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Ambiance de guerre déjà !
Reportage à la frontière tuniso-libyenne
Publié dans La Presse de Tunisie le 09 - 02 - 2016

La volonté des hommes et la dynamique des blindés ont permis de préparer un plan de prévention contre tout risque d'incursion. A perte de vue, l'artillerie lourde et des patrouilles en action, des hélicoptères survolant les lieux et des soldats sentinelles qui sont, jour et nuit, en état d'alerte
Loin, aux confins du désert, et à quelques encablures des frontières tuniso-libyennes, s'étend une zone militaire tampon, décrétée depuis 2013, suite à la montée en puissance des infiltrations de prétendus jihadistes et à l'amplification de la contrebande. L'immensité de la zone géographique ne peut guère éviter le franchissement de nos frontières, devenues très poreuses. Le pays s'est, au fil des mois et des ans, transformé en véritable passoire. Deux ans plus tard, le chef du gouvernement avait averti que l'organisation terroriste Daech était à nos portes, dans l'extrême sud tunisien. Béji Caïd Essebsi, président de la République, a fait, lui aussi, profession de foi, bravant le défi de la guerre antiterrorisme. A ce moment-là, la décision d'édifier une barrière de sécurité en terre n'a pas tardé à se traduire dans les faits. En quatre mois, l'ouvrage est désormais fin prêt. D'ailleurs, la récente visite du ministre de la Défense nationale, M. Farhat Horchani, s'inscrit dans ce cadre. La barrière consiste en une tranchée creusée sur 250 km, longeant les frontières tuniso-libyennes, du côté de Dhehiba-Ras Jedir.
L'artillerie lourde en place
L'objectif est double : se prémunir contre les menaces terroristes et la contrebande, mais aussi préserver l'intégrité du territoire national. L'enjeu est de taille. La volonté des hommes et la dynamique des blindés ont permis de préparer un plan de prévention contre tout risque d'invasion. A perte de vue, l'artillerie lourde et des patrouilles en action, des hélicoptères survolant les lieux et des soldats sentinelles qui sont, jour et nuit, en état d'alerte. Une ambiance de guerre, déjà. Tout est prêt pour passer à l'action. Sur le terrain, les difficultés du milieu subsaharien n'empêchent point nos forces armées de tester divers scénarios tant défensifs qu'offensifs. La mission est telle que le sens du patriotisme et l'engagement, sous l'étendard national, l'emporte sur la mort. Ainsi s'apprend le devoir de ne jamais reculer face au danger, quelle que soit la gravité de la situation. C'est que l'intérêt de la patrie est toujours au-dessus de toute autre considération. Au-delà de ces constantes militaires, la stratégie d'autoprotection est aussi nécessaire. La guerre des tranchées est-elle suffisante en elle-même? Face à de telles forces occultes, tous les moyens sont bons pour combattre sur plusieurs fronts. Soit mieux connaître son ennemi pour savoir se défendre.
Opération blanche
Dans la zone tampon, l'installation d'un dispositif sécuritaire composé est de nature à faciliter la mobilité des hommes et d'engins militaires. En plus des tranchées, des points d'appui intermédiaires, où sont basées des tours de contrôle, auxquelles s'ajouteront, prochainement, d'autres installations de surveillance électronique, censées apporter une plus-value. «Sans surprise, plus de fidélité» est la devise de la flotte mobilisée sur place. Les yeux sont rivés sur les quatre coins de l'espace périphérique, dans le but de contrer toute tentative d'incursion. Chiffres de source militaire à l'appui, l'armée a saisi, en décembre 2015, des marchandises (produits subventionnés, armes...) estimées à plus de 2 millions de dinars. En janvier de la même année, c'était aux alentours de 500 mille dinars. Terrorisme et contrebande sont, plus souvent, indissociables, l'un se nourrit de l'autre. Devant les caméras, une opération blanche a été menée : un semblant de traque de véhicules en train de s'infiltrer, en usant de tous les moyens de lutte. Il y a, aussi, l'intention d'étendre la barrière de sécurité jusqu'à Borj El Khadhra. Ce schéma directeur de protection frontalière n'a pas, également, épargné les petits agriculteurs des régions mitoyennes vivant principalement de l'élevage. Des pistes d'accès, bien entendu, croisent les tranchées vers les parcours de pâturages. On y a constaté de visu du cheptel qui n'a pas eu du mal à passer de l'autre côté, en quête de pâturage. Le ministre de la Défense a affirmé que ce projet a été réalisé en concertation avec les habitants de ces régions qui doivent continuer à vivre.


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