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Autrement dit : «Au clair de la lune»…
Publié dans La Presse de Tunisie le 21 - 08 - 2019

Le 7 août, je lisais un post émanant du Cfcmtv (la chaîne TV du centre français du culte musulman)(*), dont je voudrais faire ici la synthèse, avant d'aborder le problème du manque de connaissance — ou de communication — auquel sont en proie nos jeunes des deux communautés chrétienne et musulmane. Il s'agit du calendrier lunaire musulman universel qui fait problème aujourd'hui. Non pas pour son existence, mais pour la stricte observation des manifestations religieuses ou autres. Ainsi, lit-on : «Tôt ou tard, le monde occidental demandera, à la communauté musulmane, de proposer un calendrier lunaire musulman unifié, pour officialiser les congés religieux».
Fondamentalement, on recense, aujourd'hui, 5 calendriers lunaires musulmans, dont 4 qui utilisent diversement les calculs des lunaisons ou conjonctions lunaires. «Ces dernières donnent, à la seconde près, le jour et l'instant du début de chaque mois lunaire, lorsque les 3 astres, que sont le soleil, la lune et la terre, sont alignés. Ce qui arrive en moyenne tous les 29-30 jours, et 1 qui s'affranchit de la connaissance calculée des instants de lunaison».
Un chercheur, dont je n'ai pas retrouvé le nom — heureusement que j'avais transcrit son propos pour les besoins de cette rubrique — le post ayant disparu !—, déclare à ce propos : «Même si le calendrier a déjà été déterminé durant le XXe siècle dans l'indifférence et l'ignorance générales, je crains encore une fois que force sera donnée au lobby de l'argent qui favorise actuellement des issues non compatibles avec la vérité historique». Et d'ajouter, comme morale de l'histoire :«Mais à Dieu ne plaise, (car) si cette mauvaise issue devait se réaliser, elle ne résoudrait pas le problème et ne ferait que prolonger le trouble».
L'auteur, qui présente un résumé de l'essentiel des biais erronés produits par de mauvaises interprétations de l'herméneutique religieuse (interprétation des textes) non actualisée au XXIe siècle, déclare à ce propos que «pour ceux qui préfèrent se contenter de l'essentiel sans s'embarrasser de menus détails», nous proposera bientôt une image graphique simple avec tous les détails. «Et en attendant, dit-il, pour ceux qui s'impatientent à cette question épineuse, ils devront jalonner les moindres recoins de ce texte(*) pour en extraire la substance avec mes plates excuses».
Abordons maintenant, comme je l'ai dit dans l'introduction, l'épineux problème du manque de connaissance ou de communication, entre jeunes des deux confessions, à propos de leur calendrier respectif.
Demandez à des jeunes, en quelle année nous sommes. Ils vous répondront spontanément : «En 2019», d'autres
«au second millénaire débordé de dix-neuf ans».
Puis, demandez-leur : «Et selon le calendrier musulman?» Ils vous répondront : «En 1400 et quelques», sans pouvoir fixer la date précise des deux derniers chiffres, soit au total : «1440».
Puis encore : sur quel astre se base le calendrier musulman ? Réponse aisée, pour la plupart :
«La lune»
Et l'autre calendrier ? Certains vous diront «l'astre solaire», d'autres : il est calculé à partir de la naissance du Christ.
C'est un calendrier chrétien.
Et le calendrier musulman ?
«Il débute à la naissance du Prophète Mahammad» (sans fixer la date précise)
Quelle est maintenant la différence dans le temps entre ces deux calendriers ? Je leur précise que le calendrier chrétien s'appelle le calendrier julien et est admis par tous les chrétiens qu'ils soient catholiques ou protestants, ou orthodoxes comme chez les Grecs ou les Russes mais réactualisé. J'ai eu affaire alors à des étudiants qui savent quelque chose sur ces deux calendriers. Une étudiante me répond : «Il y a 579 années entre le premier chrétien et le nôtre musulman». C'est donc un retard de plus de la moitié d'un millénaire? «Non, me répond un étudiant. Le nôtre est le meilleur parce que l'Islam est la synthèse des trois religions. L'Islam est plus jeune. C'est le cadet de la famille, les juifs notamment, dont le calendrier est né à l'époque de Moïse, donc en avance sur le chrétien et le musulman de trois mille ans et quelques, je crois».
Alors pourquoi le calendrier solaire, celui de l'Occident, est-il utilisé par la planète entière. Au point que vous et moi, nous parlons de 2019? Réponse : «Le calendrier juif comme celui des musulmans s'occupent des événements et cérémonies, et des rituels… traditionnels. Ils ne participent pas aux temps modernes».
Vous avez donc à entretenir deux calendriers? Est-ce que c'est normal? Un étudiant précise : «Le calendrier julien (ou grégorien), c'est plus pratique. Sinon nous sommes comme déphasés par rapport à l'époque que nous vivons dans le monde du travail. Et de toutes les manières, les Occidentaux rigolent de notre calendrier. L'autre jour (en France), y a un mec, apprenant que nous sommes «encore» en 1440, s'esclaffait en disant "Quoi, vous n'avez pas encore découvert l'Amérique?"». Mais trêve de plaisanterie. Il y a des choses à régler pour le bien de l'humanité. En attendant, «Au clair de la lune…» nous fera toujours rêver.
(*) https www cfcmtv (20/19/08/07)
(*) texte qui nous a échappé sur facebook


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