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Tunisie Résultats de concours : soit je travaille, soit personne ne travaille !
Publié dans Business News le 25 - 11 - 2011

Depuis le 14 janvier, il suffit de propager une information avérée ou non pour que le pays s'embrase, pour qu'une ville soit paralysée, saccagée ou même incendiée. Le plus grave est qu'au moment où les revendications des chômeurs étaient axées sur l'équité et l'égalité des chances, à présent, dès que les résultats d'un concours ou d'un recrutement ne leurs conviennent pas, ils mettent le pays à feu et à sang !
Mercredi 23 novembre, suite à la publication des résultats du concours de recrutement de la Compagnie de phosphates de Gafsa (CPG), une nuit de violences a éclaté dans les villes d'Om Laârayès et Mdhilla. Jeudi, les actes de violences ont repris de plus belle, en fin de matinée dans ces deux villes.
Au menu, incendie de postes de police et de la Garde Nationale, du siège de la municipalité de Mdhilla et d'une partie du district de la CPG, dont le parking et plusieurs équipements de transport de la société, ainsi que le pillage d'un entrepôt appartenant également à la compagnie.
Mais que réclament les protestataires ? 326 jeunes de Mdhilla ont été admis sur un total de 530 postes disponibles, suite au concours, et 488 sur 605 autres à Om Laârayes. Le ministère de la Formation professionnelle et de l'Emploi et celui de l'Industrie et de la Technologie précisent, dans un communiqué commun, que l'écart entre les recrutements et les postes disponibles est dû à l'absence de qualifications nécessaires dans les dossiers présentés.
Mais, c'est toujours la même rengaine : accusations de favoritisme voire de corruption. Les jeunes de la région veulent surtout qu'il y ait une discrimination à leur profit, qu'ils soient ainsi favorisés en fonction de l'endroit où ils habitent et de leur situation sociale.
Le 16 novembre dernier, un énième blocage c'est produit. Il a eu lieu cette fois dans la zone industrielle de la Skhira (Gouvernorat de Sfax), empêchant les travailleurs de regagner leurs postes. Ces blocages, on ne les compte plus tant ils sont devenus monnaie courante ! Les protestataires n'étaient pas d'accord sur les résultats du concours du Groupe chimique tunisien (GCT) pour le recrutement de 304 techniciens et ouvriers. Selon eux (les contestataires), les résultats du concours n'ont pas pris en compte le facteur social et le quota de la délégation n'a pas été respecté dans le recrutement.
En mars dernier, après l'annonce, par la CPG, du recrutement de 3 000 chômeurs dont 260 hauts et moyens cadres de Redeyef, Om Laârayès, Metlaoui et Mdhilla, des groupes de chômeurs des délégations de Gafsa, El Ksar, El Guetar et Essned ont manifesté pour protester contre ce programme de recrutement.
Dans la ville de Gafsa, des groupes de jeunes se sont rassemblés devant le siège social de la CPG. Ils ont coupé la route à l'aide de conteneurs et de pneus enflammés, avant de tenter de forcer les bureaux de la société. L'armée est intervenue pour mettre un terme aux actes de violence et évacuer le personnel.
Une semaine plus tard, deux clans se sont entretués, toujours à Gafsa, pour une histoire d'affichage de fausses offres d'emplois à la Compagnie des phosphates de Gafsa, proposant des quotas sur une base tribale. Bilan : 2 morts et 20 blessés à Metlaoui outre les dégâts matériels.
Ici, une question s'impose : sur quelle base les recrutements devraient-ils s'effectuer ? Est-ce que la compétence devrait être le seul élément à prendre en considération ou y a-t-il d'autres critères à intégrer et quels sont-ils ? Dans cette logique pourquoi ne pas céder à la demande de l'UTT de faire bénéficier les enfants des employés d'une entreprise donnée des postes d'emploi de leurs parents ?
Ce qui est sûr c'est que la Tunisie est aujourd'hui face à de nouveaux défis. Le pays doit s'imposer sur le marché international et concurrencer de nouveaux marchés pour répondre aux besoins du pays notamment en création d'emplois. La crise financière internationale et notamment celle de la zone euro, notre premier partenaire, impactera tôt ou tard, selon les experts nationaux et internationaux, le pays. Alors est-ce que les autorités devraient céder aux revendications parfois farfelues de certains ?
Etre originaire de telle région ou avoir une situation sociale difficile donne-t-il droit automatiquement à une priorité d'embauche au sein d'une entreprise donnée ? Dans ce cas où va-t-on employer les personnes compétentes qui méritent le poste et qui peuvent contribuer à améliorer le rendement et la compétitivité de la société ? Ou peut-être devrons-nous les exporter et en faire bénéficier d'autres nations qui les estimeront à leur juste valeur !
Et " last but not the least", comment réclamer des emplois à une société alors qu'on brûle et pille son patrimoine ? Comment demander à des investisseurs de créer des emplois si on ne peut pas garantir la sécurité de leurs actifs ? Comment les attirer si on détériore l'infrastructure, qui est un des arguments les plus importants à faire prévaloir ?
Un couvre-feu a été décrété, mercredi, par les autorités régionales. Les résultats de ce concours à Metlaoui et Redeyef n'ont pas été encore révélés. Espérons que cela ne va pas dégénérer une nouvelle fois… une fois de trop ! Imen Nouira


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