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Place à la diplomatie « sympa » !
Publié dans Business News le 21 - 02 - 2017

Les ambassadeurs accaparent l'actualité ces dernières semaines. Ou plutôt font tout pour. Les manières pour y parvenir ? Plutôt rafraichissantes et originales. En gros, on mise sur des codes de communication dont on avait très peu l'habitude en Tunisie. Tant d'anciens ambassadeurs tels que François Gouyette, Jacob Walles ou d'autres étaient connus par leurs méthodes plutôt guindées et forcément surannées, tant les nouveaux ont permis de faire émerger sur la scène diplomatique une simplicité rarement vue auparavant. Du moins en Tunisie. Oui car si ces méthodes de communication peuvent sembler originales aujourd'hui, et elles le sont, les nouveaux ambassadeurs n'ont certes pas inventé l'eau chaude. Cette manière de communiquer, moins décomplexée et allégée des codes protocolaires, n'est pas une nouveauté. Elle fait fureur dans des pays comme la Suède par exemple où un ancien ambassadeur US participait à une émission de téléréalité sur sa vie.

Cette diplomatie « directe » et « de proximité » a caractérisé la communication de certains dirigeants dont Barack Obama qui a réussi à casser les codes et à aborder des sujets sensibles avec une simplicité qui les a rendus plus accessibles. En Tunisie, du côté diplomatique, Olivier Poivre d'Arvor a été celui qui s'est fait le plus remarquer ces dernières semaines. Répondant aux revendications d'un fan tunisien qui a escaladé l'horloge de Habib Bourguiba pour appeler à l'organisation d'un concert, réagissant à la fièvre accompagnant chaque match sportif local, présentant ses vœux du Mouled devant une bonne Assida de Zgougou, ou encore, faisant la promotion des oranges et clémentines locales, l'ambassadeur français fraîchement nommé s'est beaucoup fait entendre. Mais il n'a pas été le seul. Depuis quelques semaines, les diplomates ouvrent leur monde aux curieux et plusieurs sont plutôt contents de s'y engouffrer.
Idem du côté de l'ambassadeur américain qui organise des réunions décontractées avec la presse et se montre intéressé par les particularités de la vie en Tunisie, s'exprimant dans un arabe impeccable. Aussi du côté de l'ambassadrice canadienne, Carol Mc Queen, qui multiplie les selfies sur les réseaux sociaux en grimaces ou tout sourire, ou qui lance un concours à l'occasion de la Saint-Valentin pour un diner en tête à tête avec un citoyen. Ou encore pour l'ambassadrice anglaise Louise de Sousa qui consulte les internautes pour « déguster le meilleur Lablabi de tout Tunis ». On pourra également se souvenir des visites de terrain de Laura Baeza et de ses conversations franches avec les citoyens, qui cassent l'image de l'ambassadeur inaccessible et tranchent avec la tradition de la langue de bois, tant affectionnée par les diplomates.

La proximité, la communication directe et sans artifices, viennent bousculer des codes et des protocoles bien établis. Briser l'image du politique guindé et inaccessible et transformer la manière même de voir la diplomatie, certains ont osé le pari. Des ambassadeurs qui ne sont plus (plus seulement) enfermés dans des salons capitonnés à tenir des discussions à des années-lumière des préoccupations du citoyen lambda et déguster des canapés qui couteraient 2 fois le Smig. Il est encore prémédité de dire que si ce pari a été, ou non, gagnant, tant cette manière de communiquer commence à peine à faire ses pas en Tunisie.
Cette communication, plus populaire, permet d'impulser de la fraicheur à des relations internationales parfois impactées par la morosité de tristes événements mondiaux. Elle permet aussi de redorer des relations qui ont longtemps souffert d'un certain rapport de force et d'une relation d'assistant-assisté. Aujourd'hui, dans les messages d'apparence « simplistes » des diplomates, on met en avant des qualités qu'on voudrait voir dans leurs pays respectifs. Une France qui va dans des camions d'oranges pour promouvoir la production locale, une Grande-Bretagne dégustant un bon lablabi dans une gargote de la capitale, un Canada invitant les citoyens à un diner en tête à tête…

Mais cette manière de faire, si elle permet de créer une nouvelle dynamique, suscite un certain malaise auprès d'observateurs y voyant une « infantilisation » des citoyens. En effet, qu'ils soient sympas ne change rien au fait qu'ils soient là pour vendre leurs versions à leurs pays afin de servir les intérêts de ceux-ci. Si certains les accusent de communiquer avec des codes « simplistes » les accusant « d'occulter l'essentiel », l'idée étant de rendre leur manière de faire, un tout petit peu moins austère pour mieux redorer les images de leurs pays et se rapprocher un peu plus du simple citoyen lambda…


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