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Orientation sociale et juridique pour toutes et pour tous
UNFT — écoute, aide et orientation des femmes en détresse
Publié dans La Presse de Tunisie le 03 - 08 - 2015

Les femmes sont en détresse à cause de problèmes d'ordre financier, social et relationnel. La violence constitue, selon l'assistante juridique, la principale source de détresse chez la gent féminine.
Le centre 13-Août d'aide et d'orientation des femmes en détresse relevant de l'Unft soufflera prochainement sa 13e bougie. Créé le 13 août 2003, il a pour mission de venir en aide aux femmes en détresse en leur apportant un soutien moral, matériel, ainsi qu'un hébergement provisoire durant une vingtaine de jours, le temps évidemment d'examiner leurs cas et de les orienter vers les instances concernées, dans l'espoir de mettre fin à leurs problèmes. Après la révolution, l'Unft est passée par une période de crise qui s'est répercutée négativement sur ses prestations sociales.
Aujourd'hui, et à défaut de moyens, le centre n'est plus apte à héberger les femmes qui viennent solliciter un temps de répit.
Les 11 chambres doubles sont inoccupées et fermées à clef. Malgré ce changement désolant, les deux assistantes sociales et l'assistante juridique continuent à offrir aux femmes en détresse la précieuse opportunité d'être écoutées, épaulées moralement et matériellement, selon les moyens disponibles, et orientées vers les instances concernées.
Mme Arbia Lahmar, assistante sociale, se rappelle de l'époque où elle devait décliner des demandes d'hébergement en raison de la saturation du centre.
Aujourd'hui, elle décline des demandes à cause de l'incapacité de l'Unft à garantir aux femmes de la nourriture et l'argent de poche suffisant pour subvenir à leurs besoins ainsi qu'à ceux de leurs progénitures.
Cela dit, les assistantes sociales reçoivent régulièrement des femmes auxquelles elles prêtent une oreille attentive et s'appliquent, au mieux, pour les aider à résoudre leurs problèmes.
Qu'est-ce qui les met en détresse ?
Les femmes en détresse s'adressant à l'Unft sont souvent victimes de violence, des mères célibataires, des femmes en situation de handicap et sans soutien familial, des sans-abri et autres cas sociaux. Selon Mme Lahmar, d'autres motifs de recours à la cellule d'écoute sont à noter, dont les demandes de mutation des professeurs, de réorientation universitaire, ainsi que des demandes portant sur l'accès au logement social. «La plupart des problèmes sociaux auxquels nous faisons face s'articulent autour de problèmes financiers ou de conflits familiaux et conjugaux. Dans le premier cas, les femmes viennent solliciter des aides matérielles, notamment de la nourriture pour elles et pour leurs enfants, et des vêtements.
Certaines interpellent l'Unft pour intervenir auprès des parties concernées afin d'avoir plus de chances d'accès aux soins via l'obtention du carnet blanc. D'autres, en situation de précarité, sollicitent des bourses de pauvreté», indique Mme Lahmar. La violence conjugale et celle perpétuée sur la femme dans son milieu familial constituent le deuxième principal motif de recours à la cellule d'écoute. Mme Lahmar met l'accent sur l'un des problèmes épineux qui joue au détriment du droit de la femme à l'intégrité corporelle. Dans les cas de violence sexuelle et celle verbale, perpétrée par le mari, il est difficile, voire impossible d'avoir des preuves à même de l'inculper. «Certes, nous nous mobilisons au mieux pour venir en aide aux femmes en détresse.
Dans certains cas, nos interventions auprès des parties concernées s'avèrent être vaines. Les femmes se montrent compréhensives. Pour bon nombre d'entre elles, pouvoir s'exprimer sur leurs problèmes, trouver une oreille attentive constitue une précieuse consolation», indique Mme Faten Jebali, assistante sociale.
Consulting juridique pour toutes et pour tous !
Me Boutheïna Balti est chargée du consulting juridique. D'après son expérience, la violence est la principale source de détresse chez les femmes. Outre la tranche d'âge 40-50 ans qui représente 31% des femmes ayant recours à la cellule d'écoute, nombreuses sont les jeunes femmes qui subissent la violence dans le cadre du mariage. «Je reçois beaucoup de jeunes femmes battues, âgées de 20 à 22 ans dont 49% d'entre elles sont d'un niveau d'instruction primaire. Ces femmes viennent dénoncer la violence de l'époux», indique-t-elle. Il est à noter que la cellule d'écoute accueille souvent des femmes étrangères mariées à des Tunisiens ; des femmes battues en quête d'une oreille attentive et d'une orientation à même de les aider à retrouver leur droit à la dignité dans un pays qui n'est pas le leur.
Certaines même sollicitent des conseils auprès de cette organisation nationale dans l'espoir d'obtenir la garde des enfants après le divorce. «Dans la plupart des cas, les enfants restent avec le père pour sa confession musulmane. De même qu'à l'étranger, la garde des enfants est généralement accordée au partenaire de confession chrétienne ou autre que musulmane. Malgré l'importance de l'intérêt suprême de l'enfant, la loi fait pencher la balance selon d'autres critères», renchérit l'avocate.
En tant que femme tunisienne, en tant que femme de loi et membre de la société civile, Me Balti souhaite vivement que l'Unft puisse renforcer ses moyens financiers pour des interventions et des aides plus consistantes. L'Unft est une organisation de référence qui table sur la proximité des interventions et sur le travail sur le terrain. Elle devrait centraliser son recueil de cas en détresse et collaborer avec d'autres organisations comme l'Onfp par exemple pour intervenir plus efficacement en faveur des femmes.
Il est à noter que la cellule d'écoute a accueilli, durant le premier semestre de l'année 2015, quelque 110 nouveaux cas de femmes en détresse. «5% des personnes qui sollicitent notre appui appartiennent à la gent masculine. L'Unft œuvre pour la concrétisation de l'égalité entre les genres et sur l'équité tout court. Il nous arrive de soutenir des hommes victimes de manipulations contre des femmes», renchérit Mme Lahmar.


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