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Samir Taïeb trace la voie
Publié dans Business News le 23 - 06 - 2014

Samir Taïeb a été élu, dimanche 22 juin dans la soirée, à la tête du parti Al Massar. L'information ne semble pas importante, quand on prend en considération le poids léger d'Al Massar dans les sondages. Pourtant, en dépit du 1% que lui attribue Sigma, c'est l'un des partis qui pèse le plus sur la scène politique tunisienne. Comment cela ? Il suffit de voir ce qu'il entreprend comme démarches de lobbying pour convaincre les différents acteurs politiques, médiatiques et économiques du danger qui guette la Tunisie à travers le projet rétrograde et barbare de la Troïka et spécialement Ennahdha et le CPR. Il est vrai que ces démarches de lobbying ne sont observées que par les initiés.
Al Massar était derrière toutes les mobilisations ayant fait chuter les anciens gouvernements, ceux de Hamadi Jebali et d'Ali Laârayedh. Le sit-in du Bardo, c'est encore lui. Pas lui uniquement, c'est certain et personne n'oserait dire cela. Mais sans Al Massar, rien de tout cela ne se serait passé. Al Massar tout seul ne peut rien faire. Mais sans Al Massar, rien ne peut se faire. Qu'on se remémore, à l'ANC, les interventions posées et cartésiennes du doyen Fadhel Moussa. De celles fermes et directes de Samir Taïeb. Des sorties spectaculaires et enflammées de Karima Souid. On se rappelle tous, également, du bras de fer long et pénible entamé par le doyen massariste Habib Kazdaghli avec les étudiantes niqabées de la Faculté de Manouba. En donnant du fil à retordre aux obscurantistes, M. Kazdaghli a encouragé tous les autres doyens à suivre son exemple.
Chez les démocrates de l'ANC ou dans les médias dits de la honte, Al Massar est là pour donner le la. On ne saurait en effet être insensible au souci du Massar d'employer le bon sens dans l'intérêt suprême de la nation.
Cette ode à Al Massar est méritée, d'autant plus que ce parti n'est ni au pouvoir, ni majoritaire dans l'opposition. Il n'a qu'un petit pourcentage. C'est que ce qui s'est passé hier à Hammamet à leur congrès exige que l'on s'y attarde un petit peu. L'élection de Samir Taïeb est significative à plus d'un titre. Pourquoi ? Parce que c'est le seul et unique parmi les anciens partis qui existaient avant le 14 janvier, qui a élu à sa tête un jeune de la nouvelle génération. Trois ans après la révolution, il y a eu enfin un parti qui a compris qu'il fallait passer le flambeau.
La tâche a été énormément facilitée par Ahmed Brahim qui a refusé de se représenter. Jounaïdi Abdeljaoued, son « successeur naturel », n'a pas joué la carte de la légitimité historique et l'ascendant psychologique, préférant laisser les urnes parler. En matière de leçon démocratique, c'en est une. Pendant ce temps là, les autres partis « historiques » continuent encore à aduler le chef. Ennahdha s'est débrouillé pour annuler son congrès et pour préserver le poste de « sidhom » echeikh. Hamadi Jebali n'a qu'à se débrouiller tout seul s'il le peut. A Ettakatol, on multiplie les appels de « mounechda » pour que Mustapha Ben Jaâfar se présente à la présidentielle. Au CPR, et en dépit de l'implosion et des multiples démissions, on ne jure fidélité et loyauté qu'à Moncef Marzouki. Au Jomhouri, ça ne diffère pas trop. En dépit de toute la légitimité de Maya Jeribi, le parti des Chebbi demeure toujours collé à son fondateur.
Les nouveaux partis n'échappent pas non plus à la règle du culte du chef et du refus du changement. Nidaa en est le meilleur exemple avec Béji Caïd Essebsi. Mais c'est la même chose qu'on observe chez Attayar de Mohamed Abbou, Afek de Yassine Brahim ou El Moubadra de Kamel Morjane. Ce culte du grand chef peut même prendre des proportions guignolesques quand on pense à Al Aridha de Hachemi Hamdi.
Aux Etats-Unis, quand un candidat échoue, on n'en entend plus parler. Dans nos contrées, les candidats ont beau échouer, ils restent quand même. L'idée même d'insuffler un sang nouveau en acceptant de s'écarter de la vie politique ne vient pas à leur esprit.
Pourtant, la Tunisie a vécu une révolution. Partant, il apparait évident que les principes de la révolution en question soient appliqués par ces acteurs mêmes qui y croient et en profitent.
Quand on constate son réel poids électoral dans les sondages, on ne va pas accuser le fabricant du thermomètre de ne pas être professionnel, mais on va appliquer les remèdes nécessaires pour se soigner. Quand le « vieux » constate qu'il est loin de la réalité du terrain, que son parti est en train de sacrifier toute la sympathie collectée durant des décennies, il se doit de dire, c'est le moment de passer le flambeau. Le RCD n'a pas compris cela et tout le monde a vu sa fin humiliante. Ettakatol, et à degré moindre Al Joumhouri, n'en sont pas loin.
Ahmed Brahim a vu la chose venir, a analysé les sondages et a préféré sauver son parti plutôt que de sauver sa carrière politique. Rares sont, en Tunisie, ceux qui épousent cet esprit.
A partir d'aujourd'hui donc, c'est un sang neuf qui va émerger du Massar. Une équipe de jeunes sera aux commandes, surveillée de près par les « pères fondateurs » que sont Ahmed Brahim, Jounaïdi Abdeljaoued, Hichem Skik et bien d'autres.
Dans le camp d'en face, on craint le pire et on a vu la chose venir depuis des semaines. Au CPR et ses milices numériques, les couteaux sont aiguisés et on a commencé à taper sur Samir Taieb sur les réseaux sociaux. On le moque, on le dénigre, on l'insulte. On l'affiche clairement jusqu'aux plus hauts niveaux. Kahlaoui, alias Lassoued, en exemple.
Samir Taïeb incarne l'homme politique de demain qui respire la jeunesse et menace les ignobles obscurantistes qui entendent continuer à profiter des dividendes d'une révolution à laquelle ils n'ont pas participé. Bon vent Samir !


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