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Tunisie Après le gouvernement d'intérêts particuliers, place à l'opposition déconstruite !
Publié dans Business News le 21 - 11 - 2011

Si l'alliance tripartite de la majorité gouvernementale a donné lieu à un feuilleton post-électoral des plus irritants de la part des représentants de ces trois partis que sont Ennahdha, le CPR et Ettakatol, l'opposition n'en est pas mieux lotie et ne semble pas savoir quel rôle jouer dans cette période constitutionnelle.
Dans le clan de la majorité, on a d'abord décidé de s'allier et on négocie après. Pour l'intérêt de la Tunisie diront-ils… Les divergences idéologiques et le résultat des élections donnant le parti islamiste gagnant, loin devant les deux autres, sont moins importants, parait-il, que la distribution des postes de souveraineté. Si l'intérêt national, une appellation concoctée par Ettakatol, est d'intégrer toutes les parties œuvrant pour le pays, pourquoi alors les distribuer entre ces trois partis au lieu de constituer un gouvernement regroupant les compétences du pays sans considérations partisanes ? Comment peuvent-ils s'étonner du fait que certains partis refusent d'intégrer un gouvernement dirigé par le parti islamiste tunisien, si leur vision de la société s'y oppose ? Un gouvernement non partisan aurait peut-être permis à toutes ces forces de se concentrer sur ce pour quoi ils ont été élus. Autrement dit, l'élaboration de la constitution… mais les faits sont là et à la lumière de cette majorité gouvernementale que certains jugent contre-nature, comment se positionner ?
Dans le clan de l'opposition, par contre, on décide d'abord de s'opposer… les alliances viendront – si on est optimiste – après. Ce qui pose problème (et pas des moindre) est sans doute l'aspect bicéphale de l'élection d'une Assemblée constituante. Et c'est là où le bât blesse. L'opposition, en tant que contre-pouvoir à la majorité gouvernementale, doit se constituer sans l'apport d'Ettakatol, toujours considéré comme appartenant aux forces démocrates et modernistes tunisiennes, aux côtés du PDP, du PDM ou encore le nouveau venu, Afek Tounes. La qualification du CPR en tant que force progressiste étant sujette à débat, notamment depuis que ce dernier a appelé à voter pour les islamistes pendant la campagne électorale, et pour bien d'autres considérations encore.
Quel rôle doivent jouer les partis politiques qui se disent aujourd'hui dans l'opposition ? Cette question reste ouverte et le flou artistique sur la politique future de cette opposition proclamée, mais non définie, persiste, près d'un mois après les élections et à la veille de la séance inaugurale
Ainsi, il faut se positionner, dans un premier temps, par rapport au parti de Mustapha Ben Jaâfar. Il est certes difficile de se placer par rapport à un parti qui refuse lui-même de prendre des positions claires et franches, mais il le faut.
Concernant l'opposition, justement, Ettakatol n'y va pas du dos de la cuillère, la qualifiant d'absurde. En effet, Khemaïs Ksila, membre du bureau politique du parti avait affirmé récemment que l'on n'élit pas quelqu'un pour être dans l'opposition. Sans trop vouloir nous avancer, peut-être que l'absurdité viendrait plutôt de cette affirmation ! En effet, comme nous le voyons dans toutes les démocraties du monde, les élus ayant le plus grand nombre de voix constituent la majorité, et les autres se placent automatiquement dans l'opposition. Sur quelle majorité se baserait donc M. Ksila pour considérer que son parti doit faire partie du gouvernement, appelant même le PDP à en faire autant ? Sur une alliance avec un parti largement vainqueur dont l'idéologie s'oppose à la leur ? Il est vrai que du temps de Ben Ali, l'opposition de façade soutenait le parti au pouvoir... mais nous n'irons pas aussi loin, nous dirons simplement que vouloir se placer dans la majorité gouvernementale est un droit, avisé ou pas, mais de là à vouloir prévenir toute forme d'opposition, il y a un pas qu'il serait dangereux de franchir. Si le poisson ne saurait renier sa famille pour les futurs débats sur la constitution, il semble donc être perdu pour le contre-pouvoir qu'est l'opposition, sauf coup de théâtre semblable à celui de la démission de Ben Jaâfar du gouvernement Ghannouchi 1. Bien sûr, tout est possible…
Les principales forces progressistes ayant annoncé appartenir à la nouvelle opposition sont, par conséquent, le PDM, Afek Tounes et le PDP.
Retournons quelques mois en arrière. Au moment de sa constitution, le Pôle avait appelé toutes les forces démocrates à s'allier pour constituer un front commun. Le PDP et Ettakatol, nous le savons, avaient refusé. Le nouveau venu, Afek Tounes, avait quant à lui également émis sa volonté de coalition. Mais après d'âpres discussions et déchirements internes au parti, il a été décidé chez Afek de ne pas intégrer le Pôle, à cause des divergences d'orientations politique qui les séparent.
Le Pôle, durant la campagne électorale, fort d'une impression de popularité au sein de l'élite du pays, avait déclaré que les forces politiques ayant refusé l'alliance devront l'assumer après les élections. La défaite électorale de la coalition ne leur permet plus aujourd'hui de tenir ce type de discours mais elle demeure fidèle à ses positions préélectorales et se place de fait dans ce qu'Ahmed Brahim appelle une « opposition constructive » et donnant la primauté à l'élaboration de la constitution.
Afek Tounes, dont le poids électoral se rapproche de celui du Pôle, a eu exactement le même discours lors d'une conférence tenue ce lundi 21 novembre 2011. Ce qui échappe alors à nous autres communs des mortels est : pourquoi le Pôle et Afek ne se sont toujours pas alliés jusqu'à présent ? Les différences d'orientations économiques ou sociales ne sauraient avoir l'importance que semble leur accorder Afek dans la mesure où, comme l'a rappelé Yassine Brahim, il ne s'agissait pas de législatives mais de Constituante.
Le PDP, enfin, semble aujourd'hui prêt au consensus. Déjà quelques jours avant les élections, Ahmed Nejib Chebbi avait informé les médias de concertations qui se déroulaient entre les quatre partis démocrates et était allé jusqu'à annoncer qu'un accord était sur le point d'être trouvé. Accord démenti par les autres partis concernés. Pourquoi un revirement aussi tardif de la part du PDP ? Il ne serait pas trop hasardeux de supposer que le parti de M. Chebbi avait prévu la débâcle électorale à laquelle il allait devoir faire face. Pour tenter d'inverser la tendance, le PDP avait alors décidé de jouer son dernier joker, celui d'une grande alliance progressiste. Depuis, le PDP s'en tient à cette position et Maya Jeribi, secrétaire générale du parti est revenue sur le devant de la scène il y a quelques jours, pour annoncer l'attachement du parti à cette grande alliance et son souhait d'y parvenir.
Après le « gouvernement d'intérêt national », nous voyons donc se profiler une « opposition constructive ». Mais si ledit intérêt national semble servir les intérêts particuliers, cette opposition constructive semble pour le moment être incapable de… construire une réelle opposition. Les contradictions substantielles de la politique tunisienne seraient, alors, le point commun de cette cacophonie post-électorale ! Monia BEN HAMADI


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