L'application My Ooredoo élue "Produit de l'Année Tunisie 2026"    Aujourd'hui : observation du croissant lunaire de Ramadan en Tunisie    Viandes rouges à 42,900 dinars : disponibilité assurée dans plusieurs points de vente    Fierté tunisienne : 46 médailles d'or au concours Cléopâtre    Météo en Tunisie : pluies éparses attendues sur le nord et localement le centre    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Conférence de Munich 2026: l'Europe face au duel Washington–Pékin    Ramadan 2026 : horaires de travail dans les administrations publiques    OPPO A6 5G et A6x 5G lancés par OPPO en Tunisie offrant des avantages de performance, de puissance et de fluidité au quotidien    Férid Ben Tanfous: Le banquier et le consul honoraire    Lancement de la première session de recrutement 2026 : dates et modalités    Hommage à Souad Guellouz: Elle était née pour être écrivaine, romancière, poète    Ministère de l'Intérieur : attention parents, ces signes révèlent une consommation de drogue chez vos ados    L'odorat des chiens au service de l'oncologie médicale    Météo en Tunisie : nuages passagers sur l'ensemble du pays    Anouar Brahem signe son grand retour en Tunisie avec l'ouverture de la 11e édition de Sicca Jazz au Kef    AWGHO: Une nouvelle dynamique africaine au service de la santé globale de la femme en oncologie    Anis Lassoued : ''Enda a été le déclic qui a permis à Moez de briser les chaînes du silence''    Horaires de travail durant le mois de Ramadan 2026    Dégradations du VAR : la FTF promet des poursuites et un durcissement disciplinaire    Mercato : Nader Ghandri signe en Libye avec Asswehly SC    La Chine ouvre grand ses marchés aux exportations africaines dès mai 2026    Quand commence vraiment le Ramadan 1447/2026 ?    De la culture générale (II): l'apport arabe à la Renaissance européenne    En vidéo : Ooredoo Night Run by Xiaomi célèbre sa 5e édition et ouvre les inscriptions    Ooredoo Night Run by Xiaomi célèbre sa 5e édition et lance les inscriptions (Album photos)    Le drame occulté des Tunisiens morts "pour la France" durant la Première Guerre mondiale    Samsung Zero Trust : Leader dans le domaine de la sécurité mobile pour les entreprises    Hyundai Tunisie organise la troisième édition de l'initiative solidaire 'Couffin du Ramadan'    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Epson Atmix annonce une nouvelle unité de production de poudres d'alliages amorphes    Casa Tarab, les Nuits musicales du Ramadan 2026, reviennent dans une 5ème édition au Théâtre Cléopâtre à Gammarth    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    Fierté tunisienne : Ridha Mami ouvre un département arabe et islamique au Mexique    Le diplomate tunisien Mohamed Ben Youssef nommé à la tête de l'Institut culturel Afro-arabe    Raoua Tlili et Yassine Gharbi remportent 2 médailles d'argent aux Championnats internationaux de Fazza de para-athlétisme 2026    La danse contemporaine à l'honneur au Festival des Premières Chorégraphiques à Tunis et Sfax (Programme))    Elyes Ghariani - La doctrine Donroe: le retour brutal de l'hégémonie américaine    Changement à la tête de l'ITES : Kaïs Saïed démet le directeur général    Magna Mater: La Grande Déesse de retour à Zama (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    Israël intensifie sa politique d'annexion et de colonisation en Cisjordanie    Un pays arabe bloque Roblox pour protéger les enfants    Salon national des arts plastiques: des talents à promouvoir (Album photos)    Etude de cas - Venezuela: Anatomie d'une opération spéciale, l«Absolute resolve»    ATMEDIA lance la première session de formation sur l'intelligence artificielle pour les journalistes    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Friperie, rien ne va plus...
Publié dans Business News le 03 - 03 - 2014

Dans la majorité des villes tunisiennes, le secteur de la friperie connait un réel engouement. Tout comme le marché du « vintage » gagne du terrain dans les grandes capitales de la mode, les fripes constituent en Tunisie une excellente alternative à un prêt-à-porter aux prix assez élevés et dont la qualité ne suit pas toujours. Et pourtant, à l'heure actuelle, les nouvelles autorisations dans ce secteur sont gelées et la nouvelle réglementation tarde à être adoptée. Certaines commerçants continuent d'exercer, parfois dans l'illégalité, ce métier dont les Tunisiens raffolent. Enquête.
80% des Tunisiens affirment s'approvisionner sur le marché des friperies, toutes catégories sociales confondues. Avec la crise, ce secteur fleurit. La Tunisie importe annuellement, en moyenne, pour 110 MDT de vêtements usagés et la quantité de fripes importées est passée de 2 à 5 mille tonnes entre 2010 et 2013.
Sur les étalages des friperies, de Sfax, en passant par Sousse vers Tunis, les vendeurs exposent toutes sortes d'articles. Des vêtements d'adultes ou d'enfants, aux chaussures et sacs à main et même des jouets et accessoires de cuisine ou de décoration. Tout y passe. On y rencontre des hommes et des femmes, jeunes et moins jeunes, se bousculant devant des étalages où on peut acheter, à 5 DT, un article qui en vaut 50 en boutique.
Alors que le marché était accaparé par les Trabelsi, à l'époque benalienne, le secteur des fripes est aujourd'hui en plein essor. Près d'une quarantaine d'entreprises exercent aujourd'hui dans la vente en gros de vêtements usagés et on y compte quelques centaines de détaillants. Alors que les nouveaux agréments sont gelés aujourd'hui, de nombreuses entreprises exercent dans l'illégalité, ou la quasi-illégalité.
Mais les détournements dans le secteur de la fripe ont un impact négatif, aussi bien, sur la production locale du textile-habillement que sur la balance commerciale du secteur lui-même. En effet, le déficit de la balanace commerciale du secteur se chiffre à près de 73 millions de dinars, précise Makrem Dridi, inspecteur des affaires économiques à l'Office de Commerce de la Tunisie (OCT).
Par ailleurs, le marché local est saturé par les vêtements usagés. Dans une déclaration à l'agence TAP, M. Dridi, déclare que les vêtements usagés importés n'étaient pas uniquement destinés à la consommation locale, mais aussi, à l'exportation et à la transformation.
Il relève par ailleurs que "les quantités de vêtements usagés triés, après importation et qui sont destinés à la consommation locale, ont dépassé le quota autorisé, soit 10.500 tonnes, correspondant aux 12% de la consommation nationale de textile".
Mais alors que les demandes d'obtention d'agrément pour exercer le métier de grossiste en fripes s'élèvent à 300 demandes aujourd'hui, depuis la révolution, le gouvernement a décidé de geler l'octroi des autorisations.
A. est un entrepreneur de friperie dans la capitale. Désireux d'investir dans le secteur et de monter sa propre affaire, il attend d'avoir l'agrément depuis 3 ans. Aucune réponse. En attendant, son projet peut employer 300 personnes, affirme-t-il à Business News, et faire travailler des détaillants dans des régions intérieures du pays.
Selon lui, la solution serait d'une simplicité infantile : Passer au régime suspensif avant mise à la consommation.
C'est cette même proposition que soutient la douane tunisienne. En effet, la douane, le ministère du Commerce et le ministère des Finances ont préparé, chacun, un projet visant la révision du cadre juridique du secteur. Les différentes propositions ont été formulées au gouvernement qui se chargera d'arbitrer et de choisir la plus adéquate. Un choix qui s'avère assez délicat dans la mesure où de nombreux facteurs entrent en jeu : le contrôle du secteur (économique, financier et aux frontières), les critères fixés pour l'octroi des autorisations d'importation et les quotas alloués aux entrepôts industriels (sociétés), grossistes et détaillants, précise Makram Dridi.
A cet effet, une équipe d'experts a été constituée afin de faire une étude de terrain auprès des entreprises grossistes en fripes et de se pencher sur l'avenir du secteur. Le résultat de cette étude a été transmis aux responsables du gouvernement qui devront trancher, lors d'une réunion ministérielle, sur le régime à adopter. Notre interlocuteur pointe du doigt "un véritable blocage et une réunion ministérielle qui tarde à venir".
Nous avons contacté Nidhal Ouerfelli, ministre délégué auprès du premier ministre chargé de la coordination et des affaires économiques, qui nous affirme qu'aucun blocage n'existe actuellement. Selon ses dires, la cellule de suivi du travail gouvernemental se chargera de fixer une date pour la tenue de la séance de travail ministérielle qui tranchera au sujet du régime à adopter.
Aujourd'hui, la pérennité du secteur est plus jamais compromise. Faudra-t-il céder aux voix des 300 nouvelles demandes d'agrément qui ne demandent qu'à créer de l'emploi et de la plus-value ou faut-il faire preuve de parcimonie afin d'éviter à un secteur déjà fragile de succomber à ses blessures? Il s'agit d'un dossier délicat qui dépend à l'heure actuelle d'une réelle volonté politique...


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.