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Projet d'amendement du décret-loi 116 : Levée de boucliers des journalistes
Publié dans La Presse de Tunisie le 21 - 10 - 2020

Devant l'ex-siège de la Chambre des conseillers, l'actuel bâtiment annexe de l'ARP au Bardo, les protestataires ont haussé le ton, scandant des slogans contre toute tentative d'hégémonie et de mainmise sur les médias. Pour eux, «116 ne passera jamais», rejetant la moindre révision.
Le retrait par le Chef du gouvernement du projet d'amendement du décret-loi 2011-116 relatif à la liberté de la communication audiovisuelle, déposé à l'ARP par l'ancien gouvernement, n'est pas passé inaperçu. Soit une décision surprise jugée précipitée et irréfléchie, suite à quoi ont fusé de toutes parts les communiqués de rejet et de condamnation. Cette manière d'agir a provoqué le corps du métier et suscité la colère des journalistes et des structures professionnelles auxquelles ils adhèrent. Solidaires, les journalistes sont venus, hier, nombreux pour protester contre toute proposition de révision ou d'amendement apportés audit projet de loi. Catégoriques, ils ont menacé d'aller plus loin dans la défense de la liberté d'information et d'expression, en tant que seul acquis de la révolution.
Devant l'ex-siège de la Chambre des conseillers, l'actuel bâtiment annexe de l'ARP au Bardo, les protestataires ont haussé le ton, scandant des slogans contre toute tentative d'hégémonie et de faire main basse sur les médias. Pour eux, «116 ne passera jamais», rejetant toute révision. Autant dire, ne touche pas à son décret-loi. C'est que ce dernier a fait hier l'objet d'une séance plénière, où le débat s'est déroulé en mode virtuel. Le vote, a-t-on appris, aurait été à distance. Peu importe, son passage en force semble dénué de toute légitimité. D'autant plus que les amendements introduits sont déjà qualifiés d'anticonstitutionnels, voire contraires aux engagements internationaux de la Tunisie en matière de liberté de la presse et d'expression. On évoque, ici, au moins deux points litigieux : l'élection des futurs membres de la Haica à la majorité absolue, soit la moitié des voix plus une, et la suppression des autorisations préalables à la création et l'exploitation des chaînes de radio ou de télévision et leur remplacement par une simple déclaration auprès de l'instance publique de régulation du paysage audiovisuel.
«Un marché insensé»
Voilà en quoi consiste l'initiative législative proposée, le 4 mai dernier, par la Coalition Al-Karama et soutenue par ses complices Ennahdha et Qalb Tounès. Une nouvelle troïka parlementaire aux intérêts partisans étriqués, ainsi commentaient le Snjt et la Fédération générale de l'information (Fgi) dans leurs communiqués. «Drôle d'initiative provenant d'une maudite coalition qui veut du mal au secteur», juge Sami Tahri, secrétaire général adjoint de l'Ugtt, dénonçant le retrait par le Chef du gouvernement du projet de loi déposé à l'ARP par l'ancien gouvernement en concordance avec toutes les structures professionnelles. «Ce fut un marché insensé à condamner qui ne peut qu'attiser les convoitises des barons corrompus et des lobbies opportunistes, afin de porter atteinte à la liberté des médias», a-t-il martelé. De son côté, le nouveau président du Snjt, Mohamed Yassine Jelassi, a rejeté un tel passage en force qui veut réprimer les volontés des journalistes, bien que ce projet d'amendement soit contraire à l'esprit de la Constitution. «Un projet si controversé qui ne sert à rien les intérêts de la profession. Seulement, certains patrons des médias tels que Nabil Karoui, président de Qalb Tounès et propriétaire de la chaîne privée Nessma, en profitent largement», rétorque-t-il. D'après lui, ce mouvement de protestation est un message fort d'union et de cohésion dans les rangs des journalistes. Et de conclure que la grève générale demeure toujours envisageable. «Car ce projet d'amendement ne concerne que les professionnels du métier, il touche à l'avenir de tout un secteur et au droit du citoyen à l'information», dénonce Mohamed Hédi Tarchouni, secrétaire général adjoint de la Fgi. Et d'ajouter que le retrait «soudain et irresponsable» dudit projet de loi n'est que le prélude à des privilèges partagés entre la troïka parlementaire et le gouvernement Mechichi.
Le mouvement protestataire d'hier auquel avaient appelé le Snjt et la FGI a été fort soutenu par nombre d'organisations civiles, de politiques et de blocs parlementaires s'opposant au projet d'amendement du décret-loi 116. L'Ordre national des avocats a, dans un communiqué rendu public hier, reproché au gouvernement d'avoir retiré le projet de loi sur l'audiovisuel pour «baliser la voie devant l'amendement du décret-loi précité». Il le considère comme anticonstitutionnel, avec tous les risques qu'il fait courir au paysage audiovisuel. Les avocats, toujours selon le même communiqué, ont exprimé leur soutien aux journalistes dans la défense de leur cause, demandant aux députés de ne pas voter ladite initiative législative.

crédit photo : © Abdelfetah BELAID


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