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Tunisie- Une journée historique pour le dernier adieu à Chokri Belaïd
Publié dans Business News le 08 - 02 - 2013

La Tunisie a connu, en ce vendredi 8 février, une journée qui marquera son Histoire. En effet, se sont tenues, en ce jour, les funérailles de Chokri Belaïd, éminent militant pour les libertés et les droits de l'Homme et grand homme politique opposant, mort de coups de balles dont l'auteur demeure encore inconnu.
L'UGTT avait décrété une grève générale pour manifester le mécontentement de tous quant au climat d'insécurité régnant dans le pays depuis quelque temps et dont le résultat direct aura été cet assassinat politique qui a affecté la population tunisienne et l'opinion publique internationale.
En l'honneur de Chokri Belaid, un grand nombre de citoyens s'est dirigé vers le cimetière d'El Jellaz où le défunt a été enterré dans le Carré des martyrs. Le ministère de l'Intérieur a estimé le nombre de personnes présentes à près d'un million quatre cent mille personnes.
Notons que la présence des femmes était remarquée. En effet, des femmes de tous âges ont assisté aux funérailles, faisant ainsi entorse aux traditions tunisiennes qui interdisent ce rite funéraire aux femmes.
Enfants, jeunes et moins jeunes se sont empressés pour rendre un dernier hommage à Chokri Belaïd, à travers leur présence.
Beaucoup d'avocats étaient présents pour faire un dernier adieu à un de leurs confrères. Ils sont venus de différentes villes tunisiennes et portant pancartes à l'effigie de feu Belaïd, ils se sont tous rassemblés derrière Chawki Tabib, Bâtonnier de l'Ordre des avocats.
Plusieurs hommes politiques étaient aussi présents. Quoique leurs positions politiques semblent différentes de celles de Chokri Belaïd et du Front populaire, ils ont fait, en ce jour, preuve de solidarité.
La famille des démocrates était au rendez-vous pour dire sa tristesse face un assassinat qui déstabilise la Tunisie et son climat politique. Etaient, notamment, présents les dirigeants des différents partis démocrates et plusieurs élus de l'Assemblée nationale constituante, sans oublier de nombreuses personnalités des composantes de la société civile. Nous ne parlerons, cependant, pas des absents car ils étaient nombreux puisque la Troïka a été exclue de cet événement, selon la volonté de la famille de Chokri Belaïd.
De nombreuses figures de la scène culturelle se sont, aussi, ralliées à la famille politique pour crier leur colère quant à la situation actuelle et contre la violence. Le poète Sghaier Ouled Ahmed a insisté sur le fait que la violence que connaît la Tunisie aujourd'hui est d'une grande virulence et que l'on n'a jamais connu, depuis longtemps, de tels actes odieux à l'encontre des personnages politiques de l'opposition.
Les militants du Front populaire étaient nombreux derrière le cortège funéraire de leur leader. Ils ont entonné leurs chants connus et ont porté des pancartes rappelant leur position par rapport au système politique en place.
Par ailleurs, l'événement d'aujourd'hui sera marqué par la violence qui s'est installée dans les rues avoisinantes au cimetière. Les personnes présentes aux funérailles ont été surprises par une fumée noire qui a empli le ciel déjà couvert et pluvieux de la capitale.
Un sentiment de panique a succédé à l'émotion surtout que les le réseau téléphonique semblait, à ce moment-là, coupé.
Ce qui a, en outre, indigné l'immense foule présente au Jellaz c'est le gaz lacrymogène qui a fait pleurer des yeux déjà larmoyants. Plusieurs bombes lacrymogènes ont ciblé la place où le corps du défunt s'est arrêté pour une dernière prière. Les gens couraient dans tous les sens, certaines personnes ont perdu conscience et d'autres suffoquaient à cause d'une atmosphère que le gaz lacrymogène a rendue étouffante.
A l'arrivée du corps du défunt juché sur un camion de l'armée nationale décoré de fleurs et dans lequel ont pris place la femme de Belaïd, sa fille, sa sœur et Maya Jeribi, notamment, une grande émotion a régné sur les lieux. Mais l'émotion était teintée de rage contre le système politique et contre les commanditaires du crime.
Les femmes, présentes en grand nombre, ont poussé des youyous, les yeux en larmes. Les hommes, aux gorges serrées, ont crié leur colère à coup de « ni peur, ni crainte, le pouvoir est au peuple ».
Aujourd'hui, un million et quatre cent mille Tunisiens, voire davantage, ont chanté en chœur l'hymne national, unissant ainsi leurs voix, en dernier hommage à leur concitoyen, assassiné pour ses idées et ses positions politiques.
Aujourd'hui plusieurs millions de Tunisiens étaient devant leur écran télé pour voir, le cœur serré, la transmission que les chaînes tunisiennes ont faite des funérailles de Chokri Belaïd.
Un sentiment de tristesse a régné, en ce 8 février, dans la capitale et dans toutes les autres régions et villes de la Tunisie dont les rues ont été parcourues par des funérailles symboliques.
La Tunisie connaît un jour de deuil national entaché, cependant, par une ambiance chaotique nous rappelant, les premiers jours de la Révolution.
L'ambiance était alarmante, mais la solidarité de la grande famille des démocrates et le nationalisme dont les citoyens tunisiens présents ont fait preuve, en ce grand jour, ne peuvent être que de bon augure.
Chokri Belaïd, reposez en paix. Vous manquerez à votre pays !


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