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La loi de finances 2018 et/est l'avenir de l'UTICA
Publié dans Business News le 23 - 11 - 2017

S'il y a une personne qui est sur des charbons ardents, c'est bien le Chef du gouvernement, Youssef Chahed. Les contestations et les fortes réserves sur le projet de loi de finances 2018 ne se sont pas estompées. On en a eu une nouvelle illustration lors du démarrage des débats budgétaires au sein de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP).

La déclaration du Chef du gouvernement, à l'ouverture de la session plénière, ne semble pas avoir convaincu des députés qui estiment que le projet ne dégage pas de perspectives d'avenir. Qu'il n'est que le résultat d'une recherche désespérée de ressources financières pour l'Etat dans le but de boucler son budget, n'hésitant plus à tirer à hue et à dia, en matière fiscale. Pourtant, le rétablissement des finances publiques est devenu une condition sine qua non pour garantir des perspectives sérieuses de reprise économiques. Tawfik Rajhi, ministre chargé du Suivi des grandes réformes, l'expliquait amèrement dans un post sur sa page officielle Facebook : « La moralité de l'histoire d'une journée passée à l'ARP est que lutter contre l'augmentation des déficits budgétaires et la dette publique et convaincre les autres que c'est un choix stratégique semble être une tâche difficile. »
Tellement difficile que Youssef Chahed n'y est pas allé de main morte en déclarant solennellement aux députés, et particulièrement ceux de sa majorité, qu'il reprenait à son compte les propos du Président de la république, Béji Caïed Essebsi. « Le pays avant le parti » dans les choix engageant l'avenir. Il n'y est pas allé avec le dos de la cuillère en rappelant que si l'opposition joue son rôle d'opposant aux choix du gouvernement, « les partis de la majorité doivent aussi jouer leur rôle de soutien au gouvernement et à sa réussite ».
En tout cas, si le projet du gouvernement a une chance de passer, il ne sera pas sans conséquences.

Le congrès de la Fénatex sera déterminant
A cet égard, une autre personne est tout aussi sur des charbons ardents que Youssef Chahed. Il s'agit de Wided Bouchamaoui, Présidente de l'UTICA (Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat), la centrale patronale. L'adoption du projet de loi de finances 2018 interviendra à la veille du 16e congrès de l'organisation patronale qui aura lieu en janvier prochain. Autant dire que cette loi de finances 2018 déterminera dans une large mesure l'avenir politique de la présidente de l'UTICA mais aussi l'avenir de la centrale patronale.
L'année dernière déjà, la grogne des patrons fut forte contre Wided Bouchamaoui pour n'avoir pas réussi à obliger le gouvernement à mettre le holà à sa frénésie fiscale alors que l'UGTT, la centrale des salariés, a réussi à imposer des augmentations de salaires dans l'administration et la fonction publiques. Cette grogne se transformera en séisme lorsque Wided Bouchamaoui a signé un accord sur les augmentations de salaires dans le secteur privé. La fracassante décision de la Fédération nationale du textile (Fenatex) de quitter corps et bien l'organisation patronale, suivi par le profond malaise exprimé par la Fédération nationale du cuir et de la chaussure, relayé par les menaces, à peine voilées, de la Fédération des transports, de voler de ses propres ailes, ont donné clairement à voir le mal être et la colère des patrons vis-à-vis du traitement qu'ils subissent depuis quelques temps.

Le cas de la Fédération nationale du textile (Fenatex) n'est toujours pas résolu. Certes, les patrons sécessionnistes du textile sont revenus à de meilleurs sentiments après que Wided Bouchamaoui ait fait peser de tout son point pour que l'accord sur les augmentations salariales ne concerne pas le secteur du textile-habillement. Cependant, les « textiliens » revendiquent plus cette fois-ci. Ils ne veulent absolument pas entendre parler de droits de douane, droits de consommation supplémentaires et autres taxes supplémentaires. Mais ils acceptent le principe de la création d'une TVA sociale. Par ailleurs, ils revendiquent une nouvelle gouvernance au sein de la centrale patronale qui leur donnerait une plus grande autonomie. Pour cela, ils n'ont pas hésité à élaborer un statut spécifique qu'ils présenteraient lors du prochain congrès de la Fédération qui devrait avoir lieu vers la mi-décembre 2017. S'il venait à être refusé par les instances dirigeantes de l'organisation patronale, la rupture serait dès lors consommée.

Le plus grave, c'est que ce processus risque de faire des émules. La Fédération du cuir et de la chaussure serait, elle aussi, tentée. La Fédération nationale de métiers également si une réforme du régime fiscal forfaitaire venait à être adoptée sans leur consentement. Les risques d'implosion sont sérieux. Wided Bouchamaoui réussira-t-elle à éliminer un tel scénario ? La loi de finances telle qu'elle sera adoptée apportera un élément-clé de réponse.


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