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L'Afrique célébrée à Bruxelles cet été!
Festival«l'Afrique visionnaire / Visionary Africa»
Publié dans La Presse de Tunisie le 04 - 08 - 2010

Que tous ceux qui aiment l'Afrique prennent le chemin de Bruxelles cet été !Avec « l'Afrique visionnaire / Visionary Africa», la capitale belge célèbre et questionne la culture africaine. Ce festival propose expositions, concerts, spectacles, conférences, moments festifs et parenthèses critiques ou de réflexion.
Deux lieux emblématiques concentrent les manifestations : Bozar -le palais des Beaux-Arts- au centre-ville et le Musée Royal de l'Afrique Centrale à Tervuren.
Le programme est dense mais passionnant. Revue de détails:
A Bozar: GEO-grafics
C'est l'exposition pivot de «l'Afrique visionnaire / Visionary Africa».
Elle est scénographiée et coréalisée par David Adjaye, architecte de renom britannique, d'origine ghanéenne (B. Obama l'a choisi pour bâtir le Musée National de l'Histoire Afro-Américaine à Washington).
GEO-grafics fait dialoguer plus de 200 objets ethnographiques venant de musées et collectionneurs privés belges avec une sélection d'œuvres d'artistes contemporains africains. Les sculptures, masques, fétiches, bijoux, peintures sous-verre et instruments de musique remontent jusqu'au XVIe siècle. Ces pièces anciennes sont exposées en regard de peintures, sculptures, photos, installations et vidéos de notre époque.
Pour souligner le dynamisme de la scène artistique d'aujourd'hui et balayer quelques clichés, les œuvres contemporaines ont été sélectionnées puis présentées par des centres culturels du continent (Doual'art au Cameroun, La ronde des Arts en Côte d'Ivoire, CCA au Nigéria, CCAEA au Kenya, Picha en RDC, Darb 1718 en Egypte, Appartement 22 au Maroc et Raw Materiel Company au Sénégal).
La présence de ces centres montre aux Européens que la culture africaine sait être structurée. Elle souligne aussi l'identité résolument urbaine de l'art contemporain africain.
Nicola Setari, directeur du projet "L'Afrique visionnaire / Visionary Africa" détaille la sélection faite par quelques-uns des centres présents :
Une série de photos de David Adjaye rend aussi compte de l'essor —anarchique ?— des villes.
[Addis Abeba, David Adjaye] Comme le laisse entendre le jeu de mots sur le titre de l'exposition, cette manifestation est conçue comme un voyage à travers les différentes zones géographiques du continent : sahel, désert, savane, forêt. Les concepteurs défendent l'idée que l'art –quelle que soit son époque- est influencé par son environnement.
Une partie de GEO-grafics revient sur les pratiques et politiques culturelles en Afrique depuis plus de 50 ans (ainsi que sur leur soutien international). Les organisateurs conçoivent cette présentation comme le premier chapitre d'un vaste projet qui souhaite dégager des perspectives pour la culture africaine du demi-siècle à venir. C'est ambitieux… Surtout sur un continent où la culture, les structures qui la défendent et les hommes qui l'animent restent vulnérables.
L'Afrique en photos
«Un rêve utile» retrace 50 ans d'histoire de la photographie africaine.
Entre les œuvres de photographes noirs connus internationalement et celles de figures montantes, se dessinent les identités modernes du continent.
Les indépendances ont aussi libéré le regard. Les Africains, plus qu'avant, se sont alors photographiés tels qu'ils sont ou tels qu'ils se voient, avec leurs codes et leurs esthétiques.
Bozar consacre aussi une rétrospective à Roger Ballen. Ce photographe sud-africain, d'origine américaine, possède un univers très particulier et profond. C'est un magistral manipulateur d'objets et de modèles qui révèle un monde inédit. L'ambiance de ses clichés peut rappeler Becket ou Bacon. Un regard singulier et intense sur l'homme et le monde.
Vincent Beeckman poursuit son projet socio-interactif Pôze. Avec "Pôze III / Africa Town", il a proposé à des Africains ou à des passionnés d'Afrique de photographier leur quotidien. Un jury a sélectionné les meilleures images qui sont montrées à Bozar.
L'Afrique sur scène
Le festival «l'Afrique visionnaire / Visionary Africa» ne s'intéresse pas qu'aux arts plastiques. Une large programmation de spectacles vivants les accompagne.
Pitcho Womba Konga, Rokia Traoré, Angélique Kidjo, Didier Awadi, Papa Wemba, Venancio Mbande sont entre autres invités, côté musique.
Germaine Acogny et Serge Aimé Coulibaly sont là pour la danse et Dieudonné Kabongo pour le théâtre.
Au Musée Royal de l'Afrique Centrale de Tervuren
Le Congo est un des plus longs fleuves du monde mais aussi un des moins bien connus.
Sur 650m2 le MRAC décline l'histoire, la nature et la vie des hommes de ce fleuve emblématique pour l'Afrique. L'exposition va de la source à l'estuaire en passant à travers les âges.
Le musée s'appuie sur ses très riches collections pour présenter une sélection d'objets fascinants, précieux ou utilitaires. Belle scénographie!
Indépendance !
L'exposition retrace l'histoire congolaise et l'indépendance du pays à travers les souvenirs des congolais. Ils ont la parole. Calebasses peintes, pagnes, BD, entre autres, peaufinent le trait d'une histoire nationale vue à travers le quotidien. La musique et les chansons, si importantes en RDC, racontent aussi l'histoire du pays. Plus que l'histoire, c'est l' identité d'une nation qui se définit à travers la voix et les expressions de son peuple.
Les concepteurs de l'exposition ne se contentent pas d'explorer ce qui s'est passé en 1960. Ils inscrivent l'indépendance dans un contexte plus large qui va de l'entre-deux-guerres aux élections de 2006.
Kinshasa-Bruxelles : de Matonge à Matonge
Jean-Dominique Burton a photographié les deux quartiers qui portent le même nom. Son travail regorge de visages et de moments colorés, émouvants, en tout cas vivants.
Le MRAC, ouvert il y a cent ans cette année comme outil de propagande coloniale, est désormais une institution pluridisciplinaire en sciences naturelles et humaines dont le principal sujet d'étude est le bassin du Congo. Les rigoureux scientifiques qui oeuvrent au MRAC proposent aujourd'hui une histoire critique de la colonisation. C'est un lieu de visite très intéressant pour ses collections ethnographiques et zoologiques ainsi que pour son cadre : bâtiment 1900, sculptures et parc. Allez voir ce musée avant sa réhabilitation complète prévue de 2011 à 2014. Son côté vieillot témoigne d'une époque…


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