffusée par l'entreprise.

Ceci nous conduit à déclarer haut et fort que le temps de la "Tunisification" des normes comptables, de contrôle interne, de gestion des risques, de divulgation financière, …est irréversiblement révolu.

L"'exception culturelle" en la matière est doublement suicidaire. Elle empêche, d'une part, les opérateurs locaux de accéder à un SAVOIR mondialement reconnu et, d'autre part, les flux internationaux d'Investissements Directs Etrangers et plus précisément les investisseurs qui les véhiculent de décoder les performances et les situations financières de nos entreprises locales qui s'évertuent à s'insérer dans le processus de globalisation.

S'il y a un domaine où l'uniformité du langage s'impose à tous de la même manière, c'est indiscutablement celui de la comptabilité et de l'information financière. En aucun cas, la TRANSPARENCE des entreprises ne devrait suivre les spécificités locales d'un pays ou d'une région.


20 - 12 - 2004 :: 06:00
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