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Tunisie - Tout est réuni pour que le rendez-vous électoral soit réussi
Publié dans Business News le 21 - 10 - 2011

Beaucoup d'interrogations accompagnent les premières élections libres en Tunisie et dans le monde arabe, en cette année 2011, riche en soulèvements populaires. Comme elle a été la première à faire sa révolution, la Tunisie sera, également, la première à aller vers les urnes pour choisir une Constituante dont la mission est de rédiger une nouvelle Constitution. Il s'agit d'un enjeu de taille pour cette révolution qui essaie de s'affirmer et de réaliser les aspirations de cette jeunesse qui s'est soulevée contre l'oppression.
Les statistiques de l'ISIE montrent que 1517 listes et près de 11.000 candidats se disputent les 199 sièges dans la Constituante en Tunisie, alors que 530 candidats se disputent les 18 sièges destinés à la communauté tunisienne à l'étranger. Ces chiffres traduisent la grande affluence vers ces élections et le désir des Tunisiens de s'exprimer.
La présence de 112 partis sur la scène politique n'a pas empêché 655 listes indépendantes (sur un total de 1517 listes) de se présenter, soit 43,17 %. Ce taux indique qu'en cette Tunisie révolutionnaire, chacun veut faire prévaloir sa voix. Mais, quel est le résultat de ce panachage ?
Nul ne peut prédire les tendances, explique Chokri Mabkhout, le nouveau recteur de l'université de la Manouba. ‘ La jeunesse est hétérogène et imprévisible. Elle nous a déjà offert une révolution inattendue. Mais, ceci n'empêche que l'on soit aujourd'hui face à une vraie inconnue pour ces élections. Donc, quel qu'en soit le résultat de ce scrutin, je suis convaincu que ces jeunes joueront toujours un magnifique rôle de contre-pouvoir. Ils sont difficiles à cerner', ajoute-t-il.
Par ailleurs, même le reste de la population n'est pas beaucoup plus outillé que cette jeunesse. Il a été tellement éloigné de la scène politique et ne saurait se repositionner rapidement. La Tunisie sort carrément d'un désert politique et son adaptation ne saurait se faire que progressivement.
C'est donc une population ‘apolitisée' qui se présente pour participer à ces élections et qui se trouve perdue face à des partis qui ne sont pas parvenus à se distinguer à travers leurs programmes. Lesquels partis reprennent souvent les mêmes slogans que ceux proposés il n'y a pas longtemps par l'ancien régime à travers les programmes présidentiels. Donc, les électeurs ont besoin de plus de précisions pour mieux comprendre les enjeux et pouvoir choisir en toute visibilité.
Pour ne pas avoir la mémoire courte, cette situation renvoie sur le débat ayant accompagné le reoprt des élections du 24 juillet au 23 octobre. Plusieurs voix avaient alors crié à la manipulation. Aujourd'hui, il est clair que ce renvoi était pleinement justifié, voire très raisonnable. L'Instance supérieure indépendante des élections (ISIE) a fait un travail formidable pour mettre en place des structures pour des élections transparentes. Aujourd'hui, tout est en place pour réussir ce scrutin. Le gouvernement de Béji Caïd Essebsi a également réussi à tenir son engagement d'indépendance vis-à-vis de ce scrutin. C'est à son actif.
Pour ce qui est de la question politique, il est normal que la population n'atteigne pas la maturité préconisée en si peu de temps. Il est normal aussi que les anciens partis politiques, légaux ou clandestins, soient plus rôdés que les nouveaux à la chose politique et au contact avec les masses. Donc, ce n'est pas par hasard qu'Ennahdha, le PDP, Ettakatol, le Pôle démocratique moderniste (Al Qotb) et le CPR, soient les plus connus. Ils sont les seuls à s'être présentés dans les 33 circonscriptions électorales. Il est probable que ces formations accaparent, à elles seules, plus de 70 % des sièges de la Constituante.
Ceci n'empêche que ces élections de demain constituent le premier apprentissage réel par la population de l'exercice démocratique. Ce n'est pas parce que le paysage n'est pas clair que l'on ne doit pas voter. Le taux de participation est un critère traduisant l'adhésion du peuple aux valeurs de la révolution. Pourtant, Certaines voix s'élèvent pour ‘déclarer leur déception' et parlent de ‘ne rien voir venir'. A ceux-là, il faut dire que ‘toute révolution entraîne, au départ, un recul du taux de croissance qu'il faut savoir maîtriser pour éviter la récession'.
La classe politique, elle aussi nouvelle dans ce rôle de conquérante du pouvoir, a eu peur de dire les vérités telles qu'elles sont et de déclarer que ‘la lutte contre le chômage et le déséquilibre régional n'est pas chose rapide' et que ‘l'essentiel, c'est de rétablir la stabilité pour que l'économie reprenne'. La réussite de la transition politique passe par la réussite de la transition économique.
La Tunisie est donc sur la bonne voie. Elle est certes au début de son chemin sur la route de la transition démocratique mais, elle a encore toutes les cartes en main pour réussir cette transition. Donc, il est essentiel que chacun de nous relève ce pari et réussisse ces élections.
En avant tous vers les urnes. Mounir Ben Mahmoud


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